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dimanche, 21 juin 2015 04:25

Riyad/Doha, les inconciliables frères ennemis!!

 Riyad/Doha, les inconciliables frères ennemis!!
IRIB- Le site WikiLeaks vient de révéler les documents secrets
qui prouvent que le gouvernement du Qatar avait dépensé 250 millions de dollars pour préparer le terrain à l’échec de la tenue des élections présidentielles au Yémen, et le transfert du pouvoir dans ce pays de l’ancien président Ali Abdallah Saleh à son adjoint Abd Rabbo Mansour Hadi, sans qu’il y ait une élection présidentielle.Le site WikiLeaks a également diffusé un document qui prouve que le Conseil de coopération du golfe Persique est une institution régionale pleine de contradiction, qui est devenue carrément un terrain de rivalité intense entre deux pays membres, c’est-à-dire l’Arabie saoudite et le Qatar.
Le Conseil de coopération du golfe Persique est une organisation régionale arabe qui réunit en son sein des pays du sud du golfe Persique qui semblent avoir de nombreux affinités et points communs. Cependant, malgré l’existence de ces points de convergence parmi les pays membres du CCGP, sur le plan pratique, les relations parmi ces pays sont marquées plutôt par des divergences et des rivalités que par la convergence et la coopération. L’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït et le Sultanat d’Oman sont les six pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique. Avant les événements qui se sont produits dans le monde arabe à partir de 2011, le CCGP est devenu une organisation de très peu d’influence et d’efficacité, de sorte que ses missions se sont réduites pratiquement à la tenue des réunions de routine et à la publication des déclarations répétitives.
Mais après les mouvements des protestations populaires dans plusieurs pays arabes à partir de 2011, les pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique ont essayé de redynamiser cette organisation régionale, et de s’en servir pour peser davantage sur les événements de la région du Moyen-Orient. C’est surtout le cas de l’Arabie saoudite, le plus grand pays membres du CCGP.
Depuis 2011, Le Conseil de coopération du golfe Persique a joué un rôle plus marquant dans les événements du monde arabe, notamment en ce qui concerne les crises internes à Bahreïn (membre du CCGP) et le Yémen (seul pays de la péninsule arabique qui n’est pas membre de cette organisation régionale). A Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït se sont référé au traité du « Bouclier de la péninsule » pour expédier leurs forces militaire à Bahreïn pour réprimer le soulèvement populaires des citoyens contre régime des Ale Khalifa. Pourtant, deux autres pays du CCGP, c’est-à-dire le Qatar et le sultanat d’Oman n’ont pas participé à cette intervention militaire à Bahreïn. Oman est le seul pays du CCGP qui essaie de rester neutre et de ne pas prendre part ç l’aventurisme militaire dans lesquels se lancent de plus en plus l’Arabie saoudite, le pays le plus forte du CCGP. Mais si le Qatar n’a pas participé à la mission des forces du « Bouclier de la péninsule » à Bahreïn c’était bel et bien pour montrer son opposition au plan de l’Arabie saoudite pour Bahreïn.
Lors de la crise de 2011 au Yémen, les pays du Conseil de coopération du golfe Persique, dirigés par l’Arabie saoudite, y sont intervenus pour empêcher la victoire de la révolution du peuple yéménite. La démission de l’ancien président du Yémen, Ali Abdallah Saleh en échange de l’immunité, et la tenue d’élections au Yémen faisaient tous parties du plan du CCGP pour maintenir le statu quo au Yémen.
Mais dans le dossier yéménite, ce qui sautait surtout aux yeux c’était la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar : le gouvernement de l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh qui était soutenu par l’Arabie saoudite, critiquait sans cesse les interventions du gouvernement du Qatar dans ses affaires intérieures. Saleh accusait le Qatar de soutenir ses opposants intérieurs, et surtout se plaignait de la chaîne Al-Jazira pour avoir diffusé des émissions pour le critiqué et encourager ses opposants.
Maintenant, le site WikiLeaks vient de diffuser des documents secrets qui prouvent que le gouvernement du Qatar avait effectivement dépensé 250 millions de dollars pour mener à l’échec la tenue de l’élection présidentielle au Yémen en 2012. Ainsi au lieu d’être le partenaire de l’Arabie saoudite dans le dossier du Yémen, le Qatar a concurrencé Riyad et a essayé d’empêcher la réalisation des plans des Saoudiens.

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