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samedi, 27 juin 2015 03:38

Sans pétrole, quel avenir pour l’Arabie saoudite?

Sans pétrole, quel avenir pour l’Arabie saoudite?
IRIB- Il va sans dire que l’Arabie doit aux pétrodollars sa place régionale et internationale. On se demande alors quel serait le sort de ce pays si le prix du brut baisse ou ses gisements pétroliers s’épuisent.
Alors que l’économie saoudienne dépend totalement du pétrole, toute fluctuation dans le prix, affecte les capacités financière et économique de l’Arabie saoudite. Quel avenir est-il envisageable pour ce pays si les gisements pétroliers touchent à leur fin ?
L’économie saoudienne est unidimensionnelle et dépend entièrement du pétrole. C’est la raison pour laquelle, la moindre fluctuation dans les cours, laisse tout de suite ses impacts sur les situations intérieure et extérieure de ce pays. De nombreuses études montrent que l’Arabie ne pourra plus exporter de l’or noir en moins de deux décennies. La banque City Group a prévu en 2012 qu’il est possible qu’en 2030, l’Arabie figure parmi les grands importateurs du brut. Il n’y a l’ombre d‘aucun doute que Riyad doit son statut international, à sa puissance financière. L’Arabie s’est impliquée dans le monde de la politique et des tensions politiques grâce à son argent. Elle s’est attribuée la victoire dans beaucoup de dossiers régionaux et internationaux. Si Riyad ne pouvait plus exporter du brut, à quoi faudrait-il s’attendre ? Etant donné que l’économie saoudienne est unidimensionnelle, la fin de l’exportation du brut sonne le glas de l'apogée et de l’économie saoudiens. Pour avoir une meilleure conception de l’avenir d'une Arabie sans pétrole, il faut évoquer l'influence et la puissance que Riyad s’est attribuées grâce à ses pétrodollars.
Peut-être l’un des impacts de la faiblesse de l’économie saoudienne, serait l’anéantissement des groupes takfiris et par conséquent l’affaiblissement considérable du terrorisme et des tensions interethniques, attisées souvent par l’Arabie. Comment l’Arabie pourra-t-elle soutenir les écoles religieuses au Pakistan et en Afghanistan, si elle manque d’argent ? Si l'Arabie n'avait pas cette richesse pétrolière, il n'y aurait pas peut-être la défaite de 1967 et Israël serait jeté aux oubliettes de l’Histoire, car depuis 1967, l’Arabie est un complice d’Israël.

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