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dimanche, 09 août 2015 11:55

Le dialogue Riyad/Téhéran est-il possible?

Le dialogue Riyad/Téhéran est-il possible?
IRIB- « L’Arabie saoudite et l’Iran feraient mieux d’emprunter le chemin..
... des négociations et de renoncer aux autres options coûteuses », a déclaré un analyste influent saoudien, tout en appelant les Ale Saoud à oublier leurs trois légendes imaginaires vis-à-vis de l’Iran.Tarad Ben Saïd Al-Amari, analyste de renom saoudien, a rédigé un article, ayant paru dans le journal Enha : « L’Iran et l’Arabie saoudite n’ont que trois options à choisir : la paix et le dialogue, la course aux armements et la guerre dévastatrice ! Etant donnée l’accord nucléaire qu’ont signé l’Iran et l’Occident à Vienne et la volonté de l’Iran de respecter les principes de bon voisinage, une volonté qui se manifeste à travers les propos des responsables de Téhéran, Riyad aura les chances de lancer l’initiative de la paix au golfe Persique afin de raffermir les piliers de la coexistence pacifique ». Dans une autre partie de son article, Tarad Ben Saïd Al-Amari a fermé les yeux sur l’agression flagrante de l’Arabie saoudite contre le Yémen, en accusant l’Iran d'ingérance dans les affaires intérieures du Yémen. Il a ensuite reconnu que l’Arabie saoudite est engagée dans une question importante et compliquée qu’est « le plan de la paix arabo-israélienne ».
« L’Iran a pour objectif principal d’être reconnu en tant qu’un ordre politique ayant une nouvelle idéologie, au Moyen-Orient, voire dans le monde entier et pour ce faire, il n’a que deux solutions : s’approcher des Etats-Unis ou s’approcher de l’Arabie saoudite », a prétendu l’analyste saoudien avant d’ajouter : « Les émirats arabes du golfe Persique, dominés par l’Arabie saoudite, ont, pour leur part, trois chemins à emprunter après la conclusion des négociations nucléaires : le chemin de la paix, de l’épanouissement et de la stabilité qui est un chemin logique mais difficile à parcourir, le chemin de la course aux armements qui est un chemin prévisible mais marqué par peines et difficultés et finalement le chemin de la guerre, de la destruction et du massacre, une option peu probable mais possible ».
« Voici le troisième choix, peu probable mais possible : les émirats du golfe Persique, épaulés par leurs alliés régionaux, lancent une agression militaire contre le pouvoir nucléaire iranien dans l’espoir de l’éradiquer totalement, ce qui signifie un suicide pour les émirats du golfe Persique, l’Iran et toute la région même. Militairement, politiquement et stratégiquement parlant, le déclenchement d’une telle guerre est peu probable mais pas impossible. Le deuxième choix, prévisible mais difficile : une course aux armements sera déclenchée pour saisir les armes épouvantables et terrifiantes qui relèvent d’une crainte réelle ou imaginaire. C’est une idée, soutenue par l’Occident, qui ferait basculer la région dans une insécurité absolue et qui pousserait les émirats arabes vers une course aux armements bien coûteuse. Et le premier choix, logique mais accablant : les voisins du golfe Persique se livreront à une vie pacifique, prendront en compte des points communs et aussi des intérêts des peuples de la région. Ça, c’est un chemin périlleux malgré la logique puissante qui l’accompagne car il nécessite d’inlassables efforts politiques et culturels afin de redéfinir les intérêts stratégiques, délicats et vitaux. Pour réaliser cet objectif, il faut que l’Arabie saoudite se débarrasse de trois légendes : la légende nucléaire, la légende tribale et la légende communautaire car aucune d’entre eux ne lui offre la sécurité ni la stabilité.
La légende nucléaire : « Avoir une bombe atomique, cela garantit la sécurité de son possesseur », ça, ce n’est qu’une légende. L’arme atomique est loin d’apporter la sécurité. L’exemple ? Israël en possède depuis 1960 sans pouvoir jamais assurer sa propre sécurité. En plus, l’arme atomique apporte des aubaines de la paix plutôt que celles de la guerre. L’exemple ? L’Union Soviétique et les Etats-Unis ainsi que l’Inde et le Pakistan ont signé des accords de paix. Une arme atomique fragilise, au contraire de ce qu’on pense, son détenteur car il ne cesse de craindre une attaque d’ennemi. Un pays détenteur d’arme atomique craint toujours qu’elle ne tombe entre les mains des terroristes. Etant bien conscient des dangers et des problèmes d’une arme atomique, le pays qui la possède, fait tout pour la protéger. Au cas où l’Iran se rapprocherait d’une arme atomique, l’équilibre serait établie au Moyen-Orient, estime l'analyste, parce qu’Israël resterait réticent à s’assoir à la table du dialogue avec les Palestiniens, tant qu’il serait le seul détenteur d’arme nucléaire dans la région. Pour plus de détails, je vous invite à lire l’article du professeur Kenneth Waltz, paru en août 2012, dans la revue « Foreign Policy », « Why Iran Should Get the Bomb ? ». La légende communautaire : un facteur qui rend de plus en plus compliquée la situation au Moyen-Orient, c'est que l’Arabie saoudite et les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe Persique voient en Iran un Etat qui veut faire assoir son influence par une Constitution chiite et qui entend aussi inciter les Chiites des différents pays à s’insurger contre leurs gouvernements sunnites. Mais en vérité, c’est le contraire ! Jetant un coup d’œil à l’Histoire, les pays et les groupes sunnites ont toujours représenté les dangers les plus sérieux pour l’Arabie saoudite et les pays riverains du golfe Persique. La légende ethnique : les Arabes ou les pays arabes veulent profiter de l’ethnicisme et de l’unité interarabe, quel qu'elle soit dans les pays du golfe Persique ou dans les autres pays. Tous les 22 membres de la Ligue arabe crient le slogan de l’unité tandis qu’ils sont tous en litige. Le printemps arabe a mis en évidence la nature imaginaire du nationalisme arabe.


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