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mercredi, 10 juin 2015 09:11

La convergence avec Israël ne conduira pas l'Arabie à la paix... par Abdel Bari Atwan

La convergence avec Israël ne conduira pas l'Arabie à la paix... par Abdel Bari Atwan
IRIB- Un éminent analyste des questions
du Moyen-Orient a critiqué les rencontres des autorités saoudiennes avec les Israéliens, disant que les efforts de Riyad pour se rapprocher d’Israël contre l’Iran, ne le mèneront pas au havre de paix.Selon l’agence de presse Tasnim, Abdel Bari Atwan, célèbre journaliste palestinien et analyste des questions régionales s’est penché, mardi, dans son éditorialiste paru dans le journal « Al-Qods Al-Arabi », sur les rencontres en série des responsables officiels saoudiens et du régime sioniste et il a écrit : « Tout au long de ces cinq dernières années, nous nous sommes, pratiquement, habitués à lire ou à entendre des informations sur les rencontres secrètes du prince Tourki al-Fayçal, ancien chef du renseignement saoudien avec les anciens responsables israéliens, révélées au grand jour après un certain temps. La dernière en date est la rencontre de l’an dernier du prince Al-Fayçal avec son homologue israélien (ancien chef du Mossad), Amos Yadlin. Le prince Al-Fayçal ne cessait de souligner qu’il n’avait aucun poste officiel au gouvernement et que ces rencontres dont le but est de « normaliser les relations », s’effectuent à des fins personnelles. Ces justifications sont arrivées à une phase où il a parlé, dans un article publié dans un quotidien hébreu, de la réconciliation et de la paix avec le régime sioniste, tout en espérant qu’il visiterait le musée de l’Holocauste en Palestine occupée. La rencontre de l’ex-général Anwar Eshqi, qui dirige actuellement le Centre des études stratégiques du Moyen-Orient et était à l’époque l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington avec un éminent conseiller du Premier ministre du régime sioniste Benyamin Netanyahu, Dore Gold , ne paraît donc pas être accidentelle ! La photo sur laquelle, ces deux diplomates étaient en train de serrer les mains et leur rencontre étaient à la une de la presse israélienne et ce alors qu’aucun journal saoudien ou média des pays du golfe Persique n’avait couvert cette rencontre. Les journaux israéliens avaient estimé que cette rencontre constituait une plaque tournante dans les relations entre Riyad et Tel-Aviv face à leur ennemi commun soit l’Iran. Anwar Eshqi avait qualifié d’accidentelle sa rencontre avec l’Israélien Dore Gold disant qu’il s’était entretenu avec Gold en tant que chef d’un Centre d’études au Moyen-Orient pas comme une autorité israélienne. Mais il avait oublié qu’une telle rencontre, au moment où les universités et les professeurs américains et européens avaient boycotté Israël s’avérait erronée. Abdel Bari Atwan a ajouté que l’entrevue d’Anwar Eshqi avec Dore Gold, un Israélien de droite et très extrémiste, n’était pas chose nouvelle ; car ce responsable du régime sioniste qu’il s’agissait, au moins, de sa cinquième rencontre bilatérale. De ce point de vue, les déclarations d’Anwar Eshqi sont entourées dans un halo d’incertitude, d’autant plus qu’il se considère comme un spécialiste pragmatique et compétent. Alors qu’un journaliste présent à la Conférence de Doha en mai dernier, a demandé une question à Anwar Eshqi sur son entretien avec un journal israélien, il a répondu avoir accordé cet entretien avec une journaliste néerlandaise qui l’avait publié, à son insu, dans le journal israélien « Yediot Aharonot ». En effet, la réalité est autre chose. Samidare Perry, un journaliste présent à la Conférence de Doha a dit en réponse à une question sur l’hésitation d’Anwar Eshqi à accorder cette interview à une journaliste israélienne, que ce dernier l’avait accepté à bras ouvert et qu’il voulait, via la presse, transmettre ce message à Benyamin Netanyahu qu’il était l’heure qu’Israël reconnaisse le plan de paix de l’Arabie saoudite. Il a révélé dans cet entretien que le roi Salman était d’accord avec ce plan de Riyad. « Rendez-nous toutes les régions occupées et vous accéderez à la paix et 22 pays normaliseront leurs relations avec vous », avait dit Anwar Eshqi à cette journaliste israélienne. L’éminent analyste du Moyen-Orient, Abdel Bari Atwan a souligné que le danger de telles rencontres israélo-saoudiennes, mêmes à caractère académique, résidait dans le fait qu’elles s’effectuaient avec le feu vert des autorités des Al-e Saoud. Ceux qui connaissent bien le bilan des responsables et des décideurs du régime saoudien, savent très bien qu’il serait hors de question, qu’une personnalité au niveau du prince Tourki al-Fayçal ou le général Anwar Eshqi puissent rencontrer, secrètement, les responsables israéliens ou d’autres pays, sans consultation ni coordination préliminaire avec le roi. Ces rencontres interviennent alors que l’Arabie saoudite s'est impliquée dans les guerres au Yémen, en Syrie et en Irak. De même, le front intérieur saoudien est témoin d’opérations terroristes et d’explosions dont les auteurs sont les noyaux endormis internes. Ces rencontres peuvent se servir de prétexte pour ceux qui veulent déstabiliser et insécuriser ce pays. Les Israéliens saluent cette phrase répétée à plusieurs reprises par Anwar Eshqi : « Israël est un ennemi raisonnable et l’Iran est un ennemi ignorant (voyou) ». Il loue Israël et condamne l’Iran, sans dire toutefois que s’il préférait coopérer avec Tel-Aviv contre l’Iran, en tant qu’ennemi commun ? Nous ne comprenons pas la raison et l’ignorance dont parle M. Eshqi et nous lui demandons donc : « Est-ce que celui qui a occupé la mosquée d’Al-Aqsa, détruit ses infrastructures, s’est attelé à judaïser la ville occupée de Qods et à éliminer ses œuvres anciennes et islamiques, celui qui a fait loger 800 mille colons en Cisjordanie, a divisé le mausolée d’Abraham, massacré des milliers de Palestiniens, détruit 80 mille maisons dans la bande de Gaza, lancé des guerres au sud du Liban et occupé des territoires arabes, libanais et syriens, serait-il un ennemi raisonnable ?!!! et alors qui serait-il le fou ? Celui qui fait l’inverse de tout cela ? L’Arabie saoudite se trouve dans des conditions difficiles et nous ne pensons pas que sa convergence avec Israël, puisse la diriger au bon chemin, en revanche les dangers intérieurs et extérieurs auxquels elle est exposée, s'intensifieront. Nous ne pensons pas que l’Iran et ses alliés régionaux, arborant le drapeau de l’animosité avec Israël et soutenant en acte et en parole la Résistance, soient un ennemi ignorant, par contre, l’Iran est très intelligent et suit une approche juste. Il faut donc rappeler aux frères saoudiens que le régime sioniste avait échoué dans toutes ces récentes guerres et que ses forces aériennes n’avaient pu enregistrer aucune victoire dans ces guerres, tout comme l’aviation américaine a échoué dans sa guerre contre Daech, après 4.000 raids aériens. Et les Saoudiens qui ont déclenché la guerre au Yémen en vue de faire agenouiller le mouvement Ansarallah, ont été vaincus après 3.000 raids aériens en l’espace de 73 jours de bombardements. L’Arabie saoudite, si elle souhaite, peut conquérir les cœurs des Arabes, des Musulmans et de leurs propres citoyens, au lieu de se rapprocher des Israéliens !!!!

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