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dimanche, 05 juillet 2015 16:10

L'UE secouée par l'onde de choc grecque...

L'UE secouée par l'onde de choc grecque...
IRIB- Dans un entretien avec le journal allemand,
"Tagesspiegel", Bernd Riexinger, le Président du petit Parti de gauche radicale, et Katja Kipping, co-Présidente du Parti allemand, "Die Linke", ont proposé de confier aux citoyens européens le soin de décider, lors d’un référendum, des politiques d’austérité et d'en trouver les remplacements. Selon eux, la tenue de ce référendum s’avère très importante, pour une Europe démocratique.
Les Traités européens n’ont pas prévu l’organisation d’un tel référendum, au sein de l’Union européenne, tandis que le Parti de gauche allemand est d’avis qu’un référendum, sur ce thème, pourrait avoir lieu, au niveau national, un référendum, similaire à ceux qui ont été organisés, en 2005, en France ou en Irlande, sur la Constitution de l’Union européenne. L’appel lancé par ces deux Allemands, sur la tenue d’un référendum, sur les politiques d’austérité, coïncide avec l’organisation de manifestations monstres anti-austérité, dans de nombreux pays européens. Les politiques d’austérité, sont, à vrai dire, les résultats de la crise économique de 2008, dans les pays membres de l’UE. Nombreux sont les gouvernements européens, dont la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, la France et la Grande-Bretagne, qui ont fini par appliquer des politiques d’austérité économique, en réaction à la crise financière, aux forts déficits budgétaires et à l’augmentation considérable des dettes publiques. Ce faisant, l’application d’une telle politique a abouti à la baisse du niveau de vie et à l'accroissement de la pauvreté, dans de nombreux pays de l’UE; d’autant plus que l’application de la politique d’austérité, provoquant, inévitablement, la réduction des frais, dans les domaines du bien-être, de l’hygiène, de l’éducation, et la baisse des aides matérielles et non-matérielles, a remis en question la nature de ces gouvernements, connus comme étant des «Etats-providence». En tout état de cause, le modèle social et politique de l’Etat-providence change à toute vitesse, à tel point que ces pays-là sont témoins d’une baisse considérable des dépenses sociales et du renforcement du processus d’inégalité sociale. En réalité, la plupart des acquis du modèle social, sous la forme de «l’Etat-providence», aboutissant à la diminution de la pauvreté et à la hausse de la prospérité, dans les époques d’après la Seconde Guerre Mondiale, ont été annihilés, en raison des réformes économiques, à court terme, appliquées, dans le cadre des mesures d’austérité, provoquant la hausse du taux de chômage, la baisse des salaires et l’augmentation des impôts. Les trois problèmes cités ont fait accroître la pauvreté et les écarts sociaux, parmi les 123 millions de personnes ou 24% de l’ensemble de la population de l’Union européenne. Autrement dit, l’amélioration de la situation financière des pays européens avec la réduction des dettes, n’est pas parvenue à contribuer à la croissance économique, indispensable à la création d'emplois. Et ce, alors que les familles, dans les pays souffrant de la crise de la dette, tels que la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal, ont connu une baisse de revenus, suscitant, finalement, la baisse de la consommation. De l’avis de certains analystes, si les mesures d’austérité se poursuivent, en moyenne, de 15 à 25 millions de personnes, vivront sous le seuil de pauvreté, d’ici 2025. Ceci étant dit, il n’est pas surprenant que les oppositions, dans les pays européens, notamment, les partisans de la gauche, exigent une révision de ces politiques d’austérité, et le Parti gauche allemand prône l’organisation d’un référendum, dans les pays membres de l’Union européenne, en vue de s’informer de l’opinion des citoyens européens, sur ce sujet.

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