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mardi, 21 juillet 2015 02:15

La défaite de Riyad, à Aden...

IRIB- Il n'y a aucun doute que la coalition saoudienne
a échoué, dans ce qu’elle appelle la libération de la ville d’Aden. La preuve , c'est qu' Abed Rabbo Mansour Hadi n'a pas effectué la prière de la fête d’Al-Fitr, à Aden, comme l'ont annoncé les médias pro-saoudiens, avant le déclenchement de la bataille.. Or, non seulement, ce dernier n’a pas pu se rendre, à Aden, mais, en plus,  les autorités yéménites ont confirmé, la semaine dernière, que la plupart des régions du Sud de la ville sont, encore, sous le contrôle de l'armée et des «comités populaires», alors que les combats se poursuivent, de plus bel, autour de l'aéroport,  divisé en deux sections entre les deux belligérants. Autrement dit,   les premiers jours de l’attaque contre Aden, parrainée par les Émirats arabes unis, ont suffi, pour montrer que toutes les allégations «de la libération d’ Aden» ne sont que des victoires fictives, à but médiatique..Mais encore.. Dans les récentes négociations, qui ont eu lieu, dans la  capitale omanaise, Mascate, les médiateurs de la coalition saoudienne ont demandé au mouvement Ansarallah d’annoncer «un retrait  médiatique» de la province méridionale d'Aden, juste pour sauver la face. Une demande, confirmée par des sources proches des négociations secrètes, trois mois après le début de l'agression. Certes, il ne s’agit pas de  la première concession saoudienne, car  Riyad  est conscient du bourbier, dans lequel il s’est embourbé. Ainsi, l’Arabie a, considérablement, réduit ses  exigences, ces derniers mois, à commencer par l'acceptation de la sortie de l'armée et des forces du mouvement d'Aden, plutôt que de se retirer de toutes les villes yéménites, en échange de l'arrêt de la campagne militaire. Mais, quand l'Arabie saoudite a constaté que toutes ses demandes étaient rejetées, elle a recouru à sa machine médiatique, afin de convaincre l’opinion publique arabe, qu’elle a remporté des victoires, sur le terrain, à Aden, allant jusqu’à annoncer le retour imminent du Président démissionnaire, Abd Rabbo Mansour Hadi, à Aden, pour effectuer la prière de l'Aïd al-Fitr, mais au lieu de cela, ce sont deux ministres, qui ont réussi à retourner  à Aden, et encore.. L'échec du plan émirati. Au milieu du mois dernier, les médias de la coalition saoudienne ont  annoncé la libération très proche d’Aden, faisant la propagande d'un plan de libération de la ville : une opération militaire, dirigée par une unité militaire d’élite émiratie, composée de 60 officiers. Cette force a fait du district d’Al-Bariqa, son QG, un district, contrôlé par  l'organisation «Al-Qaïda» et par les forces salafistes. De même, une unité spéciale saoudienne s’est installée tout prés du siège de l’E.A.U, chargée de la logistique et de l'intelligence. Dans un premier temps, les forces émiraties ont opéré, en  coordination avec les factions armées, assurant la distribution des armes et de l’argent. Dans le même temps, un millier de combattants yéménites, formés en Arabie saoudite,  ont été transportés à Aden. L’attaque contre la deuxième plus importante ville yéménite aurait dû commencer, il y a 20 jours,  sauf que  l’une des unités  de reconnaissance émiraties a été démasquée par l'armée yéménite, à Dar Saad, provoquant la mort de l'un des officiers émiratis. Les autorités émiraties ont prétendu que cet officier était  tombé sur la frontière yéméno-saoudienne. Cela dit, les Emiratis ont poursuivi leurs préparatifs, pour exécuter leur plan d’attaque, et ont  fait venir plus de renforts, pour, enfin, déterminer le jour J de leur opération, qui a été prévu, le même jour de la signature de l'accord nucléaire entre l'Iran et l'Occident. Ce jour-là, l'un des navires de guerre, amarré dans le port d’Al-Bariqa, a déchargé 150 véhicules militaires, sans compter 1.000 nouveaux combattants yéménites, formés en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Les factions armées pro-coalition étaient prêtes à la bataille, attendant le signal. Et donc, quelques jours avant le début de l’attaque, les Takfiristes d’Al-Qaïda ont pris d’assaut le siège du gouvernement d’ Aden, et ont égorgé 30 soldats de l'armée yéménite, traînant leurs corps, dans les rues d'Aden, puis, ils ont remis, l’après-midi, le siège gouvernemental aux groupes armés pro-Hadi. L'attaque a commencé, à l'aube, mardi dernier, les groupes armés se sont rués contre les positions de l’armée yéménite, soutenus par les chasseurs saoudiens, qui ont effectué plus de 200 raids,  sans compter les navires de guerre, en mer, qui ont visé les positions de l'armée et celles des «comités populaires». Au début, l’attaque a réussi à réaliser des percées, à  l'aéroport international d'Aden, et dans la zone de Khor Maksar et Al-Arish, où les militants ont pris le contrôle de certains quartiers, sans, pour autant, parvenir à s’installer. L’étape des choix