| L'ambassadeur britannique demande à Téhéran de ne pas limiter ses relations avec Londres |
|
| Mardi, 09 Février 2010 21:03 |
|
Dans une lettre à l'adresse d'Alaeddine Boroujerdi, le Président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Majlis islamique, Simon Guess a demandé aux responsables iraniens de réviser leur décision de limiter leurs relations avec la Grande-Bretagne. En effet, des parlementaires iraniens ont avancé un plan qui met l'accent sur la rupture totale des relations de la RII avec la Grande Bretagne, en raison des politiques interventionnistes des Britanniques, en Iran. "La décision de l'Iran de limiter le niveau des relations Téhéran/Londres est regrettable.", a indiqué l'ambassadeur britannique. Il rejette, par ailleurs, le rôle de Londres, dans les derniers troubles post-électoraux, alors que Hossein Rassam, analyste en chef de l'ambassade britannique, avait révélé, il y a 4 mois, les implications de la Grande-Bretagne, dans les récents événements survenus, en Iran. Cet employé iranien de l'ambassade avait reconnu qu'avant les élections présidentielles iraniennes, des réunions politiques avaient eu lieu, dans l'ambassade, que des activistes politiques, notamment, les réformateurs, avaient mis des informations importantes à la disposition de l'ambassade, mais que le résultat des élections avait, effectivement, surpris la partie britannique. "Conformément au plan conçu par l'ambassade, les employés locaux et certains diplomates devaient participer aux rassemblements post-électoraux.", a poursuivi Hossein Rassam. Il a, par ailleurs, fait allusion à la présence du troisième secrétaire de l'ambassade, habillé en vert, dans les manifestations illégales, dans la capitale, en ajoutant que de telles démarches laissaient présager, certes, d'autres actions, dont l'objectif était de contraindre l'Ordre islamique régissant le pays à changer de cap ou de le renverser. Il est certain que les événements post-électoraux n'étaient qu'un prétexte dont l'Occident s'est servi, pour justifier ses politiques interventionnistes, en Iran. Les responsables de certains pays occidentaux, notamment, l'Angleterre et la France, se sont, entre temps, inquiétés des démarches de la RII concernant les procès de certains ressortissants étrangers et des employés locaux de leurs ambassades qui avaient été arrêtés, lors des rassemblements illégaux, à Téhéran, et ont plaidé pour l'arrêt de tels procès. Ils ont même menacé Téhéran des retombées négatives de telles décisions. Depuis quelques années, les superpuissances hégémoniques tentent de porter atteinte à la RII. Ils déploient un maximum d'efforts pour dissuader la nation iranienne de défendre ses droits inaliénables: mais le peuple iranien sait, aujourd'hui, à qui il a affaire, et si l'Occident recourt au langage de la menace et de la force, c'est dans l'ultime tentative de se donner du prestige |

IRIB - Les députés iraniens ont demandé au gouvernement de réviser ses relations avec le gouvernement britannique, ce auquel s'est opposé Londres, par la voix de son ambassadeur, à Téhéran.

