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mercredi, 05 août 2015 10:58

Washington lâche son camarade pétrolier...

Washington lâche son camarade pétrolier...
IRIB- L’Arabie rend des comptes ces jours-ci. Il semble que les Etats-Unis ont abandonné leur camarade pétrolier qui vit des moments biens difficiles.
Mais Washington, dans le sens de ses intérêts, vient de se choisir une nouvelle maîtresse au Moyen-Orient : la Turquie. Selon l’agence de presse Fars, l’analyste russe des questions internationales, Vladimir Odinchov, a indiqué dans une interview exclusive avec le magazine en ligne « Perspective du nouvel Orient », que les Etats-Unis qui durant ces dernières décennies mesurent sans cesse leur manteau d'impérialisme, n’ont tiré qu’une seule leçon de toutes les leçons de l’histoire. Une leçon qui propose le choix de maîtresses politiques pour mettre au point la politique de discorde en vue de régner.
Pendant ces 70 dernières années, Israël a été l’une des maîtresses les plus favorites des Etats-Unis au Moyen-Orient. Israël domine les pays arabes mais aussi, au nom des USA il élargit son influence dans la région. Mais le temps a évolué et les approches de la diplomatie américaine ont aussi évolué. L’union Etats-Unis/Israël est en déclin.
L’analyste russe ajoute également : « Une autre maîtresse des Etats-Unis, c’est l’Arabie saoudite qui en rendant aux Etats-Unis des services précieux et profitables (formation de l’organisation terroriste d’Al-Qaïda, propagation du wahabisme comme origine de l’extrémisme dans d’autres pays), a consolidé la présence de Washington dans la région.
Or, ces jours-ci l'Arabie est en train de payer cher les services rendu et le royaume est même exposé au démembrement. Il paraît que les Etats-Unis en ont assez de leur maîtresse pétrolière. Dans les coulisses, Washington vient de se choisir une autre favorite dans le sens de ses intérêts. La Turquie s’avère la nouvelle maîtresse des USA au Moyen-Orient. Un tel choix est loin d’être le fruit du hasard. C’est étape par étape que les Etats-Unis s’approchent de la Turquie qui est également sous le contrôle stricte des Américains. Washington profite des évolutions régionales pour isoler Ankara en Europe. Les Etats-Unis entravent les efforts de la Turquie lorsque cette dernière tente de s’élargir mais ils laissent les Turcs libres lorsque que ces derniers menacent les intérêts des grandes puissances de la région dont la Russie, la Chine, l’Iran et l’Arabie. La Maison Blanche nourrit toutes ces contradictions dans le but d’assurer ses intérêts ».
Vladimir Odinchov poursuit : "Les Etats-Unis agissent ainsi car dans le monde d’aujourd’hui, le Proche-Orient et le Moyen-Orient sont sources d’hydrocarbures et la côte Est de la Méditerranée sert au transfert de ces sources vers les économies développées du monde. Autrement dit les systèmes économiques des Etats occidentaux dépendent de la stabilité de ces deux régions névralgiques sur la Planète."
La Maison Blanche a rempli cette région des armes de tout type et elle encourage en plus les éléments qui y crée la tension.
Les Etats-Unis déploient tous leurs efforts pour maintenir leur statut d’arbitre dans les relations critiques entre la Turquie et la Syrie, Israël et la Palestine, l’Arabie et le Yémen ainsi qu’à l’intérieur des pays comme l’Irak, la Syrie, la Turquie et même la Grèce.
Sans tenir en compte les intérêts de ses principaux alliés dans la région à savoir Israël et l’Arabie, qui sont même trahis, Washington essaie d’accéder à ses intérêts. Les relations amicales entre les Etats-Unis et la Turquie ont été fondées après la Seconde Guerre mondiale. Suite aux aides américaines à la Turquie, dans le cadre du plan « Marshal » en 1947 et après l’adhésion de la Turquie à l’Otan en 1952, Ankara s’est attribué la première place dans la politique extérieure des Etats-Unis qui dictent aux Turcs leurs orientations politiques.
En plus la Turquie a élargi ses relations bilatérales avec les Etats-Unis sur les plans politique, militaire et économique. Ankara a été un partenaire politique stratégique pour Washington dans les années de conflits avec l’Union soviétique. Les Américains ont bien saisi l’importance géopolitique de la Turquie qui peut jouer un rôle important dans la diplomatie moyen-orientale de la Maison Blanche. Via la Turquie, les Américains comptent renforcer leur influence en Méditerranée et mer Noire et donc maîtriser la Russie dans le Caucase et les Balkans.
Les Etats-Unis se servent actuellement de la Turquie pour réprimer les chiites en Irak, en Syrie, en Egypte et dans d’autres pays de la région. C’est la raison pour laquelle on peut prétendre que la coopération Washington/Ankara est un amalgame de militaire et de non militaire. Les deux pays ont une coopération militaire étroite. L’adhésion de la Turquie à l’Otan a permis aux Etats-Unis de se réserver une place considérable au sein des forces armées turques.
Conformément à la Constitution turque, les généraux de l’armée ont le droit d'intervenir sur la scène politique. Au fait, les Etats-Unis s’infiltrent dans l’ordre politique en Turquie, via les hauts gradés de l’armée de ce pays et concrétisent ainsi leurs objectifs.

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