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samedi, 13 septembre 2014 08:32

Vers la perenisation de l’hégémonie Us au Moyen-Orient, par Abdel Bari Atwan

IRIB- D’après le célèbre analyste arabe, Abdol Bari Atwan,

le but à long terme de la coalition internationale contre les terroristes de Daesh est de rétablir l’hégémonie des Etats-Unis au Moyen-Orient. 

Le célèbre éditorialiste du quotidien Raï al-Youm, Abdel Bari Atwan, a écrit un article intitulé « le triangle Syrie-Iran-Russie mènera à l’échec la coalition international des Américaine contre Daesh ». Dans cet article, l’auteur a rappelé que les six pays arabes du Conseil de coopération du golfe Persique, la Jordanie, l’Egypte, l’Irak, le Liban et la Turquie se sont réunis autour des Etats-Unis qui préparent une nouvelle guerre au Moyen-Orient sous prétexte de se battre contre les terroristes de l’Etat islamique (Daesh). Atwan estime que cette guerre aurait probablement deux phases principales : dans la première phase, les Etats-Unis se serviront de leurs avions et de leurs drones pour attaquer les positions des terroristes de Daesh sur le sol syrien. Certaines sources disent que cette phase pourrait durer plusieurs mois, tandis qu’il y a des analystes qui estiment que cette phase de bombardement pourrait durer jusqu’à trois ans. Dans la deuxième phase, les Etats-Unis offriront des formations militaires spéciales aux soldats de l’armée irakienne et aux forces des Peshmergas du Kurdistan irakien. Un millier de conseillers militaires américains pourraient se charger de cette mission qui comprendrait également le soutien militaires et la livraison d’armements aux Irakiens.

Abdel Bari Atwan croit qu’en Syrie, les opposants armés de l’Armée syrienne libre (ASL) profiteront du soutien militaire, politique et financier des Etats-Unis et des pays comme la Jordanie et l’Arabie saoudite. L’auteur estime que les Etats-Unis préfèrent confier la tache principale de la lutte contre les terroristes de Daesh aux opposants syriens qu’ils considèrent comme « modérés ». C’est la reprise d’un modèle déjà utilisé en Irak à l’époque où l’armée américaine avait confié la guerre contre les extrémistes aux Conseil de réveil formés par les Irakiens eux-mêmes.

Abdel Bari Atwan a écrit que les pays arabes du Conseil de coopération du golfe Persique auront un rôle clé à jouer dans la coalition internationale formée par les Etats-Unis : Washington voudrait les charger de deux missions importantes, c’est-à-dire le financement des opérations de la coalition internationale et la remise de leurs bases militaires aux forces de la coalition. Selon l’éditorialiste de Raï al-Youm, la guerre contre les terroristes de Daesh pourrait durer près de trois ans, et elle imposerait une facture de plusieurs milliards de dollars à la coalition. Dans ce cas, Washington doit convaincre les pays arabes du sud du golfe Persique à se charger de payer l’essentiel de ces coûts militaires, tout en remettant leurs bases militaires aux forces américaines et aux autres militaires de la coalition internationale.

Atwan croit que l’Arabie saoudite et ses partenaires au sein du Conseil de coopération du golfe Persique ont accepté la demande de Washington à condition que les Etats-Unis prennent ses distances par rapport à la République islamique d’Iran. Ils ont également demandé à la Maison Blanche de ne pas coopérer avec le gouvernement du président Bachar al-Assad pour combattre les terroristes de Daesh. Atwan a ajouté que la formation de la coalition met la Turquie dans une situation difficile. La Turquie est membre de l’Otan et devra coopérer naturellement avec la coalition formée par les Etats-Unis. En outre, l’Otan a annoncé qu’elle livrera des armes et des équipements militaires modernes aux forces du Kurdistan irakien. Les autorités kurdes craignent que ces armes et équipements ne tombent tôt ou tard dans les mains des hommes du PKK, ce qui pourrait devenir un défi important pour le gouvernement d’Ankara en matière de la sécurité.

Abdel Bari Atwan estime que la Turquie n’adhérera pas à la coalition internationale formée par les Etats-Unis, afin de ne pas mettre en danger la vie de ses diplomates enlevés à Mossoul par les terroristes de Daesh. En outre, la Turquie dépend des revenus de son industrie du tourisme qui rapporte chaque année près de 35 milliards de dollars. Or, la participation à la guerre contre Daesh pourrait mettre sérieusement en péril le tourisme en Turquie. Atwan a ajouté que le porte-parole du gouvernement turc a annoncé officiellement que la Turquie n’adhérera pas à la coalition internationale et ne permettrait pas non plus aux forces de la coalition de se servir de sa base aérienne à Incirlik.

En outre, la Grande-Bretagne et l’Allemagne qui s’approchent de la position de la Turquie, ont annoncé qu’elles ne prendront pas aux raids aériens contre les positions des terroristes de Daesh. La France a annoncé pour sa part que sa participation à la coalition internationale ne sera pas volontaire et que paris y prendra pas si ses alliés le lui demande officiellement. Cela montre, d’après Abdel Bari Atwan, que même les alliés occidentaux des Etats-Unis se méfient de la réussite de la coalition que les Etats-Unis veulent former pour combattre Daesh.

D’après l’auteur, il y a un autre facteur qui réduit la chance de réussite de cette coalition : l’absence de la coopération entre la coalition internationale d’une part, et de l’autre l’Iran et la Syrie. D’après le célèbre analyste arabe, Abdol Bari Atwan, le but à long terme de la coalition internationale contre les terroristes de Daesh est de rétablir l’hégémonie des Etats-Unis au Moyen-Orient. Selon lui, le but à court terme des Etats-Unis est de se battre contre le terrorisme en Irak et au Yémen, mais le but à long terme de la Maison Blanche est de rétablir son hégémonie régionale, dominer les richesses pétrolières de la région et réaliser les objectifs qui lui ont échappé depuis la guerre d’Afghanistan en 2001.

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