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mercredi, 11 mars 2015 17:08

La part de l’Europe et de la Turquie dans la pandémie "Daesh"!!

La part de l’Europe et de la Turquie dans la pandémie "Daesh"!!
IRIB- Même si l’armée et les forces populaires irakiennes et syriennes

ont infligé des coups durs aux éléments du groupe  terroriste Daesh, on assiste, pourtant, à la diffusion d'informations, sur l’adhésion à ce groupe de nouvelles recrues, venues de différents pays, notamment, européens.

Actuellement, 3.000 Takfiris européens se battent, en Syrie et en Irak, dont le nombre augmentera, d’ici la fin de l’été, à  5.000, et à 10.000, jusqu’à la fin de 2015, a annoncé Manuel Valls, le Premier ministre français.

Dans ce droit fil,  Nicolas Rasmussen, Directeur du Centre national anti-terroriste américain, (NCTC),  a affirmé : "Jusqu’à présent, environ, 20.000 étrangers, notamment, des Occidentaux, ont  rejoint Daesh, en Irak et en Syrie. La plupart de ces gens sont arrivés, dans ces pays, via la Turquie.

Les Etats-Unis commandent, depuis 9 mois, la coalition d’environ, 50 pays, pour la  lutte contre Daesh. L’objectif de  cette coalition est de fermer toutes les voies de secours, de couper les ressources financières et de faire cesser l’adhésion de nouveaux éléments à Daesh.

Cependant, hors d’une série de raids aériens contre les positions et des convois des Daeshistes, en Irak et en Syrie, cette coalition n’a, pratiquement, entrepris aucune démarche, pour changer la situation militaire et opérationnelle du groupe terroriste takfiri Daesh.

Les opérations de l’armée et des forces populaires sont menées, sans l’aide de la coalition internationale, prétendument, anti-Daesh, car, en effet, une partie de cette coalition continue d’apporter des aides directes aux Daeshistes.

Certes, la non-adhésion de l’un des alliés-clés des pays occidentaux  et arabes à la coalition anti-Daesh a préparé le terrain à la réception, par Daesh, d’aides financières et en armement et à l’adhésion de nouveaux terroristes à ce groupe.

Les médias, de même que certains politiciens et de hautes autorités américaines et européennes, ont reconnu le déplacement aisé des terroristes, via les frontières turques avec la Syrie et l’Irak.

Bien que la Turquie soit sous la pression de ses alliés occidentaux, pour qu’elle opte pour des mesures plus strictes, afin d’empêcher les déplacements  des Daeshistes, via ses frontières, cependant, force est de constater que "ce pays, soit il n’est pas capable, soit il ne veut  pas que cela se réalise", a écrit, mardi 10 mars, dans son dernier numéro, le quotidien "New York Times".

La Turquie est  membre de l’OTAN et dispose d’une grande armée. Par ailleurs, les services de renseignement turcs, (MIT), figurent parmi les organisations les plus puissantes, au Moyen-Orient. Si le MIT le veut, il est capable d’empêcher les allées et venues des Daeshistes, sur son sol.

Mais la question est de savoir pourquoi la Turquie n’a pas participé à la coalition internationale soi-disant anti-Daesh, dirigée par les Etats-Unis ?

Récemment, en réponse à la question de savoir s’il est optimiste, quant au fait  que  la Turquie entreprendrait davantage de démarches contre Daesh, James R. Clapper, le Directeur du renseignement national américain s’est exprimé en ces termes : "Non, je ne suis  pas optimiste. La Turquie a d’autres intérêts et priorités".

"La lutte contre Daesh ne fait pas partie des  priorités de la Turquie", avait, auparavant, dit Clapper, lors de propos tenus à la tribune de la Commission des forces armées du Sénat.

Clapper parle du  peu d’intérêt porté par la Turquie à la lutte conte Daesh,  alors que Washington et Ankara ont conclu des contrats de coopérations sécuritaires contre les terroristes.

Ce contrat prévoit la formation,  en Turquie, de  milliers de terroristes, financée par les Etats-Unis, pour soi-disant se battre contre les extrémistes daeshistes, mais, en réalité, contre le gouvernement  syrien. Et ce, alors que le gouvernement turc est accusé de soutenir Daesh ou du moins, d’indifférence, à l’égard de ce groupe terroriste.

Ces aveux, au niveau des médias américains et européens, et les interactions, en matière de renseignement et de  leurs miliaires avec la Turquie, montrent que la coalition anti-Daesh n’est qu’une parodie et que l’Occident et ses alliés, dans la région, ne sont pas déterminés à lutter contre Daesh.

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