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mardi, 02 juin 2015 10:45

Les leçons des sanctions, pour Poutine!!

Les leçons des sanctions, pour Poutine!!
IRIB- Selon le célèbre analyste politique russe, Aleg Chuvakin, la crise de l’Ukraine et les sanctions occidentales ont appris à Moscou de ne pas regarder du côté de l’Ouest, pour résoudre ses problèmes.
Dans une interview exclusive avec le site d’information russe, «topwar.ru», Aleg Chuvakin a déclaré que les Etats-Uns et leurs alliés occidentaux ne pourront pas intimider la Russie, par l’arme des sanctions. «Bien que Washington continue d'essayer de maintenir sa position de supériorité, dans le monde, il a perdu l’influence mondiale, dont il profitait, à l’époque de la guerre froide», a déclaré l’analyste russe, qui rappelle que l’OTAN et le Fonds monétaire international, (FMI), sont, aussi, aux prises avec de grands problèmes. Chuvakin croit, aussi, que, dans cette position de faiblesse, il est possible que les Etats-Unis préfèrent établir des relations amicales avec le Kremlin.
Aleg Chuvakin évoque, ensuite, la récente rencontre, qui a eu lieu entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, puis, avec le Président Vladimir Poutine, à Sotchi. Au cours de ces rencontres, John Kerry a admis que la crise actuelle, en Ukraine, ne pourrait être résolue que dans le cadre de l’accord de paix de Minsk. Or, la récente offensive de l’armée ukrainienne contre l’aéroport de Donetsk était la violation flagrante de cet accord de paix.
Aleg Chuvakin poursuit : «Les rencontres de John Kerry avec les dirigeants russes montrent que Washington et ses alliés occidentaux n’ont pas réussi à faire peur aux Russes et à intimider le Kremlin, après un an et demi de sanctions contre l’économie russe. Il est vrai que les sanctions que les Etats-Unis et l’Occident ont imposées à la Russie ont créé des problèmes importants, pour les Russes, mais cela n’a pas été point productif, pour l’Occident, dans le domaine de la politique étrangère du Kremlin. En outre, l’opinion publique russe n’a pas lâché son président, sous l’effet des sanctions occidentales. Les Russes soutiennent le gouvernement de Vladimir Poutine, et les sanctions n’ont pas pu isoler la Russie. Par contre, les sanctions ont porté préjudice aux Occidentaux, eux-mêmes. D’autres pays ont profité du régime des sanctions occidentales, pour développer leurs transactions avec la Russie».
D’après Aleg Chuvakin, la crise des sanctions a fait comprendre aux dirigeants russes que le temps est arrivé, pour qu’ils ne regardent plus du côté de l’Ouest, pour résoudre leurs problèmes, mais qu’ils devraient, plutôt, tourner leurs regards vers l’Est. Selon lui, cela est dans l’intérêt de la Russie, tant sur le plan économique que politique. «Par exemple, l’alliance avec la Chine semble se consolider, aujourd’hui, plus que dans le passé», a dit Aleg Chuvakin.
Le célèbre analyste russe ajoute : «Au bout du compte, les Américains ont compris qu’ils ne sont pas en mesure de résoudre, tous seuls, les crises internationales et régionales, notamment, en ce qui concerne les affaires liées aux pays, comme l’Iran et la Syrie, qui ont des relations amicales de longue date avec la Russie. Dans ces cas, l’Occident a besoin de l’aide russe».
Il a évoqué, ensuite, le programme nucléaire de l’Iran : «Barack Obama considère la conclusion d’un accord nucléaire final avec l’Iran, comme l’unique réussite qu’il pourra enregistrer, dans sa politique étrangère. Si Obama voulait laisser une image positive de sa politique mondiale, il devrait, absolument, obtenir une victoire, dans le processus du dialogue nucléaire avec l’Iran, par la conclusion d’un accord final avec ce pays. C’était l’une des missions de John Kerry, à Sotchi, pour diminuer les tensions, dans les relations entre Washington et Moscou, pour obtenir l’aide des Russes, dans le dossier du nucléaire iranien», a-t-il ajouté.
Chuvakin estime qu’une nouvelle guerre froide a commencé entre les Etats-Unis et la Russie, il y a un an et demi : «La première guerre froide, qui avait commencé, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, entre l’Union soviétique et les puissances occidentales, avait duré quarante ans. Au bout de cette guerre froide, l’Union soviétique s’est effondrée, mais la Russie a sauvé sa peau et a réussi à ressusciter, pour redevenir un acteur clé de la politique internationale. Et, maintenant, avec la deuxième guerre froide, qui a commencé, à peine, il y a un an et demi, l’Occident commence à comprendre que la Russie n’a point été intimidé, et qu’elle n’a pas été du tout isolée, non plus», écrit l’analyste russe.
Selon Aleg Chuvakin, la guerre froide, qui avait fini par faire s'effondrer l’Union soviétique et la dépendance des anciennes républiques soviétiques, a créé des «zones, potentiellement, instables» entre la mer Baltique et la mer Noire.
«Pendant les dix premières années, qui se sont écoulées, après la réunification de l’Allemagne et l’effondrement de l’ex-Union soviétique, l’Union européenne n’a pas cessé de promouvoir son influence, en Europe de l’Est, au Caucase et en Asie centrale. Dans le même temps, la Chine s’est transformée en grand acteur de l’économie mondiale. Ensuite, une vague d’événements déstabilisateurs se sont produits : les attentats du 11 septembres 2001, à New York et à Washington, l’intervention militaire de la Russie contre la Géorgie, en 2005, et la crise économique, aux Etats-Unis, en 2008», a déclaré l’analyste russe.
«Après de longues années, les Américains ont commencé à réaliser qu’ils ne représentent pas l’unique puissance mondiale capable d’assurer le leadership internationale et d'établir l’équilibre, dans les rapports de force, dans le monde. La Russie et la Chine ont développé leur influence, dans le Grand Moyen-Orient et en Amérique latine, tandis que la Maison Blanche n’a fait qu’allonger la liste de ses ennemis, dans différentes régions de la planète. De nombreux pays du monde ne comptent pas parmi les ennemis effectifs des Etats-Unis, mais ils figurent, au moins, parmi les adversaires stratégiques de Washington. Le programme nucléaire iranien et les sanctions unilatérales contre ce pays, les sanctions anti-russes, la croissance permanente de l’économie chinoise, la situation chaotique du Moyen-Orient, l’alliance russo-chinoise, sont, tous, des éléments, qui déconcertent les dirigeants de la Maison Blanche. Le temps est arrivé, pour que les Américains changent d’approche et optent pour la paix, au lieu de s’obstiner à propager l’insécurité et le chaos, dans le monde, car la guerre et l’insécurité s’instaurent, là où les Américains interviennent, d’une manière ou d’une autre», a dit Aleg Chuvakin.


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