This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
jeudi, 12 mars 2015 04:08

L'immigration ou la survie d'Israël

L'immigration ou la survie d'Israël
IRIB-Depuis la création d'Israël en 1948, plus de 105.000 juifs ont quitté la France pour s'y installer.

Leur nombre peut paraître infime par rapport à la population de 5,8 millions d'Israéliens, en majorité ashkénazes, mais le fait qu'il soit estimé à plus de 7000 nouveaux venus en 2014, soit plus du double de 2013, constitue un baromètre intéressant du climat qui prévaut actuellement dans l'Hexagone. Traditionnellement, les pays pourvoyeurs de l'immigration juive en Israël se limitaient aux Etats-Unis et aux pays d'Europe centrale. Mais politique intérieure oblige, Israël qui a fondé son existence sur une immigration continue des juifs de par le monde, a choisi de focaliser sa stratégie sur la communauté hébraïque en France où la situation contribue à engendrer un climat favorable à un exode massif. Avec 600.000 ressortissants, la communauté juive de France est, en effet, la plus grande d'Europe et la troisième au monde, après Israël, et les Etats-Unis. Et pour la première fois, la France a été en 2014 le premier pays de provenance pour les juifs qui ont effectué leur «alyah» pour aller vivre en Israël de sorte que Benyamin Netanyahu a bondi sur l'opportunité de la marche parisienne contre le terrorisme pour s'imposer en tant qu'invité indésirable venu exhorter les candidats hésitants à gonfler les effectifs des colons installés dans les territoires occupés. Il se trouve que l'Agence juive qui coiffe cette politique estimait, bien avant les attentats de janvier 2015, à plus de 10.000 le nombre des postulants au départ en Israël, tant la campagne de sensibilisation joue sur tous les registres de la peur afin de convaincre et d'augmenter les effectifs, d'autant que les partis israéliens, du Likoud aux partis religieux tels que Yahad, font de cette action une priorité absolue. L'heure est effectivement à une occupation massive et, pensent-ils, définitive des territoires annexés, au mépris de la légalité internationale et pour cela le cabinet de Netanyahu veut mettre les bouchées doubles. Après avoir louvoyé, des années durant, pour ne pas céder aux pressions internationales, après avoir imposé une guerre sans nom à la population de Gaza et s'être livré à toutes les formes de destruction massive des hôpitaux, écoles et autres infrastructures, le gouvernement israélien juge nécessaire, avant le 17 mars prochain, date des élections législatives, de se prémunir contre d'éventuelles mauvaises surprises. Les arrivants français auraient tendance à voter en faveur des partis religieux, c'est-à-dire l'extrême droite, ce qui n'est pas sans inquiéter le Likoud. Aussi, on assiste, ces derniers mois, à une surenchère entre le Likoud et la coalition majoritaire, d'une part, la gauche dirigée par Isaac Herzog et la centriste Tzipi Livni, d'autre part, pour conforter l'occupation des territoires occupés, à un moment où la communauté internationale semble résignée à une affligeante léthargie. Avec un Netanyahu qui peut impunément, railler Barack Obama sur son propre terrain, sous prétexte de barrer la route à un accord sur le nucléaire iranien, et un Congrès américain quasi unanime qui lui apporte son soutien  au point d'interpeller l'Iran directement sur l'inanité d'un accord virtuel, on ne voit pas trop comment la «communauté internationale» pourrait agir contre un régime qui bafoue allègrement toutes les résolutions, d'où qu'elles viennent, tant il est sûr de son impunité totale.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir