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mercredi, 22 juillet 2015 17:07

Pourquoi Washington accuse-t-il l'Iran?

Pourquoi Washington accuse-t-il l'Iran?
IRIB- Les Etats-Unis ont encore besoin de leurs allégations anti-iraniennes,
et il paraît que la Maison Blanche ne veut pas encore cesser ces allégations qu’elle considère comme un « levier » de sa politique étrangère. Après la conclusion des négociations nucléaires entre l’Iran et les grandes puissances le 14 juillet à Vienne, et suite à l’approbation du plan global d’action commune par le Conseil de sécurité des Nations unies, certains observateurs s’attendaient à ce que ces événements deviennent très vite le point final d’une approche américaine fondée sur l’hostilité contre l’Iran, qui s’appuie souvent sur des allégations non fondées et irréelles, mais il y a aussi des analystes qui évoquent la nature et les objectifs de la politique étrangères des Etats-Unis et disent que cette attente est difficilement conforme aux réalités des choses.
Pour les responsables de la politique étrangères des Etats-Unis, l’hostilité contre l’Iran est un « levier » qu’ils ne veulent pas perdre si facilement. Les déclarations des hautes autorités de l’administration américaines, après la conclusion des négociations nucléaires avec l’Iran à Vienne, montrent que la Maison Blanche n’est pas prête à abandonner vite cette approche anti-iranienne. Les déclarations de mardi du président Barack Obama et les propos de son secrétaire d’Etat John Kerry, tenus ces derniers jours, en sont des exemples très clairs.
Mardi, Dans une interview avec la chaîne Al-Arabiya, le secrétaire d’Etat américain a déclaré que le soutien de l’Iran aux mouvements qu’il a qualifiés de terroristes, serait une menace pour la sécurité de la région du Moyen-Orient. John Kerry a ajouté qu’il s’entretiendrait aussi avec des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique, des facteurs qui pourraient, selon lui, renforcer la sécurité des pays arabes du sud du golfe Persique.
Dans un autre entretien avec le quotidien Charq al-Awsat, John Kerry avait considéré le Hezbollah libanais qui résiste aux exactions et menaces du régime sioniste, comme une organisation terroristes, et il avait prétendu que le soutien de Téhéran au mouvement des Houthis au Yémen et au Hezbollah au Liban constituerait un élément qui isolerait l’Iran au niveau régional et international.
Les observateurs indépendants estiment que les déclarations du secrétaire d’Etat américain reflète que l’iranophobie reste une composante importante de la politique étrangère des Etats-Unis. Il s’agit d’un projet politique qui consiste à développer trois points : accuser l’Iran de vouloir développer un programme nucléaire militaire, accuser l’Iran de soutenir le terrorisme, et accuser l’Iran de menacer la sécurité régionale et internationale avec son programme balistique qui a une vocation entièrement défensive et dissuasive.
Dans cette logique particulière de la partie américaine, il est prévisible que les Etats-Unis se concentrent petit à petit sur deux autres questions afin de créer de nouvelles crises dans les relations avec l’Iran : accuser Téhéran de soutenir le terrorisme, et mettre en doute la puissance défensive conventionnelle de la république islamique d’Iran. C’est dans ce cadre que nous pouvons expliquer la récente visite du secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, en Palestine occupée, puis en Jordanie, en Arabie saoudite et dans les pays arabes du sud du golfe Persique.
Il faut s’interroger aussi sur la nature des prétentions des Etats-Unis en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme. Le rapport annuel du département d’Etat américain sur le terrorisme, le nombre d’attaques terroristes en 2014 a augmenté de 35% par rapport à 2013. En outre, les réalités actuelles de la région du Moyen-Orient montrent que la stratégie du président Barack Obama pour créer une coalition internationale contre le terrorisme n’a pas réussi à éradiquer le terrorisme ou même à l’affaiblir.
Il faut souligner aussi que les Etats-Unis ne s’inquiètent aucunement de la propagation de l’insécurité dans la région, car al-Qaïda, Daesh et le terrorisme extrémiste sont des facteurs qui rendent service aux intérêts des Etats-Unis dans cette partie de la planète où les Américains obtiennent des grands contrats de vente d’armements aux pays comme l’Arabie saoudite. Tout cela laisse à croire qu’après la conclusion des négociations nucléaires avec l’Iran, les Etats-Unis n’abandonneront pas leur projet d’iranophobie et essaieront de s’en servir dans le cadre de leur politique régionale.

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