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mercredi, 28 mai 2014 10:27

Visite inopinée à Bagram et la frustration d’Obama

IRIB- Obama a effectué une visite surprise à Bagram en Afghanstan, mais le rejet de sa demande de rencontre par le président Karzaï l’a poussé à

quitter le pays avec un sentiment de frustration. Selon un communiqué de la présidence afghane, l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul avait demandé au président afghan Hamid Karzaï de rencontrer le président Barack Obama à la base aérienne des Américains à Bagram, mais Karzaï avait répondu qu’il ne rencontrerait le président américain qu’à son bureau à Kaboul. La frustration du président Barack Obama fut autant plus grande que dès son retour aux Etats-Unis, il a parlé au téléphone avec le président Hamid Karzaï pour lui dire qu’il signera le pacte sécuritaire des deux pays avec le prochain président de l’Afghanistan. 

Officiellement les Américains ont annoncé que l’objectif de la visite surprise du président Obama en Afghanistan était de rendre visite aux militaires américains stationnés dans ce pays, mais certains analystes afghans disent que ce n’était qu’une partie de la réalité. Certains observateurs disent que le président Obama aurait voulu aussi rencontrer à Bagram les deux candidats du second tour de la présidentielle afghane. Mais la visite du président américain en Afghanistan a coïncidé avec la révélation de l’écoute des conversations téléphoniques des Afghans par les agences de renseignements des Etats-Unis, ce qui apparemment amené le président Obama d’annuler sa demande de rencontre avec les candidats du second tour de la présidentielle en Afghanistan.

La difficulté de la signature du pacte de sécurité Washington-Kaboul :

Le président afghan Hamid Karzaï a jamais dit qu’il ne signerait pas le pacte de sécurité Washington-Kaboul sous aucune condition. Par contre, il a déclaré clairement qu’il avait des conditions précises pour signer un tel accord avec le gouvernement américain, mais la Maison Blanche n’a pas voulu accepter les demandes du président afghan. En réalité, la monté des sentiments anti-américains en Afghanistan constitue l’obstacle principal qui se dresse devant la signature du pacte de sécurité entre les Etats-Unis et l’Afghanistan. Tandis que les Etats-Unis demandent expressément à Kaboul de signer le pacte de sécurité, les Afghans se plaignent de plus en plus du non-respect des autorités américaines envers leurs engagements vis-à-vis de l’Afghanistan où la méfiance envers la Maison Blanche devient de plus en plus profonde.

Par ailleurs, les déclarations irresponsables des autorités américaines à l’égard e l’Afghanistan et leur prévision irréaliste quant à la situation générale de l’Afghanistan après le retrait des forces militaires occidentales, empêchent les groupes politiques afghans de pouvoir prendre au sérieux l’engagement des Américain à un pacte de sécurité avec l’Afghanistan. En réalité, ce que les Afghans attendaient d’un pacte sécuritaire avec les Etats-Unis était une participation responsable et sérieuse des Américains au renforcement de la sécurité en Afghanistan. De nombreuses fois, les autorités afghanes ont demandé aux Etats-Unis de faire pressions sur un pays de la région qui offre des camps et des casernes aux terroristes qui mettent en péril la sécurité de l’Afghanistan, mais les Etats-Unis n’ont jamais fait attention à cette condition des Afghans pour signer le pacte de sécurité. En tout état de cause, une chose est claire pour tout le monde, le prochain président de l’Afghanistan ne pourra pas signer un accord de sécurité avec les Etats-Unis, sans tenir compte des intérêts nationaux de l’Afghanistan.

En outre, la révélation de l’écoute des conversations téléphoniques des Afghans a créé une ambiance de méfiance dans les relations entre Kaboul et Washington. Les Américains et les Britanniques prétendent qu’ils avaient organisé ces opérations d’écoute sous prétexte de lutter contre le trafic de la drogue. Mais il paraît que ces opérations n’étaient pas limitées aux opérations anti-drogues.

Les oppositions qui s’expriment dans la région contre la poursuite de la présence militaire des Etats-Unis en Afghanistan font dresser d’autres obstacles devant la signature de l’accord sécuritaire entre Washington et Kaboul. Le nouveau président afghan ne pourra pas rester indifférents à cet égard. En tout état de cause, il paraît que le prochain président afghan sera amené d’une manière ou d’une autre à imposer des conditions à la signature de l’accord de sécurité avec les Etats-Unis, conditions qui seraient issues des intérêts nationaux de l’Afghanistan et pourraient mettre Washington dans l’embarras. 

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