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samedi, 06 juin 2015 13:02

Irak : Paris contre le Hezbollah....

 Irak : Paris contre le Hezbollah....
IRIB- Lors de la conférence de la coalition anti-Daesh à Paris,
le gouvernement français a demandé la libération des prisonniers takfiris et baathistes, ainsi que la dissolution des forces populaires irakiennes qui se battent contre les terroristes. Le site d’information Al-Manar a publié une analyse sur la tenue de la conférence de la coalition internationale anti-Daesh, qui a eu lieu, le mardi 2 juin, à Paris. Cette conférence, codirigée par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, a réuni les ministres des Affaires étrangères de 24 pays, ainsi que les représentants des organisations internationales.
Des sources françaises ont déclaré au journaliste du site Al-Manar que, lors des réunions, à huis clos, des choses ont été dites, qui allaient, diamétralement, à l’encontre des propos de Laurent Fabius et du vice-ministre américain des Affaires étrangères, devant les journalistes, au cours des conférences de presse.
En outre, des sources françaises font état de l’existence de contradictions très importantes entre les prises de position de Paris et de Washington, en ce qui concerne la situation actuelle de la Syrie et de l’Irak. La délégation américaine confirmait, de manière évidente, la position du gouvernement central de Bagdad, tout en estimant que Bagdad aurait commis «quelques erreurs», (par exemple, dans le choix du nom de l’opération de la libération de Ramadi), et essaient, manifestement, de ne pas mettre en doute les détails des opérations des Irakiens, pour lutter contre les terroristes. Par contre, la délégation française, qui suivait, clairement, les ordres reçus, de la part des pays arabes du Sud du golfe Persique, insistait, obstinément, sur le renversement du gouvernement du Président Bachar al-Assad, en Syrie, et critiquait les moindres détails des plans de Bagdad, pour lutter contre les terroristes, en Irak.
Les sources françaises ont dit au journaliste du site Al-Manar que la France a proposé plusieurs points, lors de la Conférence de Paris :
1- L’application de réformes, au niveau de la structure du pouvoir politique, en Irak, de sorte que plus de pouvoir et prérogatives soient donnés à la communauté sunnite irakienne, en matière de  défense et de sécurité.
2- L’accélération du processus de la création d’un Conseil national irakien, avec la participation des tribus sunnites de la province d’Al-Anbar.
3- L’annulation de la loi de débathification, en Irak.
4- La libération des officiers de l’ancien Parti Baath de Saddam Hussein et leur adhésion à l’armée irakienne.
5- L’application de l’amnistie générale que le gouvernement de Bagdad avait promise antérieurement.
6- La dissolution des comités de défense populaire, en Irak.
Selon des sources françaises, qui ont assisté aux réunions de la conférence de Paris, le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, s’est mis en colère, après avoir appris les propositions du gouvernement français, et a défendu, directement, les activités des comités populaires. Il a souligné que les comités populaires n’ont pas le statut de milices, mais qu’ils font partie des forces armées du pays, reconnus, officiellement, par Bagdad.
Cependant, lorsque le Premier ministre irakien a participé à une conférence de presse, à Paris, il a eu un ton moins vif, car les Américains lui avaient demandé de ne pas contredire, frontalement, les propos du ministre français des Affaires étrangères et du vice-ministre américain des Affaires étrangères, lors de leur conférence de presse commune.
Au cours de sa conférence de presse, Haïdar al-Abadi a déclaré que la lutte de la coalition anti-Daesh était plutôt une guerre verbale, car les pays membres de cette coalition n’ont pas, vraiment, pris des mesures efficaces, pour se battre contre les terroristes de Daesh.
Il a ajouté que les pays occidentaux ne vendent pas d’armes aux Irakiens et ler interdisent, aussi, d’en acheter aux autres pays, sous prétexte des sanctions qu’ils ont imposées à la Russie. Il a rappelé que l’Irak a payé le prix des contrats d’armements à la Russie, mais n’a pas pu encore recevoir les armes, en raison des sanctions anti-russes. Il a ajouté que le même problème existe, en ce qui concerne la livraison d’armes iraniennes au gouvernement irakien. L’Iran est prêt à livrer des armes et des équipements militaires aux Irakiens, mais l’Occident empêche l’Irak d’acheter des armes à son voisin iranien.


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