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dimanche, 04 janvier 2015 11:59

La survie d'Assad n'est pas négociable !

IRIB – La Maison Blanche a annoncé que sa positon serait impartiale envers la réunion de Moscou,
disent des sources occidentales. Pour sa part, la coalition de l'opposition syrienne a annoncé qu'elle souhaiterait prendre son temps jusqu'à sa 18ème réunion à Istanbul au cours de laquelle les nouveaux leaders de l'opposition devront être connus. Ce sera après cette réunion que la coalition de l'opposition syrienne va annoncer sa position envers l'invitation reçue des russes pour participer aux négociations qui devront réunir vers la fin janvier les représentants de l'ordre et des opposants syriens à Moscou. A en croire le journal libanais Al-Hayat qui cite des sources diplomatiques à Paris, les responsables russes ont déjà dit aux opposants syriens que le sort du Président Assad ne serait pas négociable à Moscou, et qu'il est prévu qu'on y discute sur la suite des négociations nationales conformément au cadre établi à la conférence de Genève-1. Les sources occidentales ont également annoncé que la position de Washington envers la réunion de Moscou serait impartiale.
Il a été décidé que la réunion de 2 jours de l'opposition syrienne se déroule à huis-clos à Istanbul. Selon un communiqué publié par la coalition de l'opposition syrienne, à l'ordre du jour de la réunion d'Istanbul, on a surtout prévu un échange de points de vue sur les dernières évolutions à se produire sur le terrain mais aussi sur le plan politique en Syrie, dont le plan de la Russie et celui du nouveau représentant de l'ONU, Staffan de Mistura, sur l'arrêt du conflit à Alep. De même, le remplaçant de l'actuel chef de la coalition de l'opposition, Hadi Al-Bahra, ainsi que les membres de son conseil d'administration dont un secrétaire général en remplacement de Nasser Al-Hariri et des vice-présidents de la coalition seront désignés à Istanbul.
Toujours selon les sources diplomatiques depuis Paris, Moscou a demandé aux Etats occidentaux dont les Etats-Unis d'éviter de propager, à travers leurs médias, un regard négatif, sur la réunion prévue les 27 et 28 janvier à Moscou. « On ne va pas discuter d'une survie ou d'un départ du Président Assad ; on va juste négocier dans le cadre des paragraphes (de la déclaration finale) de Gènève-1 », ont aussi annoncé les russes aux opposants syriens ; or, les occidentaux reprochent à Moscou de ne pas vouloir négocier sur les points les plus importants de la déclaration finale de Genève-1, faisant allusion, selon eux, à la coalition transitive et au départ de Bachar Al-Assad.
Les sources françaises ont dit à Al-Hayat que la réunion de Moscou a d'ores et déjà divisé les opposants syriens en deux groupes. De même, on s'attend à ce que le vice-président syrien Bouthaina Chaabane dirige la délégation gouvernementale syrienne à Moscou. Dans le même temps, un opposant syrien souhaitant l'anonymat a déclaré à Al-Hayat que le Caire a conditionné son interaction avec le Comité national de coordination pour le changement démocratique en Syrie, du fait que l'opposition syrienne prenne ses distances avec les membres des Frères musulmans. L'Egypte leur a même demandé de ne pas accepter les Frères à une réunion préparatoire prévue les 21 et 22 janvier au Caire. Par ailleurs, le Ministre syrien de l'Information, Omran Al-Zaabi a déclaré à la télévision d'Etat syrienne que l'invitation faite par la Russie était bien claire. « Moscou nous a invités à nous y réunir pour des consultations et pour préparer les futurs pas. Il s'agit des négociations syro-syriennes qui se dérouleront sans aucun préalable et qui illustrent la volonté de Moscou pour aider au règlement de la crise en Syrie », a ajouté le Ministre, et de préciser qu'on ne va pas négocier l'indépendance nationale et la volonté du peuple syrien. En ce qui concerne la réunion des opposants syriens au Caire, le Ministre de l'information syrien s'est ainsi exprimé : « Nous nous sommes montrés traditionnellement enthousiastes envers l'Egypte ; nous leur avons demandé de jouer un rôle clair dans toutes les affaires de l'Ummah arabe ; mais jusqu'à aujourd'hui, ils n'ont fait preuve d'aucun rôle pour résoudre la crise syrienne, alors qu'ils sont censés entretenir des relations différentes et globales avec le gouvernement syrien et ne pas limiter leurs relations aux contacts avec les opposants ».

Avec irdiplomacy.ir

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