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jeudi, 23 juillet 2015 06:54

Syrie: Londres change de cap...?

Syrie: Londres change de cap...?
IRIB- Le ministre britannique des Affaires étrangères,
Philip Hammond, a surpris les observateurs en revenant sur la position officielle de Londres concernant la nécessité de la démission du président syrien Bachar al-Assad. Philip Hammond vient d’annoncer que la Grande-Bretagne ne souhaite plus la chute du gouvernement du président Assad, mais plutôt l’établissement d’une transition politique en Syrie.
Il a insisté sur le fait qu'il faut éviter la répétition en Syrie des erreurs de la chute de l'Etat en Irak en 2003, en estimant que l'effondrement de l'Etat en Syrie pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Philip Hammond a ajouté que Londres est pour une transition démocratique en Syrie, la préférant à la chute du gouvernement du président Bachar al-Assad. Or, depuis quatre ans, la position officielle du gouvernement conservateur de Londres était basée sur la nécessité de la démission du président syrien.
Mais aujourd'hui, les réalités du terrain obligent la Grande-Bretagne et les autres puissances occidentales, voire certains pays arabes, à essayer de corriger leurs erreurs du passé.
En outre, la communauté internationale réalise plus que jamais que dans le contexte actuel, le renversement du gouvernement du président Assad, élu démocratiquement par la majorité des Syriens, n’est pas du tout possible, même si certains alliés de Washington insistent encore sur l'effondrement de l'Etat en Syrie. Le 6 juillet, le président Obama a demandé, en personne, la démission du président Assad, en estimant que cela serait la seule voie permettant de mettre un terme à la guerre civile en Syrie, par la formation d'un nouveau gouvernement sans Assad.
Mais il paraît que Londres et Washington n’ont plus une position commune au sujet de la crise syrienne. Pour le moment, ce qui semble être plus important pour la Grande-Bretagne c’est la nécessité de la lutte contre le terrorisme takfiri de Daech, afin d’empêcher la propagation du terrorisme extrémiste en Europe et surtout en Grande-Bretagne dont des centaines de ressortissants ont déjà adhéré les rangs des terroristes de Daech en Syrie et en Irak, car le retour de ces terroristes en Grande-Bretagne pourra sans doute créer de grands problèmes sécuritaires pour ce pays. La rivalité entre les groupes de l’opposition syrienne et les guerres très violentes entre les groupes terroristes comme Daech et le Front al-Nosra en Syrie prouvent d’ailleurs qu’ils n’arriveront jamais à renverser le gouvernement légal du président Bachar al-Assad. Par conséquent, il paraît que Londres se révèle plus réaliste, en défendant la formation d'un gouvernement de transition pour des changements démocratiques en Syrie.

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