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vendredi, 26 juin 2015 03:52

Les relations Irak-Qatar, touchées par les évolutions du Moyen-Orient

IRIB- Les allées et venues diplomatiques entre les responsables qataris et irakiens témoignent des efforts de deux pays pour renforcer leurs relations.

Le Cheikh Tamim Ben Hamed Al-e Thani, l’émir du Qatar, et Ammar Hakim, le Président de la Haute Assemblée islamique irakienne, se sont rencontrés, à Doha, pour y discuter des questions bilatérales, dont la réouverture de l’ambassade du Qatar, à Bagdad, et la formation d’un comité conjoint, susceptible de renforcer les coopérations bilatérales. Il y a moins d’un mois, le 28 mai, le ministre qatari des Affaires étrangères, Khaled Ben Mohammed Atieh, s’est rendu, en Irak, où il s’est entretenu avec les hauts responsables de Bagdad. La visite de Khaled Ben Mohammed Atieh était la première visite d’un responsable officiel et de haut rang du Qatar, en Irak, après 12 ans d'interruption des relations. La récente visite d’Ammar Hakim, à Doha, constitue une réponse officielle à la visite du ministre qatari des Affaires étrangères, à Bagdad, et fait preuve de la volonté des deux pays d’élargir leurs relations. Les relations qu’ont entretenu le Qatar et l’Irak, pendant la dernière décennie, furent plutôt touchées par les problèmes frappant la région, et les deux pays n’eurent aucune relation officielle. Les relations entre le Qatar et l’Irak ont été rompues, en 2003, après la chute du régime de Saddam, le dictateur déchu. Emboîtant le pas à la politique ethniciste de l’Arabie saoudite, le Qatar, lui aussi, a rompu ses relations avec l’Irak, où un gouvernement chiite était en place. A noter que le Qatar ne s’est, nullement, opposéà l’agression des Etats-Unis contre l’Irak, tandis que l’Arabie saoudite ne l'approuvait pas. Le Qatar a même mis à la disposition des Etats-Unis, ses bases, pour qu’ils puissent attaquer l’Irak. On peut, donc, dire que le gouvernement qatari de l’époque a rompu ses relations avec Bagdad, dans le cadre d’une décision hâtive et d’un suivisme aveugle du régime des Al-e Saoud. Le gouvernement qatari a été accusé, à plusieurs reprises, par les responsables irakiens, d’ingérence, dans les affaires intérieures de Bagdad, voire, de soutien aux groupes terroristes. Le Qatar a même accueilli, pendant un certain temps, Tareq Hachemi, ancien vice-Président irakien, en fuite. Cette approche du Qatar a suscité la vive réaction des responsables irakiens, dont Nouri al-Maliki, ex Premier-ministre, et elle fut, également, à l’origine des relations tendues entre le Qatar et l’Irak. Cependant, les responsables irakiens et qataris ont entamé de sérieux efforts, au premier semestre de 2015, visant à rouvrir les ambassades des deux pays et à réchauffer les relations bilatérales. Les rencontres bilatérales et les allées et venues diplomatiques figurent parmi lesdits efforts. On dirait bien que le refroidissement des relations entre Riyad et Doha incite de plus en plus ce dernier à se rapprocher de Bagdad.

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