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dimanche, 02 août 2015 05:50

Le Kurdistan irakien et sa obsession pour la confrontation avec bagdad, au lieu de l’interaction

Le Kurdistan irakien et sa obsession pour la confrontation avec bagdad, au lieu de l’interaction
IRIB – Alors que la Turquie continue ses attaques contre les positions du PKK, et que la trêve entre Ankara et le Parti des Travailleurs du Kurdistan n’existe plus, les responsables de la région autonome du Kurdistan irakien insistent sur la confrontation avec l’autorité centrale de Bagdad, en parfaite indifférence envers la situation critique actuelle.
Le porte-parole de l’autorité autonome du Kurdistan irakien Safeyn Dezayi a annoncé que le volume des exportations pétrolières quotidiennes changeait en cesse, s’élevant parfois à 600.000 barils par jour. Pour l’instant, Arbil n’exporte quotidiennement qu’entre 30.000 et 50.000 barils de brut, sous la supervision de l’autorité centrale de Bagdad, précise ce porte-parole. Tandis que les Kurdes de la Syrie sont toujours victimes des crimes de Daech surtout à Kobané, en Turquie aussi, le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) est de nouveau confronté à l’approche hostile d’Ankara. Le gouvernement turc a lancé des attaques contre les positions du PKK en Irak et sur son propre territoire, mettant fin ainsi à la trêve. Cette mesure a fait réagir les responsables du Kurdistan irakien dont son président Massoud Barzani. Le président du gouvernement régional du Kurdistan qui voit en la Turquie son plus grand allié régional dans la confrontation avec l’autorité centrale de Bagdad, s’est déclaré inquiet des prises de positions d’Ankara vis-à-vis du PKK et a plaidé pour le règlement de cette affaire, par les voies pacifiques. Reconnu région autonome après la chute du régime de Saddam, le Kurdistan irakien semble avoir renforcé sa politique de confrontation, et ce, dans les conditions actuelles où l’autorité centrale irakienne est en lutte contre les terroristes de Daech, ce qui, au contraire, exige plus d’interaction de la part d’Arbil. Et en parlant de la confrontation, le pétrole surtout est sujet à controverse. Bagdad et Erbil restent, l’un comme l’autre, très dépendants envers les revenus pétroliers. Or, suivant la constitution irakienne, la région du Kurdistan n’est pas autorisée à vendre du pétrole de façon arbitraire. Mais on est témoin qu’Arbil vend du pétrole sans en prendre l’autorisation de l’autorité centrale irakienne. En décembre 2014, Arbil et Bagdad ont pourtant signé un contrat qui permettait à Arbil d’exporter quotidiennement 250.000 barils du pétrole de la région de Kurdistan, et 300.000 barils du pétrole de Kirkuk, sous la supervision de Bagdad, en contrepartie d’une part de 17% au budget général du pays, plus le budget nécessaire spécialement conçu pour les forces des peshmerga que l’autorité centrale irakienne prenait en charge. En tout cas, si le Kurdistan irakien préfère la confrontation à l’interaction avec Bagdad, cela montre que les responsables de cette région autonome ne sont pas conscients de la situation névralgique actuelle, et c’est les Kurdes qui en paieront le plus cher, cette approche.

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