IRIB- La 14ème réunion des ministres franco-allemand a eu lieu, lundi, 80 jours, avant la Présidentielle, en France.
Lors d'un point de presse conjoint avec le président français, la Chancelière Angela Merkel a réaffirmé son soutien à Nicolas Sarkozy, dans la course à l’Élysée. Le soutien allemand avait, déjà, été avancé, par Merkel, en marge du Sommet de l'UE, où elle avait indiqué : "A l’instar du président français, qui l’avait soutenue, lors des campagnes électorales allemandes, elle se met, aujourd'hui, aux côtés de Sarkozy". Il est vrai que les deux dirigeants ont œuvré, depuis la crise financière de la zone euro, pour assumer le leadership des efforts censés sauver la zone. Régler la crise économique ne constitue pas, pourtant, la seule raison de l'unité Sarkozy/Merkel; c'est un ennemi commun qui les a rapprochés: François Hollande, dont la victoire inquiète Angela Merkel de voir défier ses efforts, en vue de sauver la zone euro. Hollande, qui devance, pour le moment, Sarkozy, dans les sondages, n'accueille pas la proposition du tandem Merkel/Sarkozy, récemment, avancée, au Sommet de l'UE, appelant à davantage de discipline financière, afin de faire face à la crise économique. Bien qu'il soutienne la monnaie unique, il ne croit pas dans les mesures de Merkel. Hollande estime, en effet, que les politiques d'austérité, que Merkel a su appliquer, avec l'aide de Sarkozy, dans la zone euro, peuvent influer, négativement, sur la croissance économique. Le soutien de Merkel à Sarkozy était un peu inattendu, en France, sans oublier les critiques qu'il a suscité, à l'intérieur de l'Allemagne. Le ministre allemand des Affaires étrangères, du parti Libéral démocrate, estime que Berlin ne doit pas soutenir un candidat particulier, pour les élections présidentielles françaises, surtout, un candidat si peu populaire. Il est vrai que la France est confrontée à de graves problèmes: le taux de chômage atteint 9.8%, celui du déficit budgétaire risque d'augmenter, en 2012, à 5.4% du PIB, tandis que les dettes de cette deuxième économie de la zone euro doivent atteindre, selon les évaluations, le chiffre de 99.5% du PIB. A cela s'ajoute la récente décision de "Standard & Poor's" de réduire la note de la France. Est-ce qu'un simple soutien merkelien peut aider, dans de telles circonstances, le président sortant à rester à l'Élysée? C’est l'avenir qui nous le dira…