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mardi, 21 février 2012 05:54

Grèce: où est la porte de sortie ?

IRIB- Les ministres des Finances de la zone euro ont, finalement, donné, dans la nuit, leur feu vert à un plan d'aide massif, qui portera à plus de 350 milliards d'euros la facture totale du sauvetage de la Grèce.
Ce sera un plan massif d'assistance à Athènes, afin de lui épargner la faillite: toute assistance, remise de dettes et contribution confondues, la Grèce aurait coûté plus de 350 milliards d'euros, en vingt mois, à peine, à l'UE, aux banques et aux institutions internationales. Le problème est que la somme sera versée, à condition que le gouvernement grec s'engage à poursuivre une politique d'austérité. La nouvelle assistance, d'un montant de 130 milliards d'euros, affiche des ambitions plus modestes qu'un premier plan de 110 milliards, présenté, en mai 2010, comme le remède miracle. La version 2012 couvre les huit prochaines années, mais elle est loin de régler tous les échéances, d'ici là. Dans le calendrier, la détresse d'Athènes compte autant que les progrès de tractations financières complexes avec les gouvernements, les banques privées, le "FMI" et la "BCE". Sous peine de défaut de paiement, le gouvernement Papademos doit concrétiser un accord avec ses créanciers, avant le 20 mars, date butoir à laquelle 14,5 milliards d'emprunts d'État viennent à échéance. Malgré la colère de la rue, le gouvernement Papademos se prépare à sabrer 3,3 milliards d'euros supplémentaires, dans les enveloppes publiques, comme l'assurance-maladie, le salaire minimum et la défense. Pour faire passer ces réformes, le gouvernement fait preuve d'une pédagogie, sans précédent, obtenant le soutien des Grecs, en échange de la garantie qu'il n'y aura pas d'autre plan supplémentaire. Grâce à cette bonne gestion, les investisseurs privés se tournent, de nouveau, vers la Grèce, qui parvient à développer des filières compétitives. Après quelques années, le chômage diminue, et les finances publiques grecques s'assainissent, le pays remboursant, peu à peu, ses créanciers. Le deuxième plan aura-t-il plus de succès ? Selon Georges Papaconstantinou, ministre de l'Énergie, c'est une question de temps. Il n'empêche, les obstacles à la réussite de ce plan sont nombreux. La réussite du plan est conditionnée à l'accord entre l'État grec et les créanciers privés. Le gouvernement d'union nationale, constitué, en décembre, autour du Premier ministre Papademos, est contraint d'accepter des élections législatives, dès avril, à la demande d'Antonis Samaras, leader de Nouvelle démocratie. La nouvelle majorité saura-t-elle poursuivre la réforme du pays ? Elle devra convaincre les Grecs que l'austérité est le meilleur remède. Enfin, la réussite du plan dépendra de la capacité des Grecs à recréer un pays et une économie efficace, en très peu de temps.

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