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samedi, 25 juillet 2015 16:04

Quand la Turquie prétend lutter contre le terrorisme !!

Quand la Turquie prétend lutter contre le terrorisme !!
IRIB- A la suite des récentes évolutions, en Turquie,
dont les affrontements frontaliers opposant les Daechistes aux militaires turcs et l’attentat-suicide, dans la ville frontalière de Suruç, le gouvernement d’Ankara a opté pour des actions contre ce groupe terroriste takfiri. Lors de l’explosion, survenue à Suruç, lundi 20 juillet, 32 personnes, pour la plupart des étudiants et des jeunes de gauche, ont été tués, tandis que des dizaines d’autres étaient blessées.

En réaction à ces incidents terroristes, la police turque a procédé, aux premières heures de vendredi, à un vaste coup de filet, à Istanbul, et dans d'autres villes, arrêtant 297 suspects.

Les personnes arrêtées sont, majoritairement, liées à Daech, mais parmi eux, se trouvent des membres des Partis radicaux de gauche et du Parti travailliste du Kurdistan, (PKK).

De même, dans la matinée du vendredi 24 juillet, l’armée turque a pilonné les positions de Daech, dans le Nord de la Syrie.

Ces derniers jours, Daech a ouvert le feu, depuis le sol syrien, dans la zone frontalière de Kilis, tuant un soldat de l’armée turque, et en en blessant 2 autres. En représailles à cette fusillade, les avions de chasse turcs sont intervenus. De même, la Turquie a autorisé les Etats-Unis à utiliser sa base d'Incirlik contre Daech. Cette autorisation n’a pas été, dit-on, accordée, sans concession mutuelle. En contrepartie, les Etats-Unis ont donné leur accord à la création d’une zone d’exclusion aérienne, dans le Nord de la Syrie.

Bien que la Turquie soit membre de la coalition internationale anti-Daech, cependant, lors de sa formation, elle n’a rien fait de particulier contre Daech.

Mais, actuellement, on assiste à une évolution, dans les prises de position de la Turquie. La volte-face du gouvernement turc, à l’égard de Daech, est intervenue, pour diverses raisons.

Depuis le début du déclenchement de la crise syrienne, le gouvernement turc, notamment, Recep Tayyip Erdogan, a, ouvertement, apporté son soutien aux groupes terroristes takfiris. Il a, même, envoyé, depuis le sol turc, selon les rapports parvenus, lors de la guerre, à Kobané, entre les Kurdes et Daech, des Daechistes et des aides logistiques et en armement, dans cette ville, d’autant plus que le scandale du transfert d’armes, depuis la Turquie, pour les autres groupes terroristes, en Syrie, a amené le Procureur de ce pays à intervenir, dans cette affaire.

Dans le même temps, Erdogan, s'obstine à vouloir renverser le gouvernement légal syrien, et à poursuivre son ingérence, dans ce pays, notamment, avec la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne, au Nord de la Syrie.

Et pourtant, dans la donne actuelle, le gouvernement turc est obligé de feindre qu’il est contre Daech. Et ce, premièrement, en raison de la survenance de la première explosion perpétrée par Daech, à l’intérieur de ce pays, une explosion, qui s’est soldée par de nombreux morts et qui a provoqué la réaction de la société turque, notamment, les Kurdes de ce pays.
A présent, Ankara estime qu’il faut procéder à une action précise contre Daech, en vue de ménager l’opinion publique. Par conséquent, parallèlement à ce vaste coup de filet effectué parmi les éléments de Daech, la Turquie a mené des raids aériens contre les positions de ce groupe, à proximité des frontières turques.

Et pourtant, vu l’impasse actuelle, à laquelle est acculée la politique interne turque, avec l’échec des tentatives de former un gouvernement de coalition, Erdogan tente, en menant de telles actions, d’attirer, une nouvelle fois, l'attention de l’opinion publique turque sur son Parti de la Justice et du Développement, afin de pourvoir s‘attribuer, lors des prochaines élections législatives, la majorité des voix.

D’autre part, Erdogan n’a plus de prétexte, pour ne pas mener des actions contre Daesh; il est, donc, contraint de s’aligner sur les Etats-Unis, en mettant la base d'Incirlik à la disposition de Washington.

Cependant, cette action n’était pas gratuite. En contrepartie, Ankara demande, en effet, l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, au Nord de la Syrie.

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