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jeudi, 12 décembre 2013 02:43

La revanche d'Obama contre Poutine, par Pierre Dortiguier

IRIB-L'on ne saurait mieux définir ces journées de révolution colorée ukrainienne,
qui ont valeur de ballon d'essai, étant donnée la simultanéité des  manifestations thaïlandaises contre un régime populaire, et contre un chef de gouvernement dont le frère fut renversé par un coup d'Etat militaire! mais un bon, celui qui va dans le sens des Etats-Unis, et de même  en Ukraine, l'expression de "coup d'Etat populaire" usée en Thaïlande  justifierait bien les violences systématiques contre la force de l'Etat et ses représentants: partout la même référence aux droits de l'homme, la prétention pour quelques centaines de milliers de manifestants grassement entretenus de forcer l'accès aux ministères; pour les jeunes générations cela ne dit rien, - tout au plus pense -t-elle qu 'il s'agit d'une forme récente de contestation du pouvoir- mais pour les  plus anciens, ces deux méthodes thailando-ukrainienne  rappellent  le bolchevisme, et ce n'est pas la chute de la statue de Lénine qui en masquera le fait, la méthode et surtout le mépris commun de la démocratie, qui est l'appel au peuple!
    Chacun évoque G.Soros le milliardaire qui se joue du capitalisme étranger à ses vues, pour impooser le sien, moins national, plus occulte, et reposant sur ce que l'Histoire d'autrefois nommait avec humour la cavalerie Saint-George, soit la liquidité, l'entretien des manifestants, l'intervention de groupes violents couverts par des gens que dupent  les médias et l'internet ou réseau des mots d'ordre destructeurs!
Le Président de l’Ukraine a -t-il démontré qu'une union européenne serait dans les conditions actuelles un chômage massif et une fermeture d'entreprises, qu'aussitôt des voix s  'élèvent contre son rapprochement avec la Russie, et le nationalisme reprend ses droits, appuyé non sur un concert d'autres patriotismes, mais une forme de cosmopolitisme, la patrie n'étant plus la réalité, mais le nom d'une utopie de démocratie des droits de l'homme, sorte d'auberge espagnole, comme on le dit, où chacun apporte son manger!
Juger d'un événement est souvent la conséquence d'une observation du timing: la Russie ayant  résisté en Syrie, il fallait la frapper dans son cœur, et l'Ukraine se tenait prête à jouer ce rôle de porteur de la contestation au cœur de la Russie même, car tel est le but:  si tu m'empêches d'avancer, veut faire savoir Obama à Poutine, bref si tu contraries  mon leadership et mon principal allié, sorte d'autre moi-même, l'entité sioniste, je vais faire agir les pions à mon service, notamment le milieu  le plus naturellement lié à mes intérêts, qui existe -la chose est notoire- en Ukraine!
Et la machine de Soros, qui est une fabrique à recettes révolutionnaires, sorte de " bolchevisme" rénové, mêlant ultra droite, à des éléments gauchistes ou au lobby apparenté à eux, appuyé sur une coalition médiatique n'exigent pas tant une intégration européenne qu'un éloignement de la Russie, afin de procéder, selon les règles de la doctrine Brezinski  contenue dans "Le Grand Échiquier"  de cet auteur, à une mise en quarantaine d'elle:il faut un modèle européen de contestation, tout comme il en est d'asiatique, pour que la Fédération de Russie soit paralysée, jusqu'à ce qu'elle se décide à  revenir au bon temps d'Eltsine  où toutes les oligarchies ne tenaient la Russie que pour leur résidence secondaire, la principale étant notablement à Londres!
Cette bataille qui se joue, avec en plus le grotesque tam tam sur l'ancienne ministre convaincue de corruption et  absoute par la volonté des régisseurs de la toile informatique semant un printemps ukrainien et en arrière-plan russe, pour mieux cacher leur dépit d'avoir échoué dans leur campagne politique de printemps arabe,  intéresse toutes les nations et esprits ou peuples  libres, car il en va de l'indépendance de tout un chacun: en premier des chefs d’État qui  ont une devoir de volonté ou de bon jugement contre les slogans d’idolâtres fabricateurs de statuettes de la démocratie, et qui sont des marionnettes dans les mains d'Obama.
L'ambition des États-Unis  est d'empêcher tout monde alternatif à leur mode d'être, de se former; la Russie en est un, et c'est pourquoi le plan anti-syrien a militairement échoué: le pays Thaï ne s'est pas suffisamment occupé des milieux d'affaire et davantage de ses intérêts, comme il se voit dans son développement, il faut aussi le paralyser.Cela ressemble à une seconde guerre de Crimée, quand la Russie chassée de Méditerranée  et de ses positions fortes en Grèce, où elle était populaire, s'est vue attaquée sur son sol! Mais ceux qui organisent ce genre de conflit, -j'entends les ennemis de la Russie-  savent qu 'ils ont subi une défaite cuisante, que le Al Qaeda est un monstre bien usé et reconnaissable comme produit utile aux Etats-Unis;  il leur reste de s'attaquer au peuple russe, et cela se prouve par ce que l 'on pourrait nommer de grands manœuvres subversives.
Une seconde gifle infligée au locataire de la Maison Blanche pourrait par un jeu logique, pousser non pas l'Ukraine vers l'Europe, mais l'Europe du milieu, vers la Russie, et les conséquences en seraient catastrophiques pour Obama! Dieu veuille que pareil événement se produise!

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