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jeudi, 25 juin 2015 01:26

Drones tueurs : des «pilotes» déprimés, rongés par les remords

Drones tueurs : des «pilotes» déprimés, rongés par les remords
IRIB- Mardi dernier, le "New York Times" a publié
un dernier aperçu de ce que vivent les militaires qui pilotent des drones. Les opérateurs de ces Véhicules Aériens Sans Pilote souffriraient, au plus haut degré, d’épuisement et de stress, de sorte que l’armée de l’air US a été obligée de réduire le nombre de leurs «missions», qui était de 65 par semaine. L’autre raison est qu’elle ne dispose pas de ces pilotes en nombre suffisant. Il lui en faudrait 500 de plus...Bien que ces «pilotes» mènent leur guerre, dans des conditions de sécurité exemplaires, qu’ils rentrent, dans leur famille, tous les soirs, ils sont sujets à des Désordres post-traumatiques de stress, (DPTS), à des niveaux équivalents à ceux des pilotes de combat. Ce stress provient, pour partie, de ce que ces 1.200 pilotes ne sont pas sur un site d’opérations. En effet, bizarrement, contrôler un drone-espion ou servant à tuer à des milliers de kilomètres, soutenir, efficacement, des militaires en opération, au sol, ou plus vraisemblablement, se demander si vous avez ciblé un présumé terroriste ou des civils innocents, est usant, même si vous êtes à l’abri, dans un bunker du Nevada. Voir votre épouse et vos enfants, quelques heures plus tard, attise l’aliénation inhérente à ce travail. Vous êtes en service, mais à la maison. Cela doit être déstabilisant. De plus, il n’y a pas «assez» de pilotes, et, donc, ceux en poste sont fatigués et vidés. Pourquoi ? En 2013, dans le "New York Times", un des coauteurs d’un rapport de la Défense expliquait que «les pilotes d’appareils télécommandés fixent ce morceau de paysage, pendant des jours. Ils voient le carnage. Les pilotes classiques ne font pas cela. Ils sortent de là, dès que possible». Depuis que les avions de guerre, il y a une centaine d’années, ont, du ciel, déversé la mort, la pratique veut que vous exécutez et vous rentrez chez vous, immédiatement. Les drones et les yeux des opérateurs planent indéfiniment.(…) En avril, le site knowdrones.com a mis sur Internet des séquences tv, dans lesquelles il demandait à ces opérateurs de démissionner. Les activistes animant ce site, dont d’anciens militaires, ont, également, présenté cette demande, dans une lettre, où ils déclarent que : «les attaques de drones sont illégales, et les 6.000 victimes de celles-ci «minent les principes du droit international et des droits de l’Homme». L’optimisme n’est pas de mise : il est, quasiment, impossible de renverser la marche en avant des drones militaires. Ce sont des outils bon marché, très bon marché, permettant de maintenir une présence constante, dans des pays, avec qui les Etats-Unis ne sont même pas en guerre. Peut- être qu’un jour, le retour du bâton viendra, quand un terroriste utilisera un drone, mais, même à ce moment-là, les Etats-Unis seront incapables de reconsidérer l’utilisation de leurs nouveaux jouets. A moins qu’il n’y ait plus personne, pour les faire voler… et tuer. C'est un crime. Et c’est, peut-être, la raison pour laquelle les «droneurs» sont si déprimés. On peut espérer qu’ils savent ce qu’ils font et que cela a une répercussion sur leur psyché. Le danger est inhérent au DPTS, mais, les «droneurs» sont, peut-être, préoccupés par leurs coreligionnaires soldats et par le soutien qu’ils doivent, nécessairement, leur apporter… Les images vivaces de l’ombre rose, (sur leur écran – ndlr) de ce qui était un être humain - peut-être, un anonyme, traqué, depuis un signal téléphonique ou un comportement suspect, analysé comme un groupe terroriste ou un mariage en marche - semblent suffisantes, pour détruire celui, qui à des kilomètres de là, appuie sur le bouton de tir. S’il est triste de voir tant d’individus souffrir de troubles mentaux, cela est réconfortant, pour l’humanité, de constater que la guerre fait mal. Ni la «vertu» de la 2ème guerre mondiale, ni la sécurité de la guerre des drones, aujourd’hui, n’empêcheront un soldat de ressentir quelque chose, quand il prend une vie. *Lucy Steigerwald collabore aux sites Antiwar.com

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