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mardi, 03 juillet 2012 04:37

Pakistan : une seconde et ultime visite du général John Allen?

IRIB- Une deuxième visite, en moins d’une semaine.

C’est le général John Allen, commandant des forces de l’OTAN, en Afghanistan, qui en est l’auteur. Pourquoi un tel empressement ? En fait, le général s’est rendu à Islamabad, pour s'entretenir avec les hauts gradés de l’armée pakistanaise, avec, pour objectif, de faire pression sur les Pakistanais, afin qu’ils consentent à  rouvrir les frontières sur les  convois de ravitaillement de l'OTAN. Mercredi dernier, le commandant des forces étrangères, déployées, en Afghanistan, s'est entretenu avec le commandant en chef de l'armée pakistanaise. La fermeture, par Islamabad, des frontières du Pakistan, sur les  convois de ravitaillement de l'OTAN, suite à une attaque des hélicoptères de l'OTAN contre un poste de contrôle frontalier, en novembre 2011, a suscité les vives protestations de la Maison Blanche. Cette décision d'Islamabad a créé beaucoup de problèmes, pour les Etats-Unis et leurs alliés, qui cherchent à subvenir aux besoins de leurs militaires, en Afghanistan. Afin d'inciter le gouvernement pakistanais à changer de cap, la Maison Blanche opte pour la politique du bâton et de la carotte. Les entretiens des hautes autorités politiques et militaires de la Maison Blanche avec les responsables du gouvernement et de l'armée pakistanais, les accusations absurdes lancées contre Islamabad et l'intensification des raids des drones américains contre les régions tribales, s'inscrivent dans le cadre de cette politique ambivalente. L'administration américaine, qui n'est pas arrivée à convaincre Islamabad à réviser sa décision, a eu recours à davantage de pressions. Lors de sa récente visite, en Afghanistan, le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta, a critiqué le Pakistan, pour ne pas avoir démantelé les caches des Talibans, dans les zones tribales. D'autre part, le Président américain, Barack Obama, a ordonné l'intensification des attaques des drones américains contre le Pakistan. Voilà les deux signes confirmant les pressions, allant crescendo, de Washington sur Islamabad. Pour sa part, le gouvernement pakistanais insiste sur ses positions, pour, ainsi, obliger les Etats-Unis à accepter ses demandes. Le Pakistan a lié la réouverture de ses frontières aux excuses de Washington, pour l'attaque des hélicoptères de l'OTAN, au gel des raids des drones américains et des actes arbitraires des militaires étrangers. Pour d’aucuns, vu la situation stratégique du Pakistan, dans la guerre d'Afghanistan, et l'escalade des violences, dans ce pays, l'administration américaine doit renoncer à sa politique de pressions, pour, ainsi, pouvoir compter sur le Pakistan, dans sa soi-disant lutte contre le terrorisme.

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