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mercredi, 10 août 2011 04:59

Moscou réagit au bouclier anti-missiles américain, en Europe

Moscou réagit au bouclier anti-missiles américain, en Europe
IRIB- L'affaire du déploiement des systèmes de défense balistique de l'OTAN et des Etats-Unis reste, toujours, le point de discorde entre la Russie et l'Occident.

La Russie était, dès le début, contre cette décision, mais le Président russe, Dmitri Medvedev, a fini par accepter, en 2010, à Lisbonne, le déploiement du bouclier anti-missiles commun avec l'OTAN et Washington. Les deux parties ne sont, pourtant, pas parvenus à un accord, dans des cadres communs, au cours de leurs réunions suivantes ; cela n'a, toutefois, pas empêché les Etats-Unis de poursuivre, activement, le déploiement de ses systèmes antibalistiques, en Europe de l'Est et du Sud, provoquant la réaction des autorités russes. Le représentant de la Russie, à l'OTAN, Dmitri Rogozine, a critiqué le plan américain, et annoncé que la Russie répondrait au bouclier antibalistique américain. "Il est clair, a-t-il dit, que les Etats-Unis ont conçu un projet, pour déployer leur bouclier antibalistique, en Europe, dans le cadre de la structure militaire américaine. La Russie sera, donc, obligée de prendre les mesures qui s’imposent, pour se défendre, face aux dangers que représente ce projet". Moscou est mécontent de la politique occidentale en ce qui concerne le déploiement du bouclier antibalistique, près des frontières russes, et de l'indifférence affichée vis-à-vis du contenu de la réunion de Lisbonne. Il semblerait que la Russie veuille avancer deux autres options, pour une coopération, dans ce domaine, dont l'une sera la création d'un système anti-missiles unifié avec un centre d'échange d'informations et de renseignements et d'un centre de commandement unique. La deuxième option consiste à la mise sur pied de boucliers antibalistiques indépendants, par la Russie et les Etats-Unis, s’assurant, d'ailleurs, mutuellement de ne pas utiliser leurs systèmes l'un contre l'autre. Moscou a averti que, si l'une des deux options n'était pas acceptée par les Etats-Unis ou l'OTAN, il saurait prendre les mesures appropriées, face aux menaces éventuelles. Le déploiement de missiles nucléaires agressifs, sur les frontières occidentales de la Russie, notamment, à Kaliningrad, visant les sites de défense balistiques américains et de l'OTAN, figure parmi ces mesures. Il y a, en outre, cette éventualité que la Russie sorte du nouveau Traité "Start", au cas où elle n'arriverait pas à un accord avec les Etats-Unis, comme l'ont, d'ailleurs, averti quelques hauts responsables russes.

 

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