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jeudi, 21 mars 2013 05:30

Afghanistan : Karzaï, le vrai faux anti-américain!

IRIB- Le commandant des forces étrangères, en mission, en Afghanistan, le Général Joseph Dunford, ..

...s’est entretenu, mercredi, avec le Président afghan, Hamid Karzaï.Après cette rencontre, le Général Dunford a renouvelé, devant les journalistes, sa promesse de confier aux forces afghanes, les responsabilités sécuritaires, dans la province de Wardak. Selon le bureau de commandement des forces étrangères, Dunford et Karzaï sont tombés d’accord, lors de cet entretien, au sujet du retrait des forces étrangères de la province de Wardak. Suite aux vastes protestations populaires, dans différentes régions de Wardak, contre les mesures illégitimes et inhumaines des forces étrangères, dans cette province, le Président afghan, Hamid Karzaï, a décrété, récemment, le retrait immédiat des militaires étrangers, de ladite province. Le décret présidentiel et le délai de 4 jours, pour quitter la province de Wardak, ont, pourtant, été accueillis par l’indifférence du Général Dunford. «La Maison Blanche n’a aucun plan prévoyant le retrait de Wardak», a-t-il affirmé. Or, les responsables américains étaient, déjà, fâchés contre le Président afghan, Hamid Karzaï, qui avait, vivement, réagi à l’ouverture, au Qatar, du nouveau tour de négociations entre les Etats-Unis et les Talibans. Karzaï avait, surtout, dénoncé une connivence entre les Etats-Unis et les Talibans, visant, selon lui, à prolonger la guerre, et par voie de conséquence, la présence étrangère, en Afghanistan. La rencontre Karzaï-Dunford a, donc, eu lieu, sur un fond d’escalade des tensions, dans les relations Kaboul-Washington. Des experts politiques estiment que, si le Président afghan, Hamid Karzaï a durci le ton contre la politique afghane des Etats-Unis, c’est, en fait, pour amadouer les différents groupes  politiques, ethniques ou religieux, très critiques envers le comportement arbitraire des troupes étrangères, en Afghanistan. D’autres disent qu’à travers cette rhétorique virulente, Hamid Karzaï, qui s’approche de la fin de son mandat présidentiel,  peaufine son bilan. C’est, peut-être, pour cette raison qu’en réaction aux réticences états-uniennes, pour quitter la province de Wardak et confier la responsabilité de la prison de Bagram aux forces afghanes, Karzaï a affirmé que les Américains étaient venus, en Afghanistan, pour y rester.

Hamid Karzaï quittera son siège présidentiel, après deux mandats de cinq ans, et selon la Constitution afghane, ne pourra pas se porter candidat, pour un 3ème mandat. Ceci dit, on pourra s'attendre, pendant les mois à venir, à davantage de critiques, de sa part, contre le bilan des Etats-Unis en Afghanistan. pour certains analystes toutefois, les critiques de Karzaï relèvent moins de ses vraies convictions personnelles que d'un besoin dicté par des soucis électoralistes . s'il est vrai que lui n'a plus aucune chance de briguer un nouveau mandat , son clan est là et il i pourrait bien garantir les intérêts de l'occupant. dès lors ses propos servent plutôt à calmer la colère latente qui couve sous les cendres de l'Afghanistan et qui risque de s'éclater d'une minute à l'autre. car le peuple afghan ne voit ni en Karzai ni en Talibans ses vrais représentants. l'un et l'autre l'ont déçu par les services rendus à l'Occupant dont celui de pérenniser la présence militaire US en Afghanistan !


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