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samedi, 02 novembre 2013 09:08

Raid israélien : pourquoi la Syrie n’a pas réagi ?

IRIB- C’est un principe universel.

Le principe de classification des priorités partout dans le monde est lié à des tactiques dont la retenue face à l’ennemi et  le refus d’une confrontation directe. Le rédacteur en chef du journal libanais Al-Akbar, Ibrahim Al-Amin, évoque notamment ce constat dans son article consacré à l’attaque israélienne contre la Syrie et il demande la mise en place d’un système dissuasif de la part de l’axe de la Résistance face à l’ennemi.

Al-Amin écrit : les propos évoqués au sujet de la toute nouvelle attaque d’Israël contre la Syrie s’inscrivent pour de multiples raisons dans le cadre des informations qui ne sont pas confirmées. La première raison c’est que cette attaque a eu vraiment lieu ou non ? Puisque les informations liées sont majoritairement divulguées par des groupes de l’opposition syrienne, que les médias occidentaux ont reprises. Quant à Israël, il s’abstient en général d’accepter la responsabilité des démarches coûteuses et il a évoqué l’affaire dans ses médias, en citant des groupes de l’opposition syrienne et en divulguant des rapports attribués aux médias occidentaux. Or les modalités de la réaction d’Israël envers cette question ne nient pas la réalité, car la méthode de l’interaction des médias israéliens avec cette affaire, est considérée en quelque sorte la revendication indirecte de cette agression. Il s’agit effectivement de la méthode de toujours d’Israël.

Les messages de cette attaque

De même des détails sur le type de la cible touchée sont dignes d’intérêt : La cible touchée était-elle une série d’installations dont les armes ont été évacuées ? Dans ce cas, l’attaque israélienne véhiculait plutôt un message politique à l’axe dont la Syrie est membre. Autre question c’est que l’armée syrienne était-elle directement attaquée par une arme moderne ? Dans ce cas, l’objectif de cette attaque est un message urgent au gouvernement syrien et au Hezbollah.

En tout cas, nous sommes faces à un événement dont les nombreux vecteurs devront être élucidés d’autant plus que cette affaire ne réduit en moins l’importance du débat autour des modalités de la réaction israélienne vis-à-vis de la crise syrienne, durant ces derniers mois. Cet événement a remis au premier plan la question du « système dissuasif nécessaire pour endiguer l’agression d’Israël contre la Syrie » et aussi les modalités de la réaction de la Syrie à une telle attaque.

En premier lieu, il faut régler une fois pour toute, un vieux débat à la fois perfide et spontané : la Syrie n’est pas encore passée à l’étape de confrontation militaire et directe avec Israël. Pour cette raison, d’aucuns pensent que la Syrie n’est pas un pays de la résistance mais plutôt un pays de compromis. Il est vrai que nombreux sont les détails et les données à propos du rôle de la Syrie dans le soutien à la résistance au Liban, en Palestine et en Irak, qui suggèrent l’inverse ; d’autant qu’un débat réaliste et logique nécessite des questions claires pour avoir une juste conception de la donne actuelle. Dans ce cas, accorder un intérêt plus que nécessaire aux prétentions et aux analyses des sbires des Etats-Unis, d’Israël et des pays occidentaux usurpateurs à propos du monde arabe, s’avère inutile ; d’autant qu’on entend ces mêmes analyses de la bouche d’un certain nombre d’arabes et même syriens qui ont demandé impunément l’attaque US contre la Syrie et ils n’en ont même pas honte !!

Axe vs axe

La question essentielle consiste le système dissuasif de l’axe de la Résistance. Dans ce cas, il faut non seulement parler de la Syrie, mais aussi à propos du Hezbollah en particulier voire de toutes les forces de la Résistance. Autrement dit dissuader l’ennemi ne se limite à la Syrie car le dossier de la Syrie ne concerne pas à la seule Syrie. Autre question : les Etats-Unis, Israël et les autres pays de l’axe anti-syrien agissent conformément à ce principe qu’un axe est face à eux et seule la Syrie n’est pas devant eux ; ceci dit, toutes les démarches qu’entreprennent les ennemis de la Syrie, seront certes dans le cadre des positions et des réactions de l’axe dans son ensemble. En outre, les opérations qu’Israël a lancé durant cette dernière décennie contre la Syrie, que ce soit des opérations terroristes ou des raids aériens, ont essentiellement visé les intérêts directs des forces de la résistance.

Tout ce qui est dit, montre que le gouvernement syrien ne peut pas  à lui seul concevoir, préparer et lancer le système dissuasif, il faut que cela se réalise par toutes les composantes de l’axe de la résistance. Israël, les Etats-Unis, l’Occident, certains pays de la région dont la Turquie (il y a quelques mois) et l’Arabie (hier, aujourd’hui et peut-être demain) sont aux prises avec une crise en bonne et due forme à propos d’une attaque directe contre l’Iran, le Hezbollah et même les groupes de la résistance palestinienne ; mais aujourd’hui ils agissent de sorte que la Syrie est le talon d’Achille de l’axe dela Résistance et que les réalités de la donne syrienne leur permettent de telles attaques, car ils supposent que la réaction syrienne ne sera pas certaine. Israël sait que le volume et les modalités des attaques qu’il envisage lancer contre le territoire syrien pourraient se faire sans une riposte certaine de la part de la Syrie.

Pourquoi la Syrie n'a pas riposté ?

Le principe de classification des priorités partout dans le monde est lié à des tactiques dont la retenue face à l’ennemi et  le refus d’une confrontation directe. En substance : la priorité du gouvernement syrien et celle de l’axe où la Syrie est considérée comme le vecteur central, c’est qu’il ne faut pas se lancer dans une bataille que l’ennemi a programmé le calendrier et le lieu. 

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