stratégiques du mouvement Ansarallah. Le même après-midi, l'armée a réussi à absorber ce qu’on appelle, dans le jargon militaire, "le choc". Et donc, elle a contre-attaqué, d’abord, en paralysant la progression des groupes armés, au point de les forçer à se retirer de certains points stratégiques, et, ensuite, en les empêchant d’installer des bases ou de garder les positions qu’ils ont gagnées. Le deuxième jour, l'armée et  les comités populaires  ont effectué diverses attaques rapides contre les lieux de regroupements des groupes armés, et les ont  expulsé de tous les points vitaux qu'ils avaient réussi à s’emparer, via leurs percées.. y compris l'aéroport. A noter, que la participation des forces émiraties, dans cette attaque,  ne faisait plus aucun doute, tout simplement parce que  l'armée et les «comités populaires» ont révélé l'arrestation d'un certain nombre d'entre eux. L'agence d’information émiratie avait,  par ailleurs, confirmé, jeudi dernier, la mort d’un soldat des E.A.U, dans la bataille d’Aden : une reconnaissance officielle de la participation des troupes étrangères, dans la guerre. Depuis le déclenchement de la bataille d’Aden, les médias saoudiens ont déclaré que Hadi et son gouvernement «vont effectuer la prière de l'Aïd, à Aden». Voire, le  chef du gouvernement sortant yéménite, Khaled Bahah, a affirmé , dans la journée d'avant-hier, «la libération d’Aden», alors que, seulement, deux ministres du gouvernement sortant se sont rendus  à la ville, le ministre de l'Intérieur et celui du le Transport, accompagnés de responsables de la sécurité. Ils ont quitté Riyad, pour l'Érythrée, d’où ils se sont rendus, à Aden, en empruntant la voie maritime. De leurs côtés, les médias pro- saoudiens ont prétendu qu’«Aden était sécurisée, après sa libération, et qu’elle entamait, maintenant, le processus de reconstruction», ajoutant que "les batailles de Libération se déroulaient, uniquement, dans les gouvernorats de Taïz, Lahij, Shabwa et d'Abyan". Parallèlement,  l'agence yéménite d’informations Sabaa, a affirmé qu’ hier après-midi, l'armée et les «Comités populaires» ont repris le  contrôle de l'aéroport international d'Aden, et ce, aprés avoir vaincu les milices d’Al-Qaïda et celles de  Hadi, soulignant que ces dernières étaient encerclées, dans l’une des  portes d’entrée de l'aéroport ... A vrai dire, les affrontements se poursuivent, à Khor Maksar, et dans certains quartiers  de Criter et d’ El Arish, voire, selon le quotidien libanais, "Al-Akhbar",  l'aéroport est divisé entre les deux parties, qui s’affrontent, sachant que l'armée et les comités travaillent, pour reprendre la partie de l’aéroport, qui est  sous le contrôle des terroristes. La récente attaque contre  Aden  n’était pas une surprise. Un colonel de l'armée yéménite, sous couvert d'anonymat, a déclaré, dans une interview à "Al-Akhbar", que la ville d'Al-Tawahi est, encore, dans les mains de l'armée et des comités, et que les forces pro-Hadi n’ont pas réussi à s’ y infiltrer, comme l’ont prétendu certains médias. Dans le même ordre d’idées, le responsable de la couverture médiatique de la guerre, Salah al-Izzi, a déclaré à "Al-Akhbar" que les groupes armés et les milices pro-Hadi n’ont réussi à pénétrer que dans deux zones : Raas-Omran et  l'aéroport, et ce, grâce  au bombardement intense, de la part de la coalition, par air et mer.. Izzi a souligné que «la majorité des zones, à Aden, est  soumise au contrôle de l'armée et des comités, voire, ils ont progressé, à Mansoura, et ont pu repousser les attaques contre Al-Tawahi et Khor-Mkassar. Il a précisé qu'un certain nombre de véhicules militaires, qui ont été déchargés par un navire de guerre émirati, ont  brûlé, en plus de la mort d’officiers émiratis et de plus de deux cents takfiristes d’ Al-Qaïda. En outre, des sources ont confirmé que l'armée et les comités contrôlent, toujours,  le palais présidentiel et le commandement militaire de la région. Dans ce contexte, le porte-parole des Ansarallah, Mohamed Abdel Salam, a indiqué que «la récente attaque contre Aden  n’était pas une surprise», ajoutant que «les comités et l'armée ont rempli leur mission de devoir légitime, moral et culturel, dans leur affrontement contre  les forces ennemies». Abdul Salam a déclaré, dans un communiqué, que «les développements, à Aden, ont montré que les mercenaires  de la coalition et les miliciens  d'Al-Qaïda ne sont pas  acceptés, dans la ville d’ Aden, ni ailleurs»  soulignant que «leur attaque est limitée et vulnérable, et, certes, ne vaut pas tout ce qui a été dépensé et préparé et médiatisé, pour lui donner de l’importance».. Abdul Salam a conclu, en accusant les Nations Unies d’être impliquée, dans  l'agression, notamment, en entraînant le  Yémen, dans le piège de la trêve, alors  que la bataille d’Aden «a été déclenchée, au moment où la trêve humanitaire, annoncée par l’ONU, était, toujours, en vigueur».

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