This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
lundi, 03 août 2015 18:31

Rencontre syro-saoudienne: le décodage. ..

Rencontre syro-saoudienne: le décodage. ..
IRIB- Une rencontre syro-saoudienne aurait bel et bien eu lieu.
Le journal libanais, "Al-Akhbar" le confirme, sans préciser d’où il tient cette information. À Riyad, entre le chef du bureau de la Sécurité nationale syrienne, le général Ali Mamlouk, et le deuxième prince héritier et fils du roi saoudien actuel, Mohammad Ibn Salman. Et la rencontre aurait eu lieu, grâce à une médiation russe ! Sa décision aurait été prise, le 19 juin dernier, lorsque le président russe avait accueilli le prince saoudien en question. Au calendrier des discussions, figurait, bien entendu, la Syrie, ainsi que les négociations, sur le nucléaire iranien et Daesh. Selon "Al-Akhbar", après avoir assuré, pour son hôte saoudien, que l’accord nucléaire est presque achevé, ce qui ne devrait pas être «une bonne nouvelle», pour Riyad, et que Daesh devenait de plus en plus incontrôlable, voire, un danger mondial, pour l’Arabie, pour son symbolisme religieux, et pour la Russie, car un grand nombre de miliciens de ce groupuscule terroriste sont originaires de l’Asie centrale, Poutine a dressé sa vision de la situation, en Syrie : «Après quatre années de conflits, le changement fait partie de l’humeur internationale tangible. Ni Genève-3, ni  Moscou 3 et 4, ne sont plus suggérées, alors que le terrorisme s’approche de votre territoire. La situation de l’armée syrienne s’améliore, sur le terrain. Personne n’est persuadé de parvenir à renverser Assad, hormis l’Arabie saoudite et la Turquie. La collaboration avec lui est, désormais, inévitable, pour lutter contre le terrorisme, qui menace tous . Le prince héritier semblait être convaincu, malgré lui, que le régime allait rester. Ce qui a encouragé son hôte à lui proposer la rencontre d’un grand responsable syrien. Ce qu’il a accepté, sans engagement de sa part. 10 jours plus tard, le 29 juin, a eu lieu la visite du ministre syrien des A.E, Walid al-Mouallem, de son adjoint Fayçal al-Mekdad, et de la conseillère du président, Boussayna Chaabane, dans la capitale russe. C’est à ce moment que le président russe a parlé de la mise au point d’une alliance quadri-partite contre le terrorisme, comprenant la Jordanie, l’Arabie saoudite, la Turquie et la Syrie. L’Iran avait été exclu, pour ne pas irriter Riyad. La délégation syrienne n’a pu cacher sa surprise. Ce qui a fait dire à Mouallem que ceci nécessite «un miracle». Mais Poutine a insisté, pour que cette demande soit transmise à son homologue syrien. Seules, trois personnes, étaient au courant : Assad, Mouallem et Mamlouk. Toujours, selon "Al-Akhbar", les services de renseignements russes ont été chargés de communiquer avec Mamlouk, pour faire murir l’idée. Un autre contact a eu lieu, au cours duquel les Russes ont transmis la condition des Saoudiens : que la rencontre ait lieu, à Riyad. Ce que Damas n’a pas rejeté. Au bout de quelques semaines, un avion russe transportait Mamoul,k de Damas au bureau du prince Mohammad Ben Salman, à Riyad. La rencontre a eu lieu, en présence du Chef des renseignements saoudiens, Saleh al-Hamidane. "Al-Akhbar" affirme que c’est un responsable russe, qui a ouvert la rencontre, en prononçant une lecture, sur la conjoncture de la région, le danger qui guette tout le monde et la nécessité de l’affronter. Par la suite, responsable syrien, puis, saoudien, se sont affrontés, avec une grande franchise. Mamlouk, qui semble avoir pris, le premier, la parole, et après avoir rappelé que son pays, l’Arabie et l’Egypte ont, pendant longtemps, formé «le poids lourd du régime arabe», et que leurs relations ont, toujours, été très bonnes, a lancé ses accusations contre le royaume. Il lui a imputé l’entière responsabilité de ce qui s’est passé, en Syrie, comme destruction, soutien au terrorisme et son financement, l'a accusé d’avoir acheté la loyauté  de certaines tribus, depuis bien longtemps, et d’avoir incité aux défections, au sein de l’armée syrienne. La politique saoudienne «,toujours, été très sage et rationnelle, comment se fait-il que vous ayez suivi le pas du Qatar, dont le rôle a été dévastateur, en Tunisie, en Egypte, en Libye et ailleurs. Qui est donc le Qatar, pour mener la politique saoudienne et la politique arabe», a reproché Mamlouk. Et de poursuivre : «Notre collaboration s’est poursuivie, même après les divergences qui ont éclaté, au lendemain de la mort de Rafic Hariri. Le roi défunt (Abdallah) a même visité Damas et pris le Président Assad, avec lui, à Beyrouth. Saad Hariri est, par la suite, venu, en personne, à Damas, et il a séjourné dans les palais des Mouhajirine, et nous lui avons accordé toutes les facilités, pour qu’il devienne Premier ministre. Les choses avançaient. Vous investissiez, en Syrie. Et puis, tout d’un coup, tout a changé et vous avez changé votre politique, en Syrie». Mamlouk a poursuivi : «Malgré votre responsabilité, dans tout ce qui s’est passé, en Syrie, jamais, nous n’avons nui à l’Arabie, en tant qu’Etat, ni dans notre comportement politique, ni médiatique», avant de conclure,  en disant : «Notre situation, en Syrie, est excellente. Les rapports devraient vous parvenir sur les avancées de l’armée syrienne, dans beaucoup d’endroits», émettant l’espoir que l’Arabie change de position. Quant à la réponse du prince saoudien, elle s’est faite de la sorte : «Souvent, vous avez eu l’occasion de réparer les choses, mais vous n’avez pas écouté la voix de votre peuple. Notre problème avec vous, c’est que vous avez, pendant longtemps, marché derrière l’Iran, contre lequel nous menons une grande confrontation, au niveau de la région. Vous avez accepté de faire part de l’alliance iranienne, que nous accusons d’avoir, dans la région, des convoitises, qui menacent notre entité… Au Liban, vous avez suivi le Hezbollah, qui gravite, dans la sphère de l’Iran, et qui veut contrôler le Liban, pour qu’il devienne un protectorat iranien». Faisant allusion au rôle de l’ancien ministre saoudien des A.E, Saoud al-Fayçal, et de Bandar Ben Sultan, dans le changement de la politique saoudienne, à l’égard de la Syrie, le prince saoudien a conclu : «Que notre rencontre soit un prélude, que nous nous écoutions les uns les autres». Les deux protagonistes se sont mis d’accord, pour poursuivre leurs contacts, sans, toutefois, désigner de représentant, pour le suivi, ni fixer de date. Néanmoins, le directeur de la gestion générale des renseignements syriens, le général Dib Zeytoune, se trouve, à Moscou, pour le suivi des détails de cette rencontre, assure le journal "Al-Akhbar". La semaine dernière, une délégation émiratie se trouvait, à Damas, dans ce qui semble être une réactivation des canaux de contacts avec le gouvernement syrien, après une baisse accrue, durant ces deux dernières années. Il semble, selon "Al-Akhbar", que Mamlouk, aussi, se soit rendu, plusieurs fois, durant cette durée, à Abu Dhabi, et avoir, en même temps, accueilli de nombreux visiteurs émiratis, à Damas. De nombreux diplomates syriens ont même obtenu des visas d’entrée, dans les Emirats, alors que ceux qui sont accrédités, dans l’ambassade de Syrie, ont vu la date de séjour prorogée. 
Source: Journaux03-08-2015 - 16:44 Dernière mise à jour 03-08-2015 - 16:44 | 852 vusNom

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir