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jeudi, 25 juin 2015 14:45

Les Palestiniens présentent leur premier dossier contre le régime sioniste devant la CPI

IRIB- Une délégation palestinienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, devait être reçue, jeudi après-midi, à la Cour pénale internationale, (CPI), de La Haye.
Un dossier de plusieurs centaines de pages y sera remis au bureau de la Procureure Fatou Bensouda, afin de nourrir l'examen préliminaire, ouvert le 16 janvier dernier, sur les crimes présumés, commis depuis un an, dans les territoires palestiniens. «Cette démarche marque la fin de l'impunité, dont Israël jouit, depuis 1948, au regard du droit international, estime le député indépendant, Moustafa el-Barghouti, qui siège au sein du comité, mis en place, pour suivre les travaux de la Cour. Les responsables militaires, politiques et économiques de ce pays vont, maintenant, devoir rendre des comptes».
Le dossier palestinien vise à convaincre la Procureure que des violations du droit international, suffisamment, graves, pour justifier la saisie de la CPI, ont été commises, en Cisjordanie, à Qods-Est et dans la bande de Gaza. La procureur, qui n'a, pour l'heure, pas ouvert d'enquête, en bonne et due forme, cherche à déterminer si les conditions sont réunies, pour s'engager dans cette direction. Elle devra, notamment, décider si la Palestine a qualité, pour déclencher les investigations de la Cour - ce que le régime sioniste conteste, en rappelant qu'il ne s'agit pas, à ses yeux, d'un État de plein droit.
Le Comité palestinien, qui regroupe des représentants de l'OLP, (Organisation de libération de la Palestine) et du Hamas, ainsi que de l'appareil sécuritaire et de la société civile, a constitué son dossier, avec l'aide de juristes internationaux familiers du fonctionnement de la CPI.
Ce dossier vise, notamment, à caractériser les violations du droit international, perpétrées dans le cadre de la colonisation, en Cisjordanie et à Qods-Est. Les données recueillies par diverses ONG, ainsi que des photographies aériennes, communiquées aux Palestiniens, leur ont permis de quantifier, en détai,l le nombre de constructions autorisées, mises en chantier et achevées, depuis le 13 juin 2014. Leur dossier souligne que le gouvernement du régime sioniste a donné son feu vert à la construction de 2.600 logements, dans le quartier de Givat Hamatos, au Sud de Qods. Cette colonie est particulièrement controversée, dans la mesure où elle menace d'isoler, totalement, le quartier palestinien de Beit Safafa. «Mais les crimes israéliens ne se limitent pas à la construction de logements, soutient Moustafa al-Barghouti. Nous visonsn aussin les déplacements forcés de population, l'annexion et l'appropriation illégale de terres, la construction du mur, la destruction de propriétés et la création d'un système d'apartheid».
Les Palestiniens entendent, également, attirer l'attention de la Cour, sur le déroulement de la dernière opération militaire, à Gaza, qui a fait plus de 2.200 morts, durant l'été 2014. Ils ont versé à leur dossier le rapport de l'ONG israélienne "Breaking the silence" («Rompre le silence»), dans lequel d'anciens soldats dénoncent un usage indiscriminé et disproportionné de la force, durant ce conflit. Le rapport, publié cette semaine, par la commission d'enquête indépendante de l'ONU, sera, également, transmis à la Procureure Bensouda. Ses auteurs estiment que les mécanismes mis en place, par le régime sioniste, pour faire la lumière sur les violations du droit commises, pendant la guerre, sont insuffisants. Ils déplorent, notamment, que l'enquête sur la mort de quatre garçons, foudroyés par des frappes israéliennes, alors qu'ils jouaient sur la plage, ait, récemment, été classée sans suite. Ils encouragent la CPI à se pencher sur les suspicions de crimes de guerre imputables à l’armée israélienne, ainsi qu'au Hamas.
Les autorités israéliennes, invitées par la Cour à communiquer les informations qui leur semblent pertinentes, n'ont pas, encore, fait connaître leur réponse. Elles s'interrogent sur la meilleure stratégie à adopter, pour contrer l'initiative palestinienne, qu'elles assimilent à une déclaration de guerre. N'étant pas membre de la CPI, le régime sioniste ne dispose d'aucun levier direct, pour défendre son point de vue, au sein de cette juridiction. Il n'a pas, encore, indiqué s'il délivrerait un visa à l'équipe que la Cour envisage d'envoyer, d'ici à la fin juillet, dans les territoires palestiniens.


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