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lundi, 09 juin 2014 08:00

L’avenir des relations Assad-Erdogan ?

L’avenir des relations Assad-Erdogan ?
IRIB- Le soutien total d’Ankara aux rebelles armés en Syrie semble avoir transformé la Turquie en un grand perdant des évolutions de la Syrie. 

Le quotidien arabophone Charq al-Aqsat écrit dans un article que depuis le début de la crise en Syrie, le gouvernement turc avait misé sur le renversement rapide du gouvernement du président Bachar al-Assad. Mais les dirigeants d’Ankara s’étaient trompés dans leurs calculs et leur soutien sous azimuts aux opposants armés en Syrie les a transformés en grands perdants de la crise en Syrie, affaiblissant considérablement le rôle régional de la Turquie.

Récemment, la presse turque n’a pas couvert convenablement la tenue de la présidentielle en Syrie. Entre-temps, les journaux proches du gouvernement du Premier ministre Recpe Tayyip Erdogan ont préféré de refléter les positions des opposants au gouvernement de Damas. Il est à noter que qu’avant et après la tenue de la présidentielle en Syrie, les autorités turques n’ont pas pris position à l’égard de ce qui se passait en Syrie étant donné la position général de l’AKP, parti au pouvoir, hostile au gouvernement de Damas.

Quel avenir pour les relations entre Assad et Erdogan ?

Les dirigeants turcs ont vu comment le gouvernement syrien qu’ils voulaient voir le renversement en quelques jours ou quelques semaines a su résister à toutes les pressions étrangères pendant plus de trois ans, grâce au soutien populaire et la loyauté de l’armée. Et maintenant, ils voient que le président Bachar al-Assad a gagné de nouveau l’élection présidentielle pour rester pendant sept ans à la tête du pouvoir à Damas. Ceci dit, l’avenir des relations entre le président Assad et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan pourraient peser lourdement sur les relations entre les deux pays voisins, car la Turquie a toujours soutenu les groupes armés qui voulaient renverser le gouvernement de Damas.

Il conviendrait ici citer le président de la Chambre du commerce d’Alep ? Fares al-Shahabi qui avait dit que depuis l’attaque des groupes armés soutenus par Ankara qui ont détruit les usines d’Alep pour transférer leurs machines et équipements en Turquie, le gouvernement de Damas ne devra plus penser à la coopération avec la Turquie. En réalité, ses propos reflètent la demande d’une grande partie de la population syrienne qui exige une révision sérieuse des relations entre la Syrie et la Turquie, en demandant au gouvernement d’Ankara de présenter ses excuses au peuple syrien.

Assad, le seul gagnant du bras de fer Damas –Ankara 

Selon la plupart des experts, tant que Bachar al-Assad est président de la Syrie, le retour des deux pays vers des relations plus ou moins normalisées, serait considéré comme une victoire définitive pour Damas et la personne de Bachar al-Assad. N’oublions par que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a subi de très lourds coûts financiers, militaires, politiques, médiatiques, économiques et psychiques en raison de son célèbre slogan au début de la crise syrienne en prétendant que la région aurait dû choisir entre lui et Bachar al-Assad. Selon Sami Cohen, expert des questions politiques, la guerre en Syrie n’est pas encore finie, mais il est déjà clair que le nom de la Turquie figurera sur la liste des perdants de cette guerre.

Le quotidien turc « Milliyat » a écrit que parmi les éléments qui ont contribué à la survie du gouvernement du président Bachar al-Assad en Syrie, il faut surtout noter sa réussite à exploiter l’infiltration des groupes extrémistes takrifis dans les rangs des opposants armés. Cela a permis au gouvernement de Damas de détruire le prestige et la crédibilité de l’opposition. Selon ce quotidien turc, Ankara a ouvertement pris position pour renverser le gouvernement du président Bachar al-Assad en Syrie, et la Turquie s’est transformée bel et bien en un adversaire direct de Damas. Mais finalement Ankara a perdu ce jeu.

Aujourd’uhi, Bachar al-Assad est toujours au pouvoir en Syrie, tandis que la Turquie se voit confronté aux problèmes liés à la présence d’un très grand nombre de réfugiés syrien sur son territoire, chose qui a déjà coûté près de 3 milliards de dollars pour le gouvernement d’Ankara qui craint aussi le fait que des gruopes armés extrémistes liés à al-Qaïda se sont installés dans les régions qui se trouvent près des frontières de la Turquie. La prise de position d’Ankara à l’égard des événements de la Syrie n’a créé que de grands problèmes pour la Turquie, tandis que le maintien du président Bachar al-Assad au pouvoir est devenu un véritable cauchemar pour les dirigeants d’Ankara. L’analyste du journal turc Radikal écrit : « La politique d’Ankara envers la Syrie a été vouée à l’échec, car la Turquie s’est transformé, par ses mauvais calcul, en un adversaire direct du gouvernement syrien, en comptant sur le renversement rapide du gouvernement du président Bachar al-Assad. C’est pourquoi la Turquie s’est rangée à côté de l’Arabie saoudite et du Qatar, face à la Syrie qui était soutenue par l’Iran et la Russie. Selon l’auteur de l’article du quotidien Radikal, les propos provocateur d’Erdogan qui avaient un contenu religieux montraient clairement qu’il estimait que les événements qui se sont produits sur la place Taksim à Istanbul seraient lié aux activités des Alaouites. N’oublions pas qu’il a baptisé le troisième pont de Bosphore Sultan Salim Ier, ennemi juré des Alaouites. Le journal Radikal ajoute que les événements de la Syrie ont fortement influencé les politiques intérieures et extérieures de la Turquie. La Turquie est tombée ainsi dans le piège de la guerre confessionnelle en Syrie. L’auteur de l’Article s’est opposé à la décision du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan qui a adhéré à l’axe sunnite de l’Arabie saoudite et du Qatar deux pays qui soutiennent toujours les groupes salafistes et des organisations liés à al-Qaïda. Pourtant cet axe s’est effondré quand les problèmes se sont aggravés entre Ankara et Riyad au sujet de l’Egypte. L’auteur de l’article du journal Radikal ajoute que le gouvernement d’Ankara doit réviser sa politique envers la Syrie, non pas en raison de la victoire de Bachar al-Assad à la présidentielle syrienne, mis pour éviter de devenir un acteur de la guerre confessionnelle dans la région. 

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