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vendredi, 21 octobre 2011 15:45

Le gouvernement grec resserre la ceinture, malgré les manifestations

IRIB- Le parlement grec a adopté, jeudi soir, un nouveau plan d’austérité, avec 154 voix pour et 144 contre.
Ce plan d’austérité a été adopté, alors que le parlement grec, à Athènes, est encerclé par les protestataires. Le plan prévoit quelque 30.000 suppressions d’emplois, dans le secteur public, la hausse de la fiscalité et la baisse des salaires des employés du service public. Le nouveau plan d’austérité économique, adopté en Grèce, devra, également, faciliter les moyens de privatiser les biens et les entreprises du secteur public. Ces politiques se sont heurtées à de vastes protestations populaires. De même, le plus important syndicat du secteur privé du pays observe la grève, depuis mercredi. Vu l’envergure des contestations de rue, les experts politiques estiment que le plan d’austérité finira par échouer, faute d’appui et de coopération publics. Face à une fiscalité endurcie, les citoyens ordinaires et les entreprises grecs pourraient recourir à la fuite fiscale et cela risque de faire échouer le plan d’austérité et d'entraîner le gouvernement socialiste de George Papandreou à la faillite. Une Grèce en faillite pourrait, ainsi, provoquer un effet domino, dans la zone euro ; c’est pourquoi, certains observateurs européens estiment qu’une fois, la Grèce aura fait faillite, il faudra supprimer ce pays de la zone euro. A leurs antipodes, certains estiment que le retrait de la Grèce de la zone euro pourrait exposer cette zone à de sérieux défis et qu’il faudrait, donc, empêcher, à tout prix, une faillite du gouvernement grec. La cacophonie sur les mesures à prendre pour sauver la Grèce est plus perceptible, dans certains pays d’Europe. En Allemagne, à titre d’exemple, le gouvernement plaide pour le soutien financier de la Grèce, face à la crise ; or, les partis d’opposition trouvent cette approche, un surpoids, voire, une catastrophe, pour l’économie allemande. Bien que la crise actuelle de la zone euro soit attribuée, dans une large mesure, aux problèmes financiers d’Athènes, nombreux sont les experts économiques de renom à croire que la crise de la monnaie unique européenne aurait des racines plus profondes, liées, notamment aux contradictions structurelles de l’ordre monétaire de la zone euro. Quoi qu’il en soit, la poursuite des protestations et grèves, en Grèce, laisse présager que la nouvelle cure d’austérité, loin de sauver le pays de la crise, risque de conduire à la chute du gouvernement de Papandréou.

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