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mercredi, 07 janvier 2015 03:24

Quand la peur fait s'agiter le cabinet israélien, par Kharroubi Habib

IRIB-La morgue avec laquelle Benyamin Netanyahu
somme la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas accorder une suite favorable à la demande d'admission en son sein de la Palestine formulée par l'autorité que préside Mahmoud Abbas, cache mal la panique qui s'est emparée de lui et des sphères dirigeantes israéliennes suite à cette démarche palestinienne qui a une forte probabilité d'aboutir. Leurs réactions à celle-ci le prouvent.

Le cabinet israélien a dégainé l'arme « fatale » contre l'Autorité palestinienne qui en a eu l'initiative, consistant à bloquer le transfert des redevances financières qui lui sont dues conformément aux stipulations des accords d'Oslo. Avec l'espoir que ce blocus financier obligerait l'Autorité palestinienne à retirer sa demande auprès de la CPI. Cette brutale mesure de rétorsion à l'encontre de l'initiative palestinienne ainsi que les déclarations culpabilisantes proférées contre cette Autorité palestinienne et ses responsables sont l'indice que les autorités israéliennes ont perdu leur self-control au constat que les portes de la CPI risquent de s'ouvrir aux Palestiniens déterminés à déposer de multiples plaintes auprès d'elle contre l'Entité sioniste.

Pourtant Benyamin Netanyahu et les membres de son cabinet n'ont eu cesse de clamer qu'ils ne craignent aucunement une initiative de ce genre de la part des Palestiniens ou de toute autre partie. La raison en serait qu'Israël aurait la conscience « tranquille » car non coupable d'acte à l'endroit des Palestiniens qui relèveraient de la compétence de la Cour pénale internationale. Tout ce qu'il a entrepris contre eux s'est fait selon leur propagande dans le respect des conventions internationales codifiant les situations de conflit et dans celui des « hautes » valeurs morales et humanitaires qui seraient spécifiques à l'Enité sioniste. Institutions et citoyens confondus.

Mais l'affolement qui les agite montre qu'ils sont conscients que « l'humanisme » et la « morale » dont Israël se prévaut en toute circonstance ne font plus recette auprès de l'opinion internationale et des Etats à qui la machine à propagande débitait la rengaine. Il n'y a rien d'humain et de moral en vérité dans le comportement de l'Etat sioniste à l'égard des Palestiniens et de cela le monde entier en est témoin. Même ceux qui le savaient et ont longtemps fermé les yeux sur ses manifestations refusent désormais de prétexter qu'Israël est bien l'Etat « vertueux » tel que présenté par sa propagande pour s'opposer à ce que la CPI soit saisie de ses actes.

Trop, c'est trop, l'Enité sioniste fait dans la barbarie et la violation des droits palestiniens une banalité dont il interdit à quiconque d'en être révolté et de dénoncer et encore moins d'en demander la sanction par la justice internationale. Netanyahu appréhende que le temps de l'impunité dont a bénéficié Israël est révolu et que l'initiative palestinienne va mettre pour la première fois Israël au banc des accusés avec une grande chance qu'il lui sera demandé des comptes sur ses récurrents crimes que plus personne n'hésite à qualifier de crimes de guerre, contre l'humanité voire de génocidaires comme les présentent leurs dénonciateurs s'étant rendu compte que c'est leur nature au vu de la logique qui a commandé leurs exécutions.

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