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samedi, 19 mai 2012 16:40

Liban : "révolution salafiste" en cours?

IRIB- Les évènements qui ont secoué la ville de Tripoli, durant la semaine dernière, sont les prémices d'une révolution salafiste,...

.. qui commence, à Tripoli, et s'étend à Akkar, estiment des diplomates occidentaux, qui suivent de près les derniers développements survenus sur la scène libanaise.

Selon les diplomates, les Libanais témoignent des premières phases d'un scénario dont aucun pays ne peut déclarer la responsabilité.

Les pays occidentaux insistent toujours à soutenir le gouvernement de Najib Mikati, qui adopte la politique de mise à l'abri surtout à l'égard du dossier syrien. Ces pays reprochent à Mikati de ne pas œuvrer sérieusement à protéger Tripoli de la contagion syrienne, en protégeant les frontières, et en y déployant les forces sécuritaires libanaises qui empêchent l'acheminement des armes à l'opposition syrienne.

Des sources diplomatiques à Beyrouth considèrent à leur tour que les évènements tripolitains sont considérés comme un coup sévère infligé au PM Mikati de la part des forces du 14 mars, et un double coup infligé au Hezbollah et à ses alliés des forces du 8 mars. Selon les sources, ces derniers ont échoué à faire face au plan préparé pour la Syrie, dont Tripoli et Akkar en sont apparemment les composants essentiels.

Selon la vision diplomatique occidentale, la révolution salafiste présente à Tripoli ne sert qu'à acheminer les armes aux combattants de l'ASL à Homs, et à leur fournir tout ce qui est nécessaire pour compléter leur révolution contre le régime syrien. Les milieux estiment que cette révolution s'étendra vers la région d'Akkar au nord.

Cependant, ces mêmes sources diplomatiques se disent rassurées quant à l'extension salafiste sur tous les territoires libanais, qui peut être engendrée par un déséquilibre des forces politiques sur la scène libanaise en faveur des salafistes. En effet, selon les sources, les salafistes ne constituent pas plus de 15 % des Tripolitains. Ils sont des milices qui n'ont pas d'horizons politiques. Par la suite, le seul héritier après la chute du régime syrien serait l'ex-premier ministre Saad El-Hariri, qui jouit d'une popularité parmi les sunnites du Liban, étant considéré un modéré comme la plupart d'eux.

Ces sources ont affirmé que les sunnites du Liban qui vivent dans les villes n'aiment pas porter des armes. Ils ne sont pas des combattants par nature. Par la suite, la révolution serait limitée dans un cadre géographique restreint (Tripoli), et elle s'éteindrait lorsque la cause de son existence, l'aide de la révolution syrienne, serait éliminée. Aucun pays occidental ne se déclare responsable de l'acheminement des armes vers la Syrie, mais ils évoquent des comptes américains et occidentaux. Ils dirigent leur attention vers l'intérieur syrien et ne perçoivent dans la ville de Tripoli qu'un pont de passage pour réaliser leurs grands buts.

Les sources se sont dit étonnées face à l'ignorance du danger croissant des salafistes de la part des responsables libanais. Elles ont signalé que la crise syrienne va durer sans la présence d'alternative pour le phénomène salafiste croissant. Elles avouent que l'Occident a une communication avec le président du CNS Burhan Ghalioun, lui demandant de classer la protection des minorités en Syrie parmi les priorités des intérêts de l'opposition syrienne. Par ailleurs, M. Ghalioun n'est considéré pour l'Occident, qu'une personnalité qui présente à l'opinion publique occidentale une alternative au vide dans l'opposition syrienne.

Ces sources affirment que les Libanais doivent réfléchir sérieusement à une manière pour faire face au danger de l'extrémisme, vu que certains diplomates occidentaux ont visité cette région, et ont dessiné une image précise de ce qui se passe là-bas. Ils ont également visité Bab El-Tabaneh, et ont remarqué la présence intensive de l'armement et la dominance de l'engagement religieux même chez les personnalités musulmanes qui ont fait leurs études dans des pays occidentaux pour de longues années. Du retour à Tripoli, ces personnalités se sont identifiées avec le phénomène salafiste recrudescent, ce qui est manifesté par leur tenue vestimentaire et leurs longues barbes.
Pour sa part, le quotidien libanais "Al-Akhbar" a estimé que les derniers développements, à Tripoli, ont dévoilé une présence intensive de courants salafistes armés, qui ont menacé d'avoir la main mise sur la ville, rétablissant les lignes de frontières traditionnelles et historiques avec Jabal-Mohsen. Ces évènements ont également deux significations supplémentaires :

1- Les courants salafistes ont explicitement déclaré qu'ils constituent une entité politique indépendante.
2- Ils avaient le dernier mot à dire quant à l'entrée de l'armée à Tripoli pour mettre terme aux affrontements. Simultanément, certains salafistes ont entamé des affrontements contre l'armée libanaise.

Source : Moqawama

 

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