This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
dimanche, 03 août 2014 10:22

L’Amérique va-t-elle vers une nouvelle guerre ?

IRIB- D’après certains indices, l’Amérique planifie une nouvelle guerre dans la région

en renforçant sa présence militaire en Palestine occupée et en péninsule arabique. 

Après quatorze ans de guerre en Afghanistan et en Irak, et les interventions en Egypte, en Libye, au Yémen et en Syrie, les Etats-Unis semblent vouloir commencer une nouvelle aventure militaire dans la région du Moyen-Orient, aventure qui coûtera sans doute la vie aux milliers d’innocents et des trillions de dollars au contribuable américain. D’après le site d’information Santiago 6, Pour assurer ses intérêts régionaux, les Etats-Unis transforment le Moyen-Orient en une région instable et une zone de guerre. D’après certains indices, l’Amérique planifie une nouvelle guerre dans la région, en visant surtout l’Iran, en renforçant sa présence militaire en Palestine occupée et en péninsule arabique. Ce site évoque ensuite le développement des arsenaux d’armements de certains alliés régionaux des Etats-Unis, qui sont tous accusés de violation des droits de l’Homme :

Pendant ces trois dernières années, les Etats-Unis ont vendu plusieurs dizaines de milliards de dollars d’armements dans le cadre du programme de la vente d’armements, baptisé FMS (Foreign Military Sales). Les clients sont les alliés arabes des Etats-Unis au sud du golfe Persique : les Emirats arabes unis (avec une population de 5.6 millions d’âmes), le Qatar (2.1 millions), le Koweït (2.7 millions) et l’Arabie saoudite (27.3 millions d’âmes). Les Etats-Unis ont vendu à ces pays des systèmes et des armements offensifs et défensifs, et des systèmes de défense aérienne. En ce qui concerne, par exemple, le système anti-missile Patriot, les Etats-Unis ont gagné des chiffres très importants : le Qatar (9.9 milliards de dollars), le Koweït (4.2 milliards de dollars) et les Emirats arabes unis (1.1 milliards de dollars). En outre, les Emirats arabes unis ont payé 6.5 milliards de dollars pour le système de défense antiaérienne de THAAD. Pour justifier son point de vue concernant la menace iranienne, les pays occidentaux disent que les missiles iraniens du type MLRS (Multiple Launch Rocket System), ayant une portée approximative de 300 kilomètres sont capables de toucher des cibles dans presque tous les pays arabes du sud du golfe Persique, dont le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et même en Arabie saoudite.

En outre, les Etats-Unis ont vendu des tankers de ravitaillement aérien KC-130 à l’armée saoudienne pour une valeur de 6.7 milliards de dollars. Les Emirats arabes unis ont acheté des bombes anti-bunkers (utilisables pour attaquer des installations nucléaires souterrains) pour un montant de 4 milliards de dollars. Récemment, le Qatar a acheté au Pentagone un système radar de 1.2 milliards de dollars au Pentagone. L’Arabie saoudite a acheté aux Etats-Unis 30 bateaux de patrouille maritime (1.3 milliards de dollars) pour les utiliser au détroit d’Hormuz, en outre Riyad a dépensé 4 milliards de dollars pour moderniser sa Garde nationale. Le Qatar a acheté aux Etats-Unis des hélicoptères Apache (3 milliards de dollars) pour des opérations militaires spéciales.

Depuis trois ans, les Etats-Unis soutiennent discrètement les groupes terroristes qui se battent en Syrie pour renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad. Certaines sources disent que les Etats-Unis ont transféré les armes que la CIA avait collectées en Libye après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en Syrie pour armer les groupes rebelles et les terroristes liés à al-Qaïda, via le territoire turc. Le Qatar et l’Arabie saoudite qui sont les grands clients d’armements américains, comptent aussi parmi les principaux soutiens étrangers de ces groupes terroristes. Les détails de ces ventes d’armements sont à vérifier sur le site du département d’Etat américain qui supervise le programme de vente d’armements, dit FMS (Foreign Military Sales). C’est l’Agence de coopération sécuritaire et défensive du département de la Défense qui se charge de ces transferts d’armes à l’étranger.

