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mardi, 21 juillet 2015 02:28

L'Algérie n'est pas à vendre, par Abdelhakim MEZIANI

L'Algérie n'est pas à vendre, par Abdelhakim MEZIANI
IRIB- Il n'y a pas si longtemps, l'invraisemblable vérité
s'imposait à notre imaginaire. A un moment précis, celui qui coïncidait avec l'évocation de la cohésion d'un peuple, le nôtre, pour ne pas le désigner. Nous commencions, alors, par cette formule: «Il était une fois l'amour», comme si le présent et le devenir d'une nation pouvaient se conjuguer à l'imparfait, et que notre merveilleux pays méritait d'être assimilé à la cité de l'indicible peur. A l'instigation, vous l'aviez, certainement, deviné, de cette bête immonde qu'est le terrorisme et de ceux qui passent leur temps à nous saucissonner en arabophones et en berbérophones, oubliant qu'ils ne sont que des magnétophones, relais, s'il en est, des forces hégémoniques occidentales. Il aura fallu les dramatiques épreuves de Ghardaïa et la sagesse des citoyens mozabites et chaâmbas, pour libérer les vieux instincts ataviques, mis en cage par la trahison du serment de Novembre 1954 et l'incurie qui s'en est suivie, à l'instigation de la haute finance, pour que les Algériens se réconcilient avec eux-mêmes et évitent, de justesse, une nouvelle rupture. A la faveur, bien sûr, d'un élan de solidarité inénarrable, qui leur permet de domestiquer le fleuve détourné et de transformer les dissonances en possibilités d'action. C'est, à l'évidence, le moment rêvé, pour se débarrasser, à jamais, de la monnaie de singe et opposer, avec toute l'énergie de l'espoir, une fin de non-recevoir aux campagnes insidieuses, menées par les supplétifs de la caste impérialiste, qui ont, déjà, contribué et cautionné, par leurs écrits et discours capitulard, les invasions de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Syrie et de la Libye, en attendant celle de leur propre pays. S'ils sont légitimes, les soupçons avancés, çà et là, par certaines forces, ne doivent pas, pour autant, être mus par cette faculté réductrice d'irriguer la culture du doute. A un moment, surtout, où l'étau se resserre sur une nation, dont l'armée, cimentée par le nationalisme révolutionnaire de celle qui fut le bras armé du FLN, je veux parler de l'ALN, ne rentre pas, dans les schémas tactiques des forces impérialistes. Après la prise d'otages d'In Amenas, l'attentat d'Aïn-Defla revêt une dimension symbolique. A fortiori, lorsqu'il intervient, après le triomphe de la sagesse, à Ghardaïa, et la prise en charge de cette problématique, par l'ANP, en tant que force garante de l'unité et de la souveraineté nationales, et le témoignage de solidarité exprimé, en faveur de la Tunisie, victime d'un inqualifiable harcèlement terroriste, conçu, pour mieux précipiter l'installation d'une base étrangère, à nos frontières. Il est vrai que le centralisme bureaucratique semble, tel un merlan en colère, tourner en rond. Toutes les variantes mises en scène, à l'effet de donner une impression de changement, se heurtent à un véritable noeud gordien. L'impasse politique, qui en découle, en propose une image, à tout le moins, insolite, tant la démarche, à l'honneur, depuis le coup de force de 1962, se caractérise par une curieuse et non moins flagrante absence d'unité de pensée et d'action. Mais face à la menace persistante, il faut raison garder. L'exemple de la Yougoslavie est à méditer. A un moment où les succès de notre diplomatie dérangent et que l'Algérie représente une force de résistance à la caste impérialo-sioniste, quand elle ne heurte pas, en Afrique subsaharienne, grâce à des aides au développement économique et social alternatif, les intérêts de la Banque mondiale et du FMI...


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