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mardi, 24 juillet 2007 14:54

Aveu d'impuissance d'Olmert

Ehud Olmert, Premier ministre du régime sioniste qui, il y a encore quelque temps, jugeait impossible le retrait de l'armée israélienne derrière les frontières d'avant la guerre de 1967, a pour la première fois évoqué la nécessité de se retirer de la Cisjordanie.
S'exprimant le dimanche 22 juillet devant les colons sionistes, Olmert a déclaré que si quelque s'imaginait qu'Israël était capable de poursuivre sa domination sur les territoires palestiniens, il se trompait grossièrement. Le Premier ministre du régime sioniste a ajouté qu'Israël devait se retirer de diverses zones dans les territoires palestiniens. L'accent mis par Olmert sur la nécessité du retrait israélien de la Cisjordanie, après son aveu de défaite sur le champ de bataille libanais, montre en effet le summum d'impuissance d'Israël. L'idée d'un retrait du régime sioniste de la Cisjordanie a été avancée pour la première fois en 2005 par Ariel Sharon, ancien Premier ministre du régime sioniste, et cette fois-ci, Olmert en réessayant l'expérience cherche à sauver Israël de la crise profonde qui le secoue. Le mouvement de la résistance dans les territoires palestiniens a privé les occupants de tout moment de repos, et entend bien faire valoir les droits du peuple palestinien après 59 ans d'occupation. Dans une telle conjoncture, l'aveu fait par Olmert sur l'incapacité d'Israël à administrer les zones occupées est une reconnaissance d'impuissance du régime sioniste à réprimer les mouvements de résistance palestiniens. L'existence même du régime sioniste a ses racines dans l'agression et l'occupation. Pour cette même raison, les récentes déclarations d'Olmert sont en effet un geste tout à fait tactique et escompté pour encourager le courant capitulard arabo-palestinien à finaliser le compromis avec Israël. Au cours de la signature des accords de paix d'Oslo en 1993, les autorités israéliennes de l'époque avaient promis, conformément aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU, d'entamer des pourparlers de paix avec la partie palestinienne sur le fond d'un retrait de leur armée de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Beitolmoqadas-Est. Le principe de paix contre terre et l'obligation du régime sioniste à se retirer progressivement des territoires occupés depuis 1967 ont précipité les dirigeants palestiniens dans le piège de la signature des accords de paix avec le régime sioniste, espérant pouvoir ainsi déclarer un Etat indépendant palestinien en 1996. Aujourd'hui, il semble que le même piège ait été tendu à Mahmoud Abbas, pour le même objectif, à savoir la répression de l'Intifada et la résistance, à une plus grande échelle. Olmert a esquissé un jeu intelligent face à Abbas, et en faisant le minimum de concessions, comme par exemple la libération de quelques centaines de Palestiniens qui pour la plupart ont purgé leur peine, il cherche à fermer, comme il entend, le dossier cisjordanien. Mais, la faction capitularde palestinienne peut-elle décider du sort des Palestiniens, et les accords de Mahmoud Abbas et l'accélération du processus du compromis seront-ils décisifs. Mahmoud Abbas a mis le pied là où déjà Yasser Arafat y marchait avec assurance, mais qui l'avait conduit à l'impasse. C'est pourquoi, il est clair d'avance que la répétition d'une telle expérience ne peut mener qu'à la séparation des Palestiniens les uns des autres, et ne peut nullement aboutir.

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