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dimanche, 31 mai 2015 02:04

La Chine et le Pakistan ouvrent un corridor de développement mutuel

La Chine et le Pakistan ouvrent un corridor de développement mutuel
IRIB- Si dans le cadre des BRICS et de la Nouvelle route
de la soie, la Chine s’est rapprochée de l’Inde, cela ne l’empêche pas de lancer un véritable plan Marshal, pour le Pakistan. Ainsi, c’est en grande fanfare qu’a été accueilli, au Pakistan, le Président Xi Jinping, le 20 avril dernier, pour une visite de deux jours. Et pour souhaiter la bienvenue à l’avion présidentiel chinois, huit chasseurs pakistanais l’ont escorté, depuis la frontière. Au cœur de cette visite, minutieusement, préparée par les cabinets ministériels des deux pays : la signature d’un immense partenariat de coopération économique, baptisé le Corridor économique sino-pakistanais, (CPEC), à réaliser, d’ici 2031. 51 protocoles d’entente, dont une trentaine relatifs au CPEC, ont été signés, totalisant 46,69 milliards de dollars d’investissements, dans les infrastructures d’énergie et de transports. Pour l’essentiel, ces projets bénéficieront d’un financement des banques chinoises, comme l’Industrial and Commercial Bank of China, (ICBC), l’Exim Bank of China et la China Development Bank Corporation. Relier le port de Gwadar au Pakistan, avec la ville Kashgar, en Chine, permet de raccourcir de plus de 10.000 km certains trajets de transport. Il s’agit, en premier lieu, de relier le port de Gwadar à la petite ville de Kashgar, dans la province occidentale du Xinjiang, en Chine. Situé sur la mer d’Arabie, Gwadar est proche du golfe Persique et du détroit d’Hormuz. Un corridor de transport avec la Chine permettra de retrancher 10.000 km à la distance séparant ce dernier du Moyen-Orient. Ainsi, 660 millions seront investis, dans le port de Gwadar, qui deviendra un pôle majeur d’activité et une grande ville. A cet effet, une concession, pour le développement et la gestion du port, a été confié à une entreprise chinoise, pour une durée de 40 ans ;1,6 milliards iront à la construction d’un système de transport urbain, à Lahore ;5,9 milliards de dollars seront investis, dans un réseau autoroutier, et 3,69 milliards, dans une voie ferrée, l’ensemble permettant à Gwandar, ainsi qu'au reste du Pakistan, d’augmenter ses échanges avec la Chine. La construction de lignes de communication à fibres optiques entre le Pakistan et la Chine est, également, au programme. Au niveau énergétique, il s’agit d’un investissement total de 33,79 milliards de dollars. Cela comprend :deux projets de barrages ; six centrales électriques au charbon ; une centrale photovoltaïque ; deux parcs éoliens et surtout, la construction de quelque 3.000 km de gazoducs, permettant d’acheminer du gaz, depuis l’Iran, jusqu’en Chine, via ce corridor. Pour Beijing, il s’agit, en premier lieu, de sécuriser ses approvisionnements en énergie. La Chine, le plus grand importateur de pétrole du monde, importe 60% de son pétrole du Moyen-Orient et en transporte 80%, par l’océan Indien, le détroit de Malacca et les mers de Chine méridionale et orientale. Ce projet est d’une importance stratégique, vu le contexte d’escalade des provocations militaires, lancées contre la Chine, dans le cadre de la politique de «pivot vers l’Asie» du gouvernement d’Obama. En cas de blocus naval américain, la Chine pourra résister, car elle disposera d’un accès à l’énergie, via le Pakistan. Le projet de gazoduc reliant l’Iran au Pakistan, où il sera connecté à un gazoduc, direction la Chine. Le Pakistan est tout aussi gagnant, dans l’affaire. Les deux pays développeront leurs régions les plus pauvres et les plus instables, d’où opèrent des mouvements séparatistes, souvent, manipulés de l’extérieur. Ce nouveau corridor fera le pont entre la Ceinture économique de la Route de la soie et la Nouvelle route de la soie maritime du XXIe siècle de Xi Jinping, deux grands ensembles de projets constituant une grande partie de la stratégie du président chinois, en termes économiques et diplomatiques. Les sommes investies par la Chine représentent plus du double des investissements directs étrangers qu’a reçus le Pakistan, depuis 2008, et, considérablement, plus que toute l’assistance étrangère, fournie par les États-Unis, depuis 2002, dans le cadre de la guerre, menée par ces derniers, en Afghanistan, pays voisin du Pakistan. Selon des responsables pakistanais, une importante partie des investissements seront mis en œuvre, très rapidement, de manière à créer une dynamique suffisante, pour faire décoller le pays. Selon un expert, cité par la BBC, le Dr Kaisar Bengali, il s’agit là d’une occasion unique, pour effectuer un revirement économique. «Ceci est la première opportunité, depuis le Traité des eaux de l’Indus de 1960, pour changer la géographie économique du pays», a-t-il ajouté [1]. Ce partenariat vient consolider une longue amitié entre les deux pays, qui se sont toujours soutenus, mutuellement, face aux manigances géopolitiques des puissances occidentales. Comme l’a résumé le Premier ministre pakistanais, Muhammad Nawaz Sharif : Ce corridor profitera à toutes les provinces et régions du Pakistan, et transformera notre pays en un carrefour régional et un pivot, pour le commerce et l’investissement. Il permettra, également, à la Chine de créer une route plus courte et plus économique, pour le commerce et l’investissement, dans le Sud, le centre et l’Ouest de l’Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Ce corridor deviendra un symbole de paix et de prospérité.[1] Le Traité des eaux de l’Indus a été signé, le 19 septembre 1960, par le Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru, et le Président pakistanais, Ayub Khan. Il a permis de garantir les approvisionnements en eau du Pakistan, à partir du fleuve Indus, dont les principales sources sont situées, en Inde, en dépit des guerres subséquentes, qui ont eu lieu entre les deux pays.  
Solidarité et Progrès

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