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mardi, 14 avril 2015 04:51

L’intervention militaire saoudienne au Yémen : quel avenir ?

L’intervention militaire saoudienne au Yémen : quel avenir ?
IRIB- Très vite, les dirigeants saoudiens se sont trouvés devant un dilemme au Yémen :
Doivent-ils abandonner la guerre sans aucun résultat et annoncer unilatéralement la trêve ? Où devront-ils supplier quelques médiateurs pour obtenir une solution politique ? Le site d’information Al-Waqt a publié un commentaire sur l’avenir de l’intervention militaire saoudienne au Yémen. L’auteur estime qu’il y a des indices qui montrent clairement que l’agression militaire contre le Yémen, n’a pas donné aux dirigeants saoudiens la «solution » qu’ils cherchaient dans ce pays. Par conséquent, très vite, les Saoudiens se sont trouvés face à un choix difficile : soit ils devront abandonner la guerre sans aucun résultat pour annoncer une trêve, soit ils devront supplier d’autres pays d’intervenir en tant que médiateurs pour offrir à Riyad une sortie honorable par une « solution politique » qui pourrait donner aux Saoudiens un minimum d’avantages dans leur guerre contre la révolution du peuple yéménite. Selon une source à Riyad, six jours après le début des raids aériens contre le Yémen, le roi Salmane aurait dit devant le Conseil des ministres qu’il exigeait la réalisation de plusieurs conditions pour mettre fin aux raids aériens contre le Yémen : le retour du président démissionnaire au pouvoir, le désarmement général des groupes populaires, fin des menaces contre le gouvernement soutenu par le Conseil de Coopération du golfe Persique, et la reprise des négociations entre les groupes politiques et le gouvernement de Hadi Mansour.
En effet, ces conditions indiquent que l’Arabie saoudite veut que le Yémen revienne à la situation d’antan de la deuxième révolution du peuple, acceptant de nouveau les conditions décrites dans le plan du Conseil de Coopération du golfe Persique. Cependant, le fait que le roi Salmane ait accepté l’idée du dialogue entre son protégé Mansour Hadi et les groupes politiques pour la formation d’un gouvernement représentatif, montre qu'une vingtaine de jours après le début des raids aériens, l’Arabie saoudite désire passer de la phase militaire à la phase politique. D’ailleurs, les efforts politiques et diplomatiques de Riyad pour créer une véritable coalition régionale contre le Yémen ont échoué, tandis que les raids aériens n’ont pas sensiblement affaibli le mouvement populaire Ansarrallah au Yémen et les choses n’ont pas tourné sur le terrain comme le souhaitait Riyad. Cela dit, l’inefficacité de l’intervention militaire saoudienne s’est avérée, et les services de renseignement saoudien n’ont pas gagné non plus leur pari. En même temps, les forces de l’armée et d’Ansarrallah poursuivent leur progression dans les quatre provinces du sud dont Aden, alors que l’aviation saoudienne s’était concentrée sur le bombardement des positions des révolutionnaires au nord et à l’ouest du Yémen. Le mouvement Ansarralah a su donc profiter de l’erreur stratégique de l’Arabie saoudite pour accélérer sa progression vers le Sud. Or, avant le début de l’agression militaire saoudienne, le mouvement Ansarrallah n’avait pas l’intention d’avancer militairement vers le sud. Pour le moment, les forces de l’armée et du mouvement Ansarallah ont encerclé la province de Maareb, qui a une superficie de 17.000 km², et 240.000 habitants. Ainsi, les révolutionnaires yéménites s’approchent des dernières bases d’Al-Qaida et des partisans de Hadi Mansour au Yémen.

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