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mardi, 23 juin 2015 15:25

L’accord nucléaire, axe des consultations entre Zarif et les 5+1

IRIB- Les négociations nucléaires entre l’Iran et les 5+1 se poursuivent toujours. Au cours des derniers jours, avant la date butoir fixée au 30 juin, les négociations nucléaires ont suivi un rythme accéléré. Les derniers pourparlers, pour parvenir à l’acquisition de l’accord, sont, aussi, devenus plus complexes.

Hier, lundi, Mohammad-Javad Zarif, le ministre iranien des A.E s’est entretenu, à Luxembourg, avec ses homologues, britannique, français et allemand, du processus des négociations nucléaires. Zarif a demandé aux ministres européens de s’abstenir de toute déclaration extrémiste.

Si les parties optent pour une réelle volonté politique, dans l’objectif d’accepter les réalités et la ligne de conduite, en vertu de l’accord conclu, à Lausanne, en Suisse, il sera, alors, possible d’achever ces négociations,  à la date butoir ou quelques jours plus tard.

«Nous pensons qu'il faut être, extrêmement, ferme, et que si un accord doit intervenir, cet accord doit être robuste, cela veut dire qu'il doit pouvoir être vérifié", avait, dans le même temps, déclaré Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, lors de sa rencontre avec Benyamin Netanyahu, le Premier ministre du régime sioniste, avant de se rendre à Luxembourg.

M. Fabius a répété, dimanche, qu'il fallait parvenir à un "accord solide", faute de quoi, "cela pourrait déboucher sur une prolifération de l'arme nucléaire, dans la région". "Il faut que l'AIEA, (Agence internationale de l'Energie atomique), ait la possibilité de vérifier les sites iraniens", selon lui. De même, les sanctions imposées à l'Iran doivent être levées, "progressivement", et doivent être réversibles, c'est-à-dire, qu'elles seraient réimposées, si l'Iran violait ses engagements. "Tout cela a été discuté, mais on ne s'est pas mis d'accord".

La répétition et l’acharnement, sur ces prises de position, constituent, en effet, une entrave à l’acquisition de l’accord, car  elles sont, diamétralement, opposées à l’accord conclu, à Lausanne, en Suisse.  

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a estimé, lundi, qu'il n'y avait pas de compromis possible, sur les inspections des sites nucléaires iraniens, en cas d'accord avec Téhéran, sur son programme controversé, cela constituant la ligne rouge de la Grande-Bretagne.

"Nous ne pouvons pas faire de compromis, sur les lignes rouges absolues que nous avons tracées. Si nous trouvons un accord, il doit être vérifiable, (car) il y a un manque de confiance des deux côtés", a déclaré M. Hammond, après avoir rencontré son homologue iranien, Mohammad-Javad Zarif, à Luxembourg.

Ces prises de position sont, en effet, la prolongation du courant planifié, à Tel-Aviv, visant à entraver l’acquisition de l’accord, soit disant «mauvais», sur le programme nucléaire.

Selon Frank-Walter Steinmeier, le ministre allemand des Affaires étrangères :"Nous sommes au début d'une période tout à fait décisive", mais "nous n'avons pas encore touché au but".

Actuellement, il faut transformer ces points principaux, en un texte acceptable de l’accord final. Le succès de cette entreprise dépend de la ligne de conduite établie dans le cadre de l’accord de Lausanne, et à la condition que l’Occident renonce à son maximalisme, incompatible avec l’accord-cadre de Lausanne.

En tout état de cause, ces négociations se termineront, fin juin. Ce que l’on peut, actuellement, dire, c’est que ces négociations sont au seuil d’une étape déterminante ; cependant, il faut espérer que les négociations, qui se poursuivent depuis une décennie,  parviendront, dans les jours à venir, à un résultat.

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