Outre le programme de vente d’armements (FMS), le Département d’Etat américain délivre aussi des agréments d’exportations d’armements aux sociétés américaines sous forme des ventes commerciales directes, dites DCS (Direct Commercial Sales). Pourtant, le département d’Etat de publie pas les informations portant sur la délivrance des autorisations des exportations des armes pour savoir si ces ventes respectent ou non la loi du contrôle de l’exportation des armements et le trafic d’armes internationales. Le département d’Etat américain se contente d’annoncer seulement que les Etats-Unis respectent les considérations politiques, militaires et économiques, ainsi que les normes des droits de l’Homme dans la vente d’armements militaires sous les deux formes de FMS ou DCS. Cela veut dire que le Pentagone délivre les autorisations d’exportations d’armes et d’équipements militaires aux pays étrangers en fonction des objectifs de la politique étrangère de la Maison Blanche et les valeurs que Washington respecte et veut faire respecter par les autres !

Les Déaprtements d’Etat et de la Défense justifient ces ventes en disant que les pays du Moyen-Orient, alliés de Washington, se sont engagés à respecter les intérêts défensifs des Etats-Unis et la doctrine de la politique étrangère de l’administration Obama. Pourtant, la plupart de ces alliés moyen-orientaux se sont engagés d’une manière ou d’une autre aux conflits ethniques ou confessionnels de la région, et la Maison Blanche s’inquiète de ce que les armements qu’elle a vendu à ses alliés régionaux ne tombent entre les mains des groupes extrémistes. Depuis trois ans, plusieurs groupes terroristes sont apparus en Syrie dont les groupes extrémistes liés à al-Qaïda ou l’Etat islamique (EI) autoproclamé en Syrie et en Irak, dit Daesh. Il y a deux mois, le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad était sur le point de vaincre totalement les groupes terroristes, mais les Etats-Unis et leurs alliés ont changé subitement la situation, en livrant massivement des armes et des munitions aux terroristes de l’EI en Irak. Les terroristes sanguinaires de ce groupe sont soutenus par les services de renseignements américains, et par les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite.

Un conseiller du Département d’Etat américain a fait entendre que les opérations des terroristes de Daesh en Irak avaient été coordonnées d’avance et faisaient partie d’un plan stratégique dont l’application avait été confiée à Abou Bakr al-Bagdadi. Vali Nasr, président du Centre des études internationales de l’Université Johns Hopkins et ancien conseiller du département d’Etat américain pour le Moyen-Orient dit : « Il est évident que le gouvernement américain savait parfaitement ce qui se passait dans la région, mais il est resté sciemment négligeant par rapport aux événements du Moyen-Orient ». Dans toutes les phases de ses opérations ans la région, l’Etat islamique (EI), dit Daesh, a été soutenu directement par l’Arabie saoudite et le Qatar. Ces deux pays demandent expressément aux Etats-Unis de ne pas agir contre les terroristes de Daesh en Irak et de ne pas coopérer avec le gouvernement de Bagdad pour lutter contre les terroristes. Le prince Mohammad a dit au quotidien Telegraph : « Nous nous opposons à toute intervention étrangère en Irak. Ni l’Arabie saoudite ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou tout autre Etat ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures de l’Irak. C’est un problème que les Irakiens doivent régler eux-mêmes. » Mais tout de suite après cette interview, l’Arabie saoudite a installé 30.000 soldats le long de ses frontières avec l’Irak.

L’ancien ambassadeur du Qatar aux Etats-Unis, Cheikh Nasser ben Hamad a-Khalifa a averti lundi dernier l’administration Obama quant au risque de toute intervention militaire américaine en faveur du gouvernement du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, estimant qu’il s’agirait d’un acte de guerre contre l’ensemble des Arabes sunnites. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont de grands clients d’armements américains, et leur soutien direct aux terroristes de Daesh est considéré, selon la loi internationale, la violation des règles de la lutte contre le terrorisme. Cedi dit, les Etats-Unis doivent interdire la vente d’armements à ces deux Etats. Pourtant, il y a un mois, les Départements d’Etat et de la Défense ont autorisé la vente de 11 milliards de dollars d’armements à ces deux pays !

Ces dernières années, les Etats-Unis accordent une importance particulière aux programmes de formation militaire en Jordanie. Les manœuvres du « Lin impatient » qui se tient dans les déserts de la Jordanie sont des tests pour former un centre de commandement régional sous l’égide des Etats-Unis. Les forces militaires américaines, turques, saoudiennes et jordaniennes participent à ces exercices militaires. A présent, les Etats-Unis ont installé près de mille soldats, des avions F-16 et des systèmes balistiques Patriot sur le territoire jordanien. 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir