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mardi, 09 juin 2015 14:36

Yémen : Riyad pourra -t-il se tirer d'affaire? Atwan répond...

Yémen : Riyad pourra -t-il se tirer d'affaire? Atwan répond...
IRIB- Selon l’éditorialiste du quotidien "Raï al-Youm",
l’Arabie saoudite doit réaliser que la coopération avec Israël et l’animosité envers l’Iran n’apporteront rien à Riyad, d’autant plus que l’Iran se comporte avec sagesse, par rapport aux événements de la région. L’éditorialiste de Raï al-Youm, Abdel Bari Atwan, a critiqué, dans un article, les rencontres secrètes entre les autorités saoudiennes et israéliennes : «L’Arabie saoudite doit réaliser que la coopération avec Israël et l’animosité envers l’Iran n’apporteront rien à Riyad, d’autant plus que l’Iran se comporte, avec sagesse, par rapport aux événements de la région», a-t-il écrit.
Dans cet article, intitulé «Les rencontres avec les Israéliens sont dangereuses, pour Riyad, quel qu’en soit le niveau», Atwan a écrit : «Depuis cinq ans, nous avons pris l’habitude d’entendre, de temps en temps, qu’une série de contacts et de rencontres secrètes avaient lieu entre le prince Turki al-Fayçal, ancien Chef des services de renseignements saoudiens, et les autorités israéliennes. La dernière rencontre de Turki al-Fayçal avec les responsables israéliens a eu lieu, l’année dernière, à Bruxelles, où il s’est entretenu avec Amos Yadlin, ancien chef des services de renseignement du Mossad. Pour se justifier, Turki al-Fayçal dit qu’il n’a plus aucun poste officiel, au sein du gouvernement saoudien, et que le but de ses rencontres avec les responsables israéliens est de faciliter la normalisation des relations, en soulignant que ces rencontres ont lieu, à son initiative personnelle».
Abdel Bari Atwan a ajouté : «Pour justifier ses démarches, le prince Turki al-Fayçal a parlé même de la paix et a souhaité pouvoir visiter, un jour, le musée de l’Holocauste, en Palestine occupée. Mais il n’est pas le seul Saoudien, qui rencontre les autorités du régime israélien. Récemment, l’ancien conseiller du gouvernement saoudien, Anouar al-Ashki, a rencontré le Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, Dore Gold. La diffusion de leur photo en train de se serrer la main, par la presse israélienne, a eu une vaste répercussion, en Palestine occupée, d’autant plus que Dore Gold est un haut conseiller du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Mais il est curieux de savoir qu’aucun journal de l’Arabie saoudite et des autres pays arabes du sud du golfe Persique n’a évoqué la nouvelle de cette rencontre, qui a eu lieu à Washington».
L’éditorialiste de "Raï al-Youm" a écrit : «Pourtant, la presse du régime sioniste a rapporté que les rencontres entre ces deux autorités saoudienne et israélienne étaient importantes, notamment, en ce qui concerne la coordination de la position d’Israël et de l’Arabie saoudite envers leur ennemi commun, c’est-à-dire, l’Iran. Cependant, le Dr. Anouar Majed al-Ashki prétend que cette rencontre avait eu lieu, par hasard, et qu’elle n’avait pas été programmée d’avance. Il a dit : "J’ai rencontré Dore Gold, parce qu’il est le président du centre de Recherche de Jérusalem. Je n’ai, donc, pas rencontré une autorité officielle du gouvernement israélien". Mais Anouar al-Ashki a, peut-être, oublié que sa rencontre avec Dore Gold a eu lieu, à un moment où les Etats-Unis et les pays européens boycottent même les établissements universitaires et académiques du régime sioniste. Alors qu’Anouar al-Ashki parle de sa première rencontre avec Dore Gold, ce dernier affirme qu’il s’agit de sa cinquième rencontre avec le responsable saoudien».
Au mois de mai, quand Anouar al-Ashki avait participé à la conférence du Qatar, un journaliste lui a demandé, lors d’une conférence de presse, pourquoi il avait accordé une interview à un journal israélien. Anouar al-Ashki a répondu : "J’ai accordé une interview à une journaliste néerlandaise, qui a fait publier cet entretien, dans le quotidien israélien, "Yediot Aharonot". Mais il n’a pas dit la vérité. Les journalistes israéliens savent très bien qu’Anouar al-Ashki aime bien s’entretenir avec les journalistes du régime sioniste. Le but d’Anouar al-Ashki est de faire passer, ainsi, un message, qu’il considère important, au Premier ministre du régime sioniste, Benyamin Netanyahu. Il veut lui dire que le temps est arrivé, pour que Tel-Aviv accepte le plan de compromis, proposé par l’Arabie saoudite, pour mettre fin au conflit entre les Palestiniens et les Israéliens».
Dans une autre partie de son article, Abdel Bari Atwan a écrit : «Dans son interview, Anouar al-Ashki a dit, explicitement, que le roi Salman ben Abdelaziz est d’accord avec le plan proposé par l’ancien roi Abdallah. Ce message est simple : Rendez-nous les territoires occupés palestiniens, et nous pousserons 22 pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël. Cela nous prouve que les rencontres avec les autorités israéliennes est dangereuse, pour l’Arabie saoudite et pour les autres pays arabes, quel qu’en soit le niveau, qu’ils soient universitaires ou pas. L’important c’est que toutes ces rencontres ont lieu avec le feu vert et la bénédiction des plus hautes autorités du régime saoudien. Les analystes et les journalistes, qui connaissent les méthodes et les comportements des hommes politiques du régime saoudien, savent très bien qu’il est, complètement, impossible que des personnes, comme le prince Turki al-Fayçal ou le général à la retraite, Anouar Majed al-Ashki, puissent rencontrer les autorités du régime sioniste, leur serrer la main ou prendre des photos avec elles, sans qu’ils en soient autorisés par les plus hauts responsables de Riyad et de la famille royale. Or, ces rencontres et ces contacts ont lieu, dans le contexte particulier, où l’Arabie saoudite a déclenché la guerre contre le Yémen, et intervient, directement, dans les affaires des pays, comme la Syrie et l’Irak. Dans le même temps, l’insécurité et les problèmes sociaux font rage, à l’intérieur du royaume saoudien, où ont eu lieu des attentats terroristes très meurtriers. La tenue de ce type de rencontre avec les autorités israélienne donnent un bon prétexte à ceux qui veulent faire éclater une révolte, à l’intérieur de l’Arabie saoudite, et détruire la sécurité et la stabilité de ce pays».
La presse israélienne aime répéter une phrase attribuée à Anouar al-Ashki, qui aurait dit : «Israël est un ennemi sage, tandis que l’Iran est un ennemi idiot. Pourtant, Anouar al-Ashki n’a pas révélé que l’Arabie saoudite est même prête à coopérer avec le régime sioniste contre l’Iran, que Tel-Aviv et Riayd considèrent comme leur ennemi commun. Il faut, aussi, demander à Al-Ashki ce qu’il entend, par sage et idiot. Comment a-t-il pu dire que le régime, qui occupe la noble Qods, qui judaïse la ville sainte, et qui détruit, systématiquement, tous les signes de l’histoire et de la civilisation islamique, en Palestine occupée, est un ennemi sage ? Qu’est-ce qui lui a permis d’oser considérer comme un ennemi sage, le régime israélien, qui a installé 800.000 colons, dans les territoires palestiniens, qui a occupé le saint mausolée du vénéré Abraham, qui massacre les civils palestiniens, et qui a détruit 80.000 maisons, dans la bande de Gaza, et qui attaque les pays musulmans, comme le Liban ou la Syrie ?»
Dans une autre partie de son article, l’éditorialiste du quotidien "Raï al-Youm" a écrit : «L’Arabie saoudite se trouve, dans une situation sécuritaire particulière. Les dirigeants de ce pays doivent savoir que leur amitié et rapprochement avec Israël ne leur permettront pas d’améliorer leur situation sécuritaire, face aux crises actuelles. Par contre, quel que soit le niveau de ces contacts avec les Israéliens, ils risquent de porter atteinte aux intérêts intérieurs et extérieurs de l’Arabie saoudite. Contrairement à Anouar al-Ashki, nous ne considérons pas l’Iran, comme un ennemi idiot. L’Iran, qui résiste aux complots du régime sioniste, et qui soutient les mouvements de la Résistance anti-sioniste. Par contre, les Iraniens sont très sages, et ils se comportent, avec mesure et sagesse, envers les événements de la région du Moyen-Orient. Il faut dire aux Saoudiens qui veulent s’allier avec Israël contre l’Iran, que le régime israélien a perdu toutes les guerres récentes. Les Etats-Unis n’ont pas réussi à vaincre Daesh. Et les Saoudiens ont subi un échec cuisant, au Yémen. Cela leur permettra de mieux comprendre la signification des mots, comme sage et idiot».


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