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mardi, 21 juillet 2015 15:59

Les délégations économiques européennes, attendues en Iran

Les délégations économiques européennes, attendues en Iran
IRIB- Le nouveau chapitre des relations entre l’Iran et l’Occident,
qui s’est ouvert, la semaine dernière, grâce à la conclusion des négociations nucléaires, à Vienne, a connu son moment d'histoire, hier, lundi, par l’adoption d’une résolution, au Conseil de sécurité, qui confirme la levée des sanctions anti-iraniennes.A présent, de nouvelles relations se définissent, sur le plan international, et elles affectent les liens économiques, financiers et commerciaux que partage l’Iran avec les autres pays.
A peine quelques jours après la conclusion des négociations nucléaires, à Vienne, les pays européens, jadis, d'importants alliés commerciaux et économiques de l’Iran, se sont montrés intéressés à renouer leurs liens avec la RII. Les délégations économiques et politiques européennes viennent, en Iran, les unes après les autres, afin d’évaluer le nouveau terrain de la coopération économique avec l’Iran, pour qu’elles puissent jouer un rôle plus marquant, durant les prochains mois, où l’accord de Vienne sera mis en application. Dans la foulée, une délégation économique allemande, composée de 60 personnalités, et patronnée par Sigmar Gabriel, le ministre allemand de l’Economie, est arrivée, dimanche, à Téhéran. Les membres de cette délégation se sont entretenus, lundi, avec les responsables de la RII, et ont discuté des domaines les plus importants de la coopération. La délégation allemande s’est rendue, mardi, à Ispahan, où elle a visité les sites historiques et les attractions touristiques, et elle s’est initiée aux capacités économiques de cette province et aux domaines de coopération bilatérale et d’investissements. Selon le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, les sociétés allemandes s’intéressent à apporter leur contribution, dans les différents secteurs de l’économie iranienne, dont la pétrochimie, le pétrole et la fourniture des équipements, des secteurs, que les Allemands ont perdus, ces dernières années, et qu’ils tentent de regagner, encore. Lundi, le secrétaire d'Etat de la Suisse, Yves Rossier, est arrivé, en Iran, à partir de la province du Khuzestân, située dans le Sud-Ouest du pays. Le secrétaire d'Etat de la Suisse, Yves Rossier, a déclaré, lundi soir, dans une conférence de presse, que l’Iran jouissait de grandes capacités économiques et diplomatiques, et qu’il se trouvait dans une région des plus névralgiques. Il s’est dit optimiste, quant à la conclusion des négociations nucléaires Iran/5+1, réclamant la levée immédiate des sanctions anti-iraniennes. "Avec un bref regard sur le passé, il faut établir une interaction et bâtir les lendemains", a-t-il souligné. Dans la foulée, Yves Rossier a déclaré que le gouvernement suisse préparerait un cadre général, dans lequel les entreprises suisses puissent s’engager, dans les coopérations et les transactions avec l’Iran. Du côté des Italiens, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, et la ministre du Développement économique, Federica Guidi, se rendront, à Téhéran, le 4 août, à la tête d’une haute délégation, afin d’améliorer les relations bilatérales Iran/Italie. A ce propos, le ministre italien des Affaires étrangères a déclaré que l’accord nucléaire entre l’Iran et les 5+1 aurait des impacts positifs, sur le plan international, voire, sur les crises sévissant dans la région. Pour Paolo Gentiloni, l’entente trouvée à Vienne offrira de nouvelles opportunités positives à la nation iranienne et au Moyen-Orient, qui pourraient favoriser la reprise des relations économiques et commerciales avec la RII. La ministre du Développement économique, Federica Guidi, a déclaré que l’accord signé avec l’Iran permettrait au commerce italien d'avoir sa part, sur une vaste échelle, dans un marché très important. Elle a souhaité que les relations Téhéran-Rome reviennent, dans les plus brefs délais, au niveau d’avant les sanctions. Par ailleurs, le Président autrichien, Heinz Fischer, accompagné de son jeune ministre des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, se rendra, à Téhéran, au mois de septembre. Il s’agira de la première visite d’un président occidental, en Iran, depuis plus d’une décennie. L’Autriche, qui a accueilli le dernier tour des négociations nucléaires Iran/5+1, accueillera, également, le premier Forum Iran-Europe, avec pour thème, le commerce et l’investissement, les 23 et les 24 juillet. Ce Forum aura à son ordre du jour la présentation des opportunités d’investissements, de développement et de renforcement des relations économiques et commerciales entre l’Iran et les pays membres de l’Union européenne. En outre, les Iraniens et les Européens se réuniront, les 24 et 25 septembre, à Genève, en Suisse, pour rendre le terrain propice à l’investissement étranger, en Iran, et au dialogue entre les directeurs renommés des sociétés financières et d’investissement. Les experts de haut rang des questions financières et les représentants des banques américaines, européennes et iraniennes prononceront leurs discours, à la tribune de cette conférence. L’enthousiasme des Européens, pour se rendre à Téhéran, juste après la conclusion des négociations nucléaires, met en évidence les pressions qu’ils avaient subies, pendant les années de sanctions. A présent, les grands pays industriels du monde sont en lice, pour saisir, à nouveau, les opportunités qu’ils avaient perdues.

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