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dimanche, 09 août 2015 17:10

Clinton, Juppé, Erdoğan et le PKK, par Thierry Meyssan

Clinton, Juppé, Erdoğan et le PKK, par  Thierry Meyssan
IRIB- En arrivant au pouvoir, à Ankara, en 2003,
le Parti islamiste AKP a modifié les priorités stratégiques de la Turquie. Plutôt que de se baser sur les rapports de force post-«Tempête du désert», Recep Tayyip Erdoğan ambitionnait de sortir son pays de l’isolement, dans lequel il se trouvait, depuis la chute de l’Empire ottoman. S’appuyant sur les analyses de son conseiller, le professeur Ahmet Davutoğlu, il préconisa de régler les problèmes en suspens, depuis un siècle, avec ses voisins, et de devenir, progressivement, l’incontournable médiateur régional. Il lui fallait, pour cela, à la fois, devenir un modèle politique, et construire des relations avec ses partenaires arabes, sans perdre son alliance avec Israël. Débutée avec succès, cette politique —dite de «zéro problème»— conduisit Ankara, non seulement, à ne plus craindre Damas et son soutien au PKK, mais à lui demander de l’aider à négocier une sortie de crise. En octobre 2006, le Parti kurde déclara une trêve unilatérale, et débuta des négociations avec le gouvernement Erdoğan. En mai 2008, Ankara organisa des négociations indirectes entre Damas et Tel-Aviv, les premières, depuis le rejet, par Ehud Barack, du plan de Bill Clinton et d’Hafez el-Assad. Mais le Président Bachar al-Assad y mit fin, lorsque Israël attaqua Ga