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jeudi, 14 juin 2012 00:54

ABM : dix ans, sans traité

IRIB- Le bouclier anti-missiles américain (ABM) ne sera pas en mesure de parer une potentielle frappe...

.. de représaille des forces nucléaires stratégiques russes, estiment les experts de l'Institut russe des États-Unis et du Canada. Leur rapport coïncide avec le dixième anniversaire du retrait de Washington du Traité de limitation des systèmes anti-missiles.

Depuis le temps de la «guerre froide», le maintien de l'équilibre stratégique dans le monde était redevable tant des missiles nucléaires que des systèmes antimissile. Le traité SALT conclu en 1972 entre l'URSS et les États-Unis était considéré comme un fondement de stabilité. Mais, en juin 2002, l'administration de G.Bush le Jeune a décidé de ne plus respecter les restrictions imposées part le document et s'est retiré unilaréalement du traité. Le problème de défense antimissile occupe depuis, une place centrale aussi bien dans les relations russo-américaines que dans la politique internationale.

En même temps, la préoccupation manifestée aujourd'hui par la Russie s'explique davantage par l'état d'esprit général qui règne à Washington que par la menace réelle, - estime notre expert militaire, le colonel-général Victor Essine.

«L'analyse des travaux qui sont actuellement menés aux États-Unis pour mettre en place un système animissile global montre qu'il éprouvent des diffucultés considérables dans la création de l'échelon stratégique de défense antimissile. A l'horizon de 2020, il aura les possibilités très limitées en ce qui concerne l'interception des missiles balistiques intercontinentaux et des missiles balistiques embarqués à bord de sous-marins. On ne devrait pas surestimer les possibilités dont disposent les Américains pour contrer les forces stratégiques nucléaires russes».

Cependant, la mise en place par les Américains du bouclier antimissile est loin d'être un jeu inoffensif. Premièrement, dix ans ne sont pas un très grand délai à l'échelle stratégique et Moscou veille à ce que l'équilibre ne soit pas perturbé en modernisant ses forces nucléaires. Deuxièmement, l'obstination dont fait preuve Washington pour imposer son système fait faire certaines conclusions, - note le directeur du Centre d'études politiques Vladimir Evseev.

«Aucun bouclier antimissile n'est en mesure de parer le coup en supposant que la Russie porte la première frappe. Par contre, si, hypothétiquement, c'est la première frappe est portée contre la Russie, elle ne disposera plus que d'un nombre limité de vecteurs d'armes nucléaires. C'est une illusion d'impunité quand il semble qu'on peut porter la première frappe quitte à intercepter ce qui reste au moyen du bouclier antimissile».

Le bouclier antimissile américain est une priorité pour le parti Républicain des États-Unis mais en cas de victoire du parti Démocratique, la deuxième administration de Barack Obama fera vraisemblablement preuve d'une certaine souplesse aux négociations avec la Russie.

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