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mardi, 27 janvier 2015 06:57

Liban : trois événements qui nécessitent la vigilance du Hezbollah et du gouvernement

IRIB- Depuis un mois le Liban a été le théâtre de trois attaques des groupes terroristes, ce qui nécessite la vigilance du gouvernement et du Hezbollah. 

Depuis un mois, des incidents importants se sont produits au Liban. Deux attentats à la bombe ont eu lieu au quartier Al-Alaoui dans la ville de Tripoli (nord) et une attaque armée a été organisée aussi contre la prison de Roumieh, la plus grande prison du Liban où sont gardés les prisonniers salafistes et takfiris. Ce sont sans aucun doute d’importantes menaces de la part des groupes terroristes takfiris contre le gouvernement libanais et contre le Hezbollah. Selon les dernières informations, près de 200 membres des groupes terroristes takfiris ont attaqué aussi l’une des bases de l’armée libanaise dans la région de Ras Baalbek, près de la vallée de la Bekaa. En outre lors des affrontements armés qui ont eu lieu vendredi soir 5 militaires libanais dont un officier ont été tués.

Les attentats-suicides à Jebal Mohsen :

Le premier incident a eu lieu dans la localité de Jebal Mohsen dans le quartier Al-Alaoui de Tripoli, deuxième grande ville du Liban (Nord). Tripoli est la deuxième ville la plus peuplée du Liban, après Beyrouth, et les Sunnites représentent la majorité de sa population. Le 10 janvier, deux kamikazes ont mené des attentats à la bombe dans une rue du quartier al-Alaoui. Les indices indiquent que leur but était de tuer le maximum de gens possible. Dans ces attentats, neuf personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres ont été blessées. C’est la première fois depuis début mars 2014 que les kamikazes prennent pour cible les civils au Liban. L’attentat à la bombe du 16 mars 2014 avait eu lieu dans la cité de Nabi-Osman dans le nord de la vallée de la Bekaa et avait laissé 4 morts et 16 blessés. A parti de cette date, plusieurs autres attentats à la bombe avaient eu lieu au Liban, mais ils prenaient pour cible des effectifs ou des installations de l’armée libanaise ou du Hezbollah. Mais maintenant, après neuf mois, les terroristes takfiris prennent de nouveau pour cible les civils.

En outre, il faut souligner que ces nouveaux attentats à la bombe à Tripoli après la prise des mesures draconiennes de sécurité par l’armée et les forces de sécurités et de renseignements du Liban pour rétablir la sécurité et la stabilité à Tripoli après les accrochages qui y avait eu lieu du 24 au 27 octobre 2014. Cela veut dire que les terroristes takfiris voulaient montrer que les mesures prises par les Libanais pour se défendre contre les attentats terroristes n’étaient pas efficaces.

Et enfin, il faut rappeler que ces derniers attentats terroristes à Tripoli interviennent alors que les deux grands courants politiques du pays sont en train de négocier pour mettre fin à leurs différends et pour combler le vide institutionnel dû à l’impossibilité jusqu’à présent de désigner le nouveau Président de la République. Depuis plusieurs semaines, le Hezbollah (chiite) et le Courant al-Mustaqbal (sunnite) négocient pour résoudre les problèmes politiques du pays dont le dossier des élections parlementaire et la nomination du nouveau Président de la République. Les autres partis et courants politiques du pays ont tous soutenu le processus du dialogue entre le Hezbollah et le courant al-Mustaqbal.

De ce point de vue, il est donc possible de dire aussi que les auteurs des attentats à la bombe à Jebal Mohsen à Tripoli n’ont pas seulement pris pour cible la sécurité de Tripoli et la vie des civils, mais aussi le processus d’un dialogue constructif entre les Chiites et les Sunnites au Liban, afin de pouvoir attiser le feu des rivalités entre les différents groupes ethniques et religieux du pays. Les enquêtes menées sur ces incidents indiquent que les auteurs de ces attentats étaient membres des groupes terroristes takfiris qui se battent en Syrie contre le gouvernement du président Bachar al-Assad. Ces enquêtes ont montré aussi que les groupes terroristes takfiris, actifs en Syrie, étaient liés aussi aux salafistes takfiris de la prison de Roumieh aussi. Roulieh est la plus grande prison du Liban et se situe à 15 kilomètres au nord-est de Beyrouth, la capitale. Les deux groupes terroristes de l’Etat islamique (Daesh) et le Front al-Nosra ont déjà annoncé que la libération de leurs prisonniers à Roumieh est l’une des conditions de la libération des soldats libanais qu’ils ont pris en otages.

Emeute dans la prison de Roumieh :

Pour mieux comprendre les événements qui se sont produits dans la prison de Roumieh, il faut tenir compte des activités des groupes terroristes takfiris depuis plusieurs mois. Quand les groupes terroristes salafistes ont compris que le gouvernement libanais et le Hezbollah n’acceptaient pas leurs demandes, ils ont organisé l’émeute des prisonniers et leurs attaques contre les gardes. Le but des terroristes était donc de prendre en main le contrôle de la prison de Roumieh de l’intérieur. Mais les forces de sécurité ont réagi aux auteurs de cette émeute. Les agents ont fouillé les cellules et ont découvert et saisi les téléphones portables et les ordinateurs branchés à Internet.

Attaque contre Ras Baalbek :

 Les attentats à la bombe à Jebal Mohsen et la mutinerie dans la prison de Roumieh n’ont pas réalisé les objectifs des groupes terroristes de Daesh et du Front al-Nosra qui exigeaient la libération de leurs prisonniers, détenus à Roumieh. Par conséquent, ces deux organisations terroristes ont menacé de tuer leurs otages, c’est-à-dire les soldats de l’armée libanaise qu’ils ont enlevés il y a quelques mois. Ces menaces n’ont pas pu réaliser non plus leurs objectifs. C’est pourquoi les groupes terroristes takfiris ont planifié un autre scénario. Dans ce cadre, les terroristes takfiris de Daesh ont organisé une attaque contre une base de l’armée libanaise dans la cité de Ras Baalbek. La majorité des habitants de cette cité sont chrétiens, et ils peuvent être considérés malheureusement comme des cibles préférées des terroristes takfiris au Liban.

En organisant cette attaque, à laquelle ont participé près de 200 membres de ce groupe terroristes, Daesh a voulu montrer qu’il souhaite intensifier les menaces terroristes au Liban et développer ses attaques contre la communauté chrétienne du pays. L’autre but des terroristes est de conduire vers l’impasse le processus du dialogue entre le Hezbollah et le Courant al-Mustaqbal, en se servant du dossier des soldats pris en otage comme un levier de pression sur l’armée libanais et le gouvernement.

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