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samedi, 15 août 2015 01:36

Hezbollah et la stratégie de Houjeir?

IRIB- Le Hezbollah a organisé, ce vendredi,
à 15h30, heure de Beyrouth, (15h00 GMT), un importan rassemblement populaire, dans la vallée de Houjeir, au Sud Liban, pour commémorer la victoire historique de la Résistance sur l’ennemi israélien, lors de la guerre de juillet 2006. Devant des milliers de partisans, de familles des martyrs et des blessés, et de personnalités politiques, le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a prononcé un discours d’une heure. Voici les idées essentielles de ce discours : «Au début, je salue votre présence dans cette vallée bénie. Je voudrai présenter mes condoléances au peuple irakien, pour ce qu’il subit de massacres, commis par Daech, à Bagdad, où 80 personnes sont tombées en martyrs, jeudi. En cette journée, nous remercions Dieu et tous ceux qui ont combattu et soutenu la Résistance, ceux qui ont été expulsés de leurs terres, les familles des martyrs et les familles qui envoient, toujours, leurs fils combattre, sur les fronts de la bataille contre les Takfiristes. Je ne trouve aucun moyen pour exprimer ma gratitude autre que d’embrasser les mains des familles des martyrs et les blessés, qui, grâce à eux, les victoires se sont réalisées.1- J’appelle à baptiser la journée du 14 août comme la journée de la victoire divine. C’est le jour qui a marqué la fin de l’offensive, la défaite de l’ennemi, c’est le jour du retour des familles expulsées à leurs domiciles, dès les premières heures du matin. Ces familles sont retournées, en toute volonté et confiance. Ce retour fut la plus importante riposte populaire, médiatique, psychologique et sociale à la machine de guerre sioniste. Cette victoire est une grande grâce divine que nous ne saurons remercier comme il faut, et un véritable miracle que nous ne pouvons pas expliquer. 2- Par rapport au choix de la vallée de Houjeir : en 1920, un congrès historique y a eu lieu. Un congrès, qui a rassemblé les grands penseurs, oulémas et notables de la région. A cette époque, le grand penseur Sayed Abed Hussein Charafedine est monté à la tribune, pour mettre en place une doctrine et fixer les principes du choix du jihad et de la Résistance contre l’ennemi. Cette doctrine a été suivie et ancrée par la suite, par l’Imam Sayed Moussa Sadr. Le premier titre que je voudrais évoquer est celui de la Résistance, pour passer, ensuite, au rejet des projets de la partition, et, enfin, à l’unité des peuples de la nation. 1- nous avons appris de cet endroit le rejet de toute forme d’occupation, et par tous les moyens disponibles : les bâtons, les kalachinkovs, les Kornet, ou autre. Dans cette vallée, la bataille avec l’ennemi était décisive. Elle a constitué une étape majeure et cruciale, pour le déroulement de la guerre, comme ce fut le cas d’autres étapes que je ne mentionnerai pas, actuellement. Il y a quelques jours, les dirigeants sionistes, à l'époque de la guerre de juillet 2006, Olmert, Halutz, Peretz étaient interviewés par les médias israéliens. Peretz relate qu’il avait ressenti une grande humiliation, durant cette guerre. Cette bataille a humilié l’ennemi et l’a poussé à se retirer au-delà des frontières, par la force. L’ennemi était en quête d’une victoire quelconque, après l’échec de tous ses plans. Il est vrai qu’il a commis des massacres, mais ceci n’est pas un exploit. Daech ou tout autre groupe peuvent faire, pareillement. L’ennemi voulait imposer des conditions, pour désarmer la Résistance, au Nord du Litani, interdire le retour de la population. L’ennemi voulait sortir gagnant de la bataille, pour confirmer sa domination sur la région. Mais la bataille héroïque, dans la vallée de Houjeir, s’est soldée par la mort de dizaines de soldats, de commandants militaires. De plus, cette vallée a été l’hécatombe des chars Merkavas de l’ennemi. Dans cette vallée ont été enterrés les rêves de l’ennemi. Ici, Israël a été humilié, alors que nos combattants ont fait preuve d’un héroïsme inouï. Toutes les forces du Hezbollah étaient sur place et ont combattu par toutes les armes disponibles, mais, en vérité, c’est Dieu qui les a tués. Les Israéliens se sont rendus compte qu’il ne leur reste aucun moyen, pour poursuivre leur incursion, au Sud. Cette bataille a provoqué des changements stratégiques, en Israël, mais aussi, chez Washington, et l’OTAN. L’équation militaire selon laquelle la guerre peut être menée et gagnée par l’armée de l’air n’est plus valide. Même la guerre de Gaza a confirmé que face à la ténacité et la résistance d’un peuple, les missiles, les avions et les destructions sont inefficaces. Tout ceci ne peut trancher une bataille devant un peuple attaché à sa cause. Aujourd’hui, l’armée israélienne a changé de stratégie. Elle prône l’incursion terrestre à la place des bombardements aériens. Pourtant, l’ennemi a échoué dans cette mission, lors de la guerre de juillet 2006, mais il n’a pas d’autre choix. Et là j’annonce clairement : Dorénavant, aucune stratégie israélienne ne sera efficace au Liban. Face à l’incursion terrestre israélienne, dont parle le chef d’état-major israélien, nous répondons par la stratégie de Wadi de Houjeir. Nous sommes, aujourd’hui, plus forts et plus décidés que jamais à repousser toute offensive. Nous réitérons notre engagement à poursuivre la Résistance, à soutenir le peuple palestinien et à mettre en garde contre l’avenir de la sainte mosquée d’Al-Aqsa… la Résistance est le seul moyen, pour restituer tous nos droits et réaliser les victoires. Rejet de la partition. 2- le rejet de la partition : lors du Congrès de Houjeir, le slogan essentiel brandi fut le rejet de toute partition de la région. Mais la région a été divisée. Aujourd’hui, nous rejetons toute partition de ce qui est, déjà, divisé. Ces nouvelles divisions entraîneront la région, dans de nouvelles guerres fratricides, qui mèneront les peuples de la région à la perdition. Tous les oulémas de la nation sont appelés à adopter une position claire. Si cette région est divisée, nous serons responsables devant Dieu, pour le sort des nouvelles générations. Les Etats-Unis utilisent Daech, pour diviser la région. Ils ne sont point sérieux, dans leur combat contre Daech. Ankara dit que les Etats-Unis lui ont demandé de cesser les frappes contre Daech. Washington ne veut point éliminer les terroristes. Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et leurs alliés investissent les outils terroristes, pour partager la région. L’objectif des projets, pour la région, est la partition de la Syrie,  de l’Irak, de la région, voire, de l’Arabie saoudite. Au Yémen, il faut renouveler, après 142 jours d’offensive, notre condamnation de cette guerre sanguinaire, sauvage et dangereuse. Tant que le peuple est décidé à vivre, dignement, et à rejeter l’offensive, cette agression ne peut réussir. Combattre les divisions. 3- En 1920, des fitnas entre Musulmans et Chrétiens ont eu lieu, au Sud Liban. Telle est la politique de l’occupant. Sayed Abed Hussein Charafedine a prononcé un mot, à l’époque. Il avait dit, entre autre : "Ô fils de cette patrie, sabotez toute opportunité de l’ennemi de semer la division sectaire. Cet ennemi ne peut réaliser ses objectifs que lorsque le peuple s’entretue. Les Chrétiens sont vos frères dans la patrie. Préservez leurs âmes et leur argent pour éteindre le feu de la division et saboter le complot". C’est la pensée de Sayed Charafedine, adoptée pendant des années, par Sayed Moussa Sadr. Nous devons nous efforcer de réaliser, effectivement, la coexistence. Nous devons tous croire à un Etat qui donne un sentiment de confiance et de tranquillité à toutes ses composantes. Un Etat, qui ne distingue pas une communauté de l’autre. Un tel Etat est la garantie de tous les peuples. Au Liban, pas de communauté «leader». Cette mentalité doit être mise à l’écart. Par le passé, on disait que les Chrétiens ont peur, parce qu’ils sont une minorité. Et les Musulmans se sentent frustrés. Face à tous les dangers qui guettent le Liban, qui peut prétendre que sa communauté n’a pas peur. Ni le projet de la partition, ni le choix de la fédération, ne peut rassurer le peuple. Seul un Etat de partenariat soulage tous les Libanais. La voix vers un Etat juste passe par le véritable partenariat entre les différentes composantes du peuple. Une importante frange des Chrétiens se sent marginalisée, celle du Courant patriotique libre et ses alliés. Certains parlent des intentions de briser et d’isoler le général Michel Aoun. Dans des discours précédents, j’avais appelé à ne pas isoler le Courant patriotique Libre. On misait sur la faiblesse et la résignation de ce courant. En cette journée, je rappelle qu’au Liban, nous n’acceptons point qu’un de nos alliés ne soit brisé, ni marginalisé, surtout, les alliés qui ont tant sacrifié, en notre faveur. C’est une question politique et morale et que personne ne fasse de mauvais calculs. Vous avez tort. Vous ne pouvez, ni isoler, ni briser le général Aoun. Aujourd’hui, le CPL manifeste, seul, dans la rue. Mais qui parmi ceux qui cherchent à briser le général Aoun peut être certain que les alliés du général ne participeront pas, un jour, à ses côtés ? J’adresse un appel sincère aux dirigeants nationalistes chrétiens, pour revoir leurs positions, sur la réouverture des portes du Parlement, afin d’entamer un dialogue, bénéfique pour le Liban et la résolution des crises. Le 14 août 2006, nous sommes restés ici, nous avons combattu sur cette terre, nous y resterons et nous mourrons ici. Nous assumons nos responsabilités quels que soient les sacrifices. Rien ne nous ébranle, ni l’ampleur des campagnes militaires contre nous, ni les guerres psychologiques.14-08-2015 | 23:19

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