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lundi, 20 juillet 2015 18:06

Manœuvres conjointes américano-ukrainiennes

Manœuvres conjointes américano-ukrainiennes
IRIB- L'Ukraine et les Etats-Unis ont lancé, lundi, de vastes manœuvres, dans l'Ouest ukrainien, près de la frontière de la Pologne.
Ces exercices militaires, qui doivent durer, jusqu’au 31 juillet, se déroulent, sur fond de tensions, qui dominent, depuis 2 ans, les relations russo-américaines, à cause, notamment, du retour de la Crimée, dans le territoire russe. L’appui russe aux opposants ukrainiens, basés dans l’Est a, évidemment, intensifié ces tensions. Bien que le Président américain, Barack Obama, et son homologue russe, Vladimir Poutine, insistent, l’un comme l’autre, sur leur engagement à réduire les tensions, simultanément à l’augmentation des menaces militaires de l’Occident contre la Russie, et avec les agissements militaires des Américains et de leurs alliés, surtout, otaniens, à l’Est de l’Europe, la Russie, aussi, au travers des manœuvres, fait étalage de sa puissance militaire devant les Occidentaux. A en croire l’ambassadeur américain, à Kiev, Geoffrey Pyatt, le premier convoi des véhicules militaires est entré, dans la région d’Odessa, en Ukraine, dans le cadre de l’accord américano-ukrainien, au sujet des coopérations militaires, tandis que l’Alliance Nord-atlantique parle du plus grand exercice militaire qu’elle n’ait jamais organisée, au cours de ces 13 dernières années. Ces manœuvres se déroulent, avec la participation de 36.000 effectifs des forces terrestre, maritime et aérienne de plus de 30 pays. A travers ces manœuvres, qu’on a appelées la «Trident Juncture 2015», l’OTAN cherche, en quelque sorte, à mesurer sa capacité à écarter de nouvelles menaces sécuritaires, comme, en l’occurrence, le retour de la Crimée, dans le territoire russe. Or, Moscou, aussi, insiste sur le renforcement de ses potentialités militaires, face aux menaces. L’armée russe vient de tester un missile ailé ultrasonique, dans un exercice militaire, dans la partie Est de l’océan Atlantique. Derrière la politique de l’élargissement de l’OTAN vers l’Europe de l’Est et les révolutions de couleur, au Caucase et Asie centrale, la Russie voit les efforts de Washington, pour étendre sa zone d’influence stratégique. Il va sans dire que la crise ukrainienne a causé les plus sérieuses tensions, sur l'échiquier russo-américain, depuis la guerre Froide. Certains estiment même que cette crise risque de dépasser le stade de guerre civile, pour prendre, à tout moment, les allures d’un véritable conflit régional ou international. Les pays est-européens ont demandé à l’Alliance d’exercer une présence plus forte, dans cette région, par souci sécuritaire, alors que Moscou a, plus d’une fois, mis en garde l’OTAN contre les conséquences qu’elle aurait à subir, si elle s’approchait trop des frontières russes. Dans de telles conditions, les observateurs politiques disent que l’Occident a deux alternatives qui se présentent devant lui : le bloc occidental va devoir, soit, contraindre la Russie à changer de position envers l’affaire ukrainienne et faire avancer les évolutions, en Ukraine, en sa propre faveur ; soit, le cas échéant, le statut d’hégémonie que Washington a, toujours, cherché, depuis la guerre Froide, à établir, dans le monde, toujours, en sa propre faveur, deviendra de plus en plus inaccessible…
 

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