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dimanche, 10 mai 2015 06:52

Syrie : bataille décisive d’al-Ghalamoun

Syrie : bataille décisive d’al-Ghalamoun
IRIB- Selon Nasser Qandil, la nouvelle carte du Moyen-Orient sera tracée à al-Ghalamoun en Syrie. La victoire de l’axe de la Résistance à al-Ghalamoun, ouvrira le chemin pour les victoires successives de la Résistance.
Dans un récent article, le célèbre analyste libanais des questions politiques du Moyen-Orient, Nasser Qandil, a évoqué l’opération imminente de l’axe de la Résistance dans la région syrienne d’al-Ghalamoun contre les groupes terroristes takfiris : « Dans la crise syrienne, il y a des éléments secrets qui jouent des rôle très importants dans les évolutions de ce pays. Sans les connaître, il serait difficile, voire impossible de comprendre la signification profonde des événements qui se sont produits ces dernières semaines dans ce pays », a-t-il écrit.
La région d’al-Ghalamoun s’étend de la ville d’al-Quseir jusqu’aux montagnes de Djebal al-Cheikh, près de la frontière de la Syrie avec le Liban. D’après Nasser Qandil, sur le plan régional, ce ne sont pas la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Jordanie qui gèrent les activités des rebelles armés et des groupes terroristes contre le gouvernement du président Bachar al-Assad. Selon lui, la guerre en Syrie est dirigée essentiellement par le régime sioniste. La réussite ou la défaite des autres parties qui soutiennent les rebelles armés et les terroristes en Syrie, dépendent des succès et des défaites de la partie israélienne.
Le régime sioniste estime que sa victoire en Syrie dépendra du contrôle de la région syrienne d’al-Ghalamoun par les terroristes du Front al-Nosra, et de la progression des terroristes de cette organisation vers la région de Djebal al-Cheikh jusqu’aux côtes syriennes de la Méditerranée. Ainsi le Front al-Nosra pourra créer son « Emirat islamique » ayant des frontières directes avec la Palestine occupée, empêchant les forces syriennes et libanaise de la Résistance avoir un contact direct avec la Palestine occupée. Ainsi, le régime sioniste souhaite que la victoire du Front al-Nosra coupe la ligne de contact entre les forces de la Résistance en Syrie et au Liban et affaiblira leur position et surtout leur puissance de dissuasion face à l’armée du régime sioniste.
Du point de vue des dirigeants du régime sioniste, la présence des terroristes de Daesh à Raqqa (Syrie) ou à Salaheddin (Irak) n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte aux yeux du régime israléien c’est la présence des terroristes de Daesh à Mossoul et al-Anbar (Irak) mais aussi à Hassaka et Deir Ezzur (Syrie), car cela permettra à Daesh de couper tout lien entre la Syrie et le territoire irakien. C’est donc cette partie de « l’Emirat islamique » de Daesh qui a une importance vitale pour les projets du régime sioniste pour isoler la Syrie. Si Daesh contrôle les frontière de la Syrie avec l’Irak, et si le Front al-Nosra contrôle les frontières de la Syrie avec le Liban, les sionistes seront rassurer, car ; dans ce cas, le seul contact de la Syrie avec le monde extérieur sera établi uniquement par le territoire turc. Or, le gouvernement d’Ankara est hostile au gouvernement du président Bachar al-Assad et ne permettra pas Damas de communique avec le monde extérieur via son territoire.
Pour déjouer ce projet infernal du régime sioniste, l’axe de la Résistance doit gagner la bataille d’al-Ghalamoun et repousser les forces de l’organisation terroriste du Front al-Nosra de cette région stratégique.
A ce propos, le quotidien libanais as-Safir a écrit qu’une vaste campagne médiatique a déjà commencé à propos de l’imminente opération qui aura lieu dans la région d’al-Ghalamoun. Dans ce cadre, les groupes terroristes et leurs soutiens cherchent à falsifier les réalités du terrain, et font courir des rumeurs selon lesquelles les terroristes auraient créé des bases et des passages sécurisées à al-Ghalamoun. Mais en réalité, ce sont les forces du Hezbollah libanais que continuent à mobiliser leurs effectifs et moyens pour entamer prochainement l’opération d’al-Ghalamoun.
Selon des sources locales, les terroristes du Front al-Nosra ont quitté plusieurs de leurs positions sur les hauteurs difficiles d’accès d’al-Ghalamoun pour des raisons tactiques, afin de subir les moindres dégâts possible au cas de l’offensive des combattants de la Résistance.
Cependant, il faut noter qu’après leurs réussites dans les deux villes syriennes d’Idlib et de Jisr al-Choughour dans le Nord syrien pendant ces dernières semaines, les terroristes du Front al-Nosra veulent s’appuyer sur le moral renforcé de leurs effectifs, et les préparer à la bataille d’al-Ghalamoun. Mais en général, les terroristes souhaitent pouvoir éviter ce combat, et estime que le moment n’est pas encore arrivé pour qu’ils entrent en action dans cette région syrienne.
Selon le quotidien libanais As-Safir, un commandant des opérations de Daesh dans la partie orientale d’al-Ghalamoun, Abou Massir al-Ordoni, qui était autrefois le commandant militaire général des forces du Front al-Nosra, a décidé de quitter le Front al-Nosra, et d’adhérer au groupe terroriste de Daesh, dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi. C’est la première fois, depuis un an et demi, qu’on entend de ses nouvelles, car il s’était longtemps caché de peur des vengeances des terroristes du Front al-Nosra. Al-Ordoni avait autrefois joué un rôle important pour recruter les jeunes jordaniens salafistes et pour les encourager à rejoindre les rangs des terroristes en Syrie.

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