This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mardi, 28 juillet 2015 15:29

Le soutien à la Turquie et la position embarrassante de l’OTAN

Le soutien à la Turquie et la position embarrassante de l’OTAN
IRIB- Les 28 pays membres de l’Organisation
du Traité de l'Atlantique-Nord, (OTAN), se sont réunis en urgence, à la demande de la Turquie, alors que les évolutions, au Moyen-Orient, ont mis cette Alliance militaire dans une situation délicate. La Turquie, qui ne tenait pas, auparavant, à accompagner les Etats-Unis et leurs alliés, dans les raids aériens contre les positions des Daechistes, en Irak et en Syrie, à la suite de l’attentat meurtrier, dans la ville de Suruç, revendiqué par Daech, a participé à ces opérations et cherche le soutien de ses alliés, au sein de l’OTAN.

Jen Stoltenberg, le secrétaire général de cette organisation, a annoncé : "L’OTAN soutiendra la Turquie, lors des attaques terroristes de Daech".

La confrontation avec Daech était devenue, depuis un certain temps, l’une des priorités sécuritaires, et, pourtant, complexe de l’OTAN, mais cette fois-ci, le soutien à ce qu’on appelle les «opérations anti-terroristes de la Turquie» est devenu, encore, plus compliqué que par le passé.

La réalité est qu’en plus des positions de Daech, la Turquie a, également, pris pour cible celles des forces kurdes, et que certains détracteurs craignent que l’attaque anti-terroriste de la Turquie se transforme en une couverture, pour occulter les objectifs d’Ankara vis-à-vis des Kurdes.

La Turquie espère, de même, parvenir, sous prétexte des opérations anti-terroristes, à son principal objectif qui, dès le début du déclenchement de la crise, en Syrie, était de créer une zone d’exclusion aérienne, dans le Nord de la Syrie.

Les prises de position de la Turquie, depuis le début de la crise syrienne, et, ensuite, les opérations guidées par les Etats-Unis contre Daech, accroissent les doutes sur les vrais objectifs d’Ankara, en entamant ces opérations.

La réalité, en effet, est que le soutien tous-azimuts d’Ankara et de ses alliés occidentaux et régionaux aux opposants armés au gouvernement syrien et leur acharnement à vouloir renverser le gouvernement légal de ce pays, ont, non seulement, mis la Syrie aux prises avec une crise sanglante et sans précédent, mais encore, ont préparé le terrain au renforcement des groupes terroristes dangereux, comme Daech.

Et pourtant, alors que les alliés d’Ankara ont tenté, en organisant des raids aériens, d’entraver la progression de Daech, la Turquie n’a pas rejoint ces attaques, et a même été accusée, à maintes reprises, de soutenir ce groupe terroriste.
Et ce, alors que le soutien d’Ankara aurait pu être nécessaire, pour la coalition, dirigée par les Etats-Unis. Actuellement, l’adhésion tardive de la Turquie à cette coalition pourra rendre la situation plus complexe.

Il ne semble pas que la participation de la Turquie à cette coalition signifie un changement d’approche, de la part d’Ankara envers la Syrie, Daech et les forces kurdes, ce qui mettra l’OTAN dans une position incommode.

Il faut, par conséquent, attendre de voir si l’OTAN autorisera la Turquie à prendre pour cible ses anciens ennemis, sous prétexte de lutter contre le nouvel ennemi ?

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir