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lundi, 03 décembre 2012 04:53

Ankara, cherche-t-elle la guerre ?

IRIB- En Turquie, le Conseil militaire, qui a eu lieu, en présence du Premier ministre Erdogan, a examiné une possible entrée en guerre d’Ankara. 

Il est à noter que la Turquie a intensifié ses agissements militaires, sur ses frontières, et à proximité de l’espace terrestre de la Syrie et de l’Irak. Il paraît que les chasseurs turcs ont, même, violé, à plusieurs reprises, l’espace aérien de ces deux pays. Ils auraient bombardé les régions frontalières avec l’Irak, sur les hauteurs de Qandil, sous prétexte de réprimer le PKK.

En outre, à la demande de la Turquie, l’OTAN envisage d’implanter ses missiles "Patriot", sur les frontières turco-syriennes.

Les opposants au gouvernement turc sont hostiles au projet du déploiement des missiles "Patriot", estimant que cela déstabilisera davantage la région. Cependant, Ankara a consacré un budget militaire particulier à l’achat d’un autre système balistique baptisé "Thaad". En outre, l’OTAN vient d’ouvrir  son centre de commandement terrestre, à Izmir, en Turquie. Dans le même temps, un haut commandant américain, au sein de l’OTAN, a, ouvertement, déclaré : «Les frontières de la Turquie et celles de l’OTAN, qui passera, sans retard, à l’acte, si la Turquie est attaquée».

Reste à savoir si un tel soutien visait à protéger la Turquie, en tant que membre de l’OTAN, ou s’il poursuivait des objectifs encore plus importants.  Il semble que l’on cherche à suggérer que la Turquie est exposée à une menace sérieuse, de la part de ses voisins, ce qui lui permet de demander de l’aide aux membres de l’OTAN. Ce, alors que c’est la Turquie qui a lancé la plupart des attaques militaires et que c’est elle, qui a violé l’espace aérien et terrestre de ses voisins, dont la Syrie et l’Irak, des démarches jugées provocatrices, par beaucoup d’observateurs politiques.

Reste à savoir si le déploiement des systèmes anti-missiles de l’OTAN, sur les frontières de la Turquie, s’avère logique et sage.

Pour d’aucuns, le déploiement des missiles de l’OTAN et l’organisation des réunions militaires et politiques, en Turquie, pourraient traduire la volonté d’Ankara d’entamer une éventuelle guerre. Dans l’objectif de gérer les crises de la région, dans le sens de l’intérêt de l’Occident, les responsables de l’OTAN cherchent à justifier la présence militaire de leurs forces, au Moyen-Orient.

Or, l’opposition de l’opinion publique turque et des blocs politiques montre qu’une telle justification n’est, nullement, admissible. Les manifestations, en Turquie, contre les politiques et les positions d’Ankara envers la Syrie viennent à l’appui de cette affirmation.